La chaleur revient, et avec elle, la pression sur le réseau électrique. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) appelle, mardi 25 août 2026, les Tunisiens à réduire leur consommation et annonce des délestages à partir du mercredi 26 août, lors des heures de pointe.
Dans un communiqué publié à la veille de cette nouvelle vague de chaleur, la Steg prévient que des perturbations et des coupures d’électricité sont à prévoir à partir de mercredi, en raison de la hausse attendue de la demande.
Une annonce particulièrement notable après un été déjà marqué par les fortes chaleurs, les pics de consommation et les tensions sur le réseau. La Steg prévient cette fois à l’avance de la possibilité de délestages, alors que les épisodes précédents avaient souvent laissé les usagers découvrir les coupures au dernier moment.
Deux créneaux sous haute tension
La Steg identifie deux périodes durant lesquelles le réseau sera particulièrement sollicité : de 13h à 17h, puis de 22h à 1h du matin.
C’est durant ces heures de pointe que des délestages pourront intervenir afin de soulager le réseau et de faire face à l’envolée de la consommation provoquée notamment par l’utilisation massive des climatiseurs.
Mais le communiqué laisse encore une inconnue de taille. La Steg ne précise pas les régions ou les zones qui pourraient être concernées par ces coupures.
Les abonnés savent donc désormais quand le réseau sera le plus sous pression, mais pas encore où les délestages seront appliqués.
La climatisation au cœur de la crise
Face à cette situation, la Steg appelle ses clients à réduire autant que possible l’utilisation des climatiseurs durant les deux créneaux critiques.
Elle recommande également de reporter certains usages électriques lorsque cela est possible et, plus largement, de rationaliser la consommation afin de réduire la pression sur le réseau.
L’enjeu est d’autant plus important que la Tunisie s’apprête à connaître une nouvelle vague de chaleur à partir de mercredi, avec un risque mécanique de hausse de la demande électrique.
Après un été déjà éprouvant, la chaleur remet donc les capacités de production et d’approvisionnement sous tension.
À partir de mercredi, les délestages sont annoncés. Reste désormais à savoir quelles zones seront concernées et dans quelle mesure la Steg devra recourir à ces coupures pour passer le cap des heures de pointe, ravivant les inquiétudes autour de la capacité de la Tunisie à absorber les pics de demande.
S.H











3 commentaires
Benhassine
Quand la question est de racketter et spolier l’argent du peuple on est capable la solution est prête augmenter une transaction,augmenter un droit a consommation,timbre de voyage, un service quiquenque…pour sa on est des génie et leurs crânes tournent plein régime mais quand il est question d’alléger la souffrance du peuple le moteur cale
Benhassine
Je me demande y a t il pas une solution d’urgence,
Exmpl en cas d’épidémie des hôpitaux de terain….
Peut on commander d’urgence des transfos d’urgence, navire station électrique je ne sais pas moi pour palier a cette urgence
Pourquoi laisser les gens suphoquer des vieux,malades bébés…. outres les dégâts collatéraux dû au delestages
Mais qu’ont t ils dans le crânes des responsables qu’ils partent s’ils n’ont rien a donner
HatemC
Je ne supporterai jamais vivre dans un pays pareil …
La question de savoir si prévenir la population d’une mauvaise nouvelle (comme des délestages électriques) constitue un soulagement ou une forme de « cruauté » touche au cœur de la communication de crise. Prévenir n’enlève pas la pénibilité de la coupure — surtout en période de fortes chaleurs — Prévenir les usagers atténue les souffrances matérielles et logistiques, mais n’atténue pas le ras-le-bol ni l’inconfort.
Sans une réforme en profondeur du financement de l’énergie et une accélération massive des projets renouvelables, la gestion par délestage reste le seul moyen mécanique d’éviter un blackout total du pays.
Et a ce président, pas la peine de trouver des boucs émissaires fantomes, c’est l’infrastructure vétuste la cause
Quand les câbles, les transformateurs et les centrales vieillissent sans renouvellement à la hauteur, le système ne supporte tout simplement plus les pics de charge, surtout en plein été.
Une infrastructure vétuste crée un cercle vicieux très concret…le délestage devient la seule manœuvre d’urgence pour éviter que les équipements existants ne brûlent complètement. Tant que le matériel sur le terrain n’est pas remplacé ou modernisé en profondeur, le problème se posera à chaque coup de chaud.