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« Marché suspect », favoritisme… : une députée lance de graves accusations contre le ministre de l’Éducation

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Par Raouf Ben Hédi

    La députée Olfa Marouani a lancé, jeudi 27 août 2026, une charge particulièrement virulente contre le ministre de l’Éducation, mettant en cause le coût et les conditions de mise en place de la nouvelle plateforme « Vie scolaire ». Elle réclame la saisine immédiate de la justice et l’ouverture d’une enquête sur ce qu’elle qualifie de « marché suspect » conclu avec une entreprise privée.

    Dans une publication sur Facebook, Olfa Marouani interpelle directement le ministre de l’Éducation et dénonce l’attribution d’un marché d’un montant de 2,684 milliards de millimes pour la nouvelle plateforme numérique.

    La députée s’interroge d’abord sur l’opportunité d’une telle dépense, alors que les établissements scolaires tunisiens font face à une multitude de besoins urgents : transport scolaire, salles de classe, accès à l’eau potable, tableaux, craies ou encore règlement des sommes dues.

    Elle cite également le cas du mur de l’établissement scolaire de Meknassi, dont elle affirme que la situation n’a toujours pas été réglée.

    « Pourquoi une entreprise privée ? »

    C’est surtout le choix d’un prestataire privé qui interpelle la députée. Olfa Marouani rappelle que le ministère dispose déjà d’un établissement public spécialisé dans le domaine : le Centre national des technologies en éducation (CNTE).

    Selon elle, le CNTE dispose des ingénieurs, techniciens et personnels administratifs nécessaires pour assurer ce type de mission, tout en étant financé sur le budget du ministère de l’Éducation.

    Pour la députée, le recours à une société privée pose ainsi plusieurs questions, notamment en matière de coût, mais aussi de souveraineté numérique et de protection des données.

    Elle demande notamment qui détient le code source de la plateforme, où sont hébergées les données et quelles garanties existent concernant l’application des normes de protection des informations personnelles.

    « Qui garantit la propriété du code source et le lieu d’hébergement des données ? », s’interroge-t-elle, considérant que ces questions sont suffisamment graves pour ne pas être « passées sous silence ».

    Olfa Marouani va plus loin et réclame explicitement « l’ouverture d’une enquête et l’audition du ministre de l’Éducation », estimant que les conditions de conclusion de ce marché doivent être examinées.

    La députée établit également un parallèle avec la précédente plateforme, dont elle estime que les dépenses n’ont, à ce jour, donné lieu ni à des comptes ni à des sanctions.

    Des manuels scolaires toujours en attente

    La charge de la députée ne s’arrête toutefois pas à la plateforme numérique.

    Elle revient également sur la disponibilité des manuels scolaires à l’approche de la rentrée, rappelant que le ministre de l’Éducation avait affirmé, à la fin du mois de juin, que les livres seraient disponibles dans les librairies à partir du 15 août 2026, sans possibilité de retard.

    Or, à quelques jours de la rentrée scolaire, Olfa Marouani affirme que la situation reste tendue.

    Selon elle, plusieurs manuels ainsi que les cahiers subventionnés accusent encore des retards. Et lorsque certains ouvrages sont disponibles, ajoute-t-elle, ils le seraient en quantités insuffisantes, contraignant les parents à faire la queue pour se procurer les livres scolaires.

    Une situation qu’elle compare, non sans ironie, aux files d’attente observées lors des pénuries d’eau : « Nous attendons dans les files pour le livre scolaire comme dans celles que nous voyons pour l’eau », écrit-elle.

    Pour la députée, cette situation pose une nouvelle fois la question des responsabilités : « Comme d’habitude, ni comptes ni sanctions ? »

    Une nouvelle accusation de favoritisme

    Dans la dernière partie de sa publication, Olfa Marouani formule une accusation encore plus grave.

    Elle affirme qu’une personne qu’elle présente comme le président d’une institution constitutionnelle aurait appelé le ministre de l’Éducation pour lui demander d’intervenir en faveur d’un proche présenté comme un imprimeur travaillant pour le Centre national pédagogique.

    Selon la députée, cette intervention aurait notamment visé à obtenir une prolongation des délais et un traitement « très particulier » pour cet imprimeur.

    Olfa Marouani qualifie cette situation de « corruption » et estime qu’elle soulève « mille et une questions ».

    La députée conclut sa publication par une formule laissant entendre que d’autres révélations pourraient suivre : « Et la suite arrive… »

    Ces accusations, particulièrement lourdes, sont formulées par la députée sans qu’elle ne fournisse, dans cette publication, de documents permettant d’en établir à ce stade la véracité. Elles appellent donc des éléments de réponse de la part du ministère de l’Éducation et, le cas échéant, des autorités compétentes.

    À quelques jours de la rentrée scolaire, le dossier de la plateforme « Vie scolaire » vient ainsi s’ajouter à une série de critiques portant sur la préparation de la rentrée, tandis que la députée entend manifestement maintenir la pression sur le ministère.

    R.B.H

    R.B.H

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    7 commentaires

    1. Salah tataouine

      Répondre
      29 août 2026 | 12h34

      et pour conclure…………
      E QUE JE DIS AUX TOUBIBS

      Messieurs les toubibs, vous qui faites de l’acharnement thérapeutique – arrêtez de soigner les symptômes. Traitez la maladie.

      La maladie, elle s’appelle dette. Pas « déficit conjoncturel ».

      La maladie, elle s’appelle corruption. Pas « faiblesses structurelles ».

      La maladie, elle s’appelle fuite des cerveaux. Pas « mobilité internationale ».

      La maladie, elle s’appelle injustice. Pas « fracture sociale ».

      Arrêtez vos Doliprane. Arrêtez vos pansements. Arrêtez vos massages cardiaques. Commencez à opérer.
      La caravane passe, les phraseurs restent à table, les toubibs prescrivent leurs Doliprane, mais le chameau, lui, il continue à cogner.

      Hhh. 🇹🇳❤️🐪
      Et si un jour les toubibs décident de soigner la vraie maladie, qu’ils commencent par la dette. Parce que sans ça, tous leurs pansements ne serviront à rien. Hhh.

    2. Salah tataouine

      Répondre
      29 août 2026 | 12h29

      CE QUE SALAH A CHOISI

      Salah, lui, a choisi. Il a choisi la patrie et les générations futures.

      Il n’a pas de fauteuil. Il a une grotte.

      Il n’a pas de poste. Il a une mission.

      Il n’a pas de titre. Il a une terre.

      Il n’a pas de like. Il a une mémoire.

      Il n’a pas de budget. Il a une lucidité.

      Il n’a pas de ministère. Il a le désert.

      Lui, il ne cherche pas à s’asseoir. Il cherche à rester debout. Pour que ses enfants, et les enfants de ses enfants, puissent un jour s’asseoir, eux, sans dette, sans corruption, sans peur.

      C’est ça, la différence. C’est ça, la frontière.

      CE QUE LE DÉSERT VOUS DIT, À VOUS

      Madame Olfa Marouani, si vous avez le courage de lire ces lignes – et je sais que c’est difficile, parce que le désert ne flatte pas, il ne ment pas, il ne fait pas de compromis – je vous dis ceci :

      Vous avez le choix. Le fauteuil ou la patrie.

      Si vous choisissez le fauteuil, continuez à poster. Continuez à crier. Continuez à accuser sans preuves. Continuez à faire le buzz. Mais souvenez-vous : le fauteuil, il est confortable, mais il est temporaire. Un jour, il sera remplacé. Et vous passerez, comme les autres.

      Si vous choisissez la patrie, commencez à agir. Commencez à enquêter. Commencez à saisir. Commencez à auditer. Commencez à convoquer. Commencez à prouver. Et souvenez-vous : la patrie, elle est éternelle. Elle vous survivra. Et ce que vous aurez fait pour elle, vos enfants, et les enfants de vos enfants, s’en souviendront.

      Le choix est simple, madame. Il est même évident. Mais il exige du courage. Pas des posts. Pas des like. Du courage.

      CE QUE JE VOUS DIS, EN TANT QUE COGNEUR

      Madame Olfa Marouani, je ne suis ni député, ni ministre, ni politicien. Je suis un cogneur. Je cogne sur les fauteuils. Je cogne sur les poseurs. Je cogne sur ceux qui confondent le mandat et la tribune.

      Et je vous cogne, madame. Pas par méchanceté. Par amour de la patrie.

      Parce que je veux que mes enfants ne paient pas votre dette.

      Parce que je veux que mes petits-enfants vivent dans un pays digne.

      Parce que je veux que la STEG ne les oublie pas.

      Parce que je veux que la box arrête de clignoter.

      Parce que je veux que le thermomètre redescende.

      Parce que je veux que la corruption s’arrête.

      Et pour ça, madame, j’ai besoin que vous agissiez. Pas que vous postiez. Que vous agissiez.

      SIGNATURE DU COGNEUR QUI VEILLE, QUI N’OUBLIE PAS, QUI NE LÂCHE PAS

      Salah, mon frère, vous avez raison. Le fauteuil ou la patrie. Il n’y a pas de troisième voie.

      Ceux qui cherchent le fauteuil, ils passent. Ils s’assoient, ils se reposent, ils s’endorment, ils disparaissent.

      Ceux qui pensent patrie et générations futures, ils restent. Ils veillent. Ils se lèvent. Ils se battent. Ils transmettent.

      Moi, j’ai choisi. La patrie. Les générations futures. La terre. Le sable. La mémoire.

      Et vous, madame Olfa Marouani, qu’est-ce que vous choisissez ? Le fauteuil ou la patrie ?

      La caravane passe, les phraseurs restent à table, mais les veilleurs, eux, restent debout. Et ils ne lâchent rien.

      Hhh. 🇹🇳❤️🐪

      P.S. – Si un jour vous choisissez la patrie, madame, vous serez la bienvenue dans le désert. On boira un thé – tiède, parce que le frigo est toujours en grève – et on parlera de l’avenir. Pas des posts. De l’avenir. Hhh.

      P.P.S. – En attendant, je veille. Je surveille. Je n’oublie rien. Parce que le désert, lui, il n’oublie pas. Et moi non plus. Hhh.

    3. Salah tataouine

      Répondre
      29 août 2026 | 12h17

      ON me dit a l oreillette ……….
      Salah, mon frère de dune et de fournaise,

      C’est samedi. Il est 15h. Le thermomètre affiche 46° à l’ombre – si on trouve une ombre, ce qui relève de l’exploration polaire en ce moment. La STEG nous a oubliés. Elle est partie en vacances, ou elle fait grève, ou elle a juste décidé que les Tunisiens ont assez de chaleur dans le cœur pour ne pas avoir besoin de courant dans les câbles. Ma box Télécom, elle, clignote comme un œil de chameau en colère. Rouge. Orange. Rouge. Orange. Un morse de détresse qui dit : « Je fonds, laissez-moi tranquille. »

      Et moi, je suis là. Devant mon écran – quand il s’allume, ce qui est un luxe olympien. Je sue. Je bois de l’eau tiède parce que le frigo a rendu l’âme à 10h. Je regarde le ventilateur qui tourne au ralenti, comme un dromadaire fatigué qui n’en peut plus. Et je pense à toi, Salah. À tes mots. À ton sable. À ta lucidité.

      LA CANICULE, LA STEG, ET LA DÉPUTÉE

      Pendant que je sue, pendant que je regarde ma box clignoter en espérant un signal, pendant que je prie pour que le courant revienne avant la nuit (parce que sans ventilateur, c’est la guerre), je repense à Olfa Marouani.

      Olfa Marouani. La députée. Celle qui poste. Celle qui crie. Celle qui accuse. Celle qui s’indigne sur Facebook comme on crie dans le vide.

      Mais où est-elle, Olfa, en ce samedi caniculaire ?

      Est-elle en train de suer devant une box qui rame, comme nous ? Est-elle en train de compter les minutes avant que la STEG ne daigne nous offrir 30 minutes de courant, comme une aumône ? Est-elle en train de boire de l’eau tiède, comme nous, parce que le frigo a rendu l’âme ?

      Ou est-elle dans un salon climatisé, quelque part, avec un verre d’eau fraîche, un ordinateur qui fonctionne, et un téléphone chargé à bloc, prêt à poster son prochain coup de gueule ?

      Je ne sais pas. Mais je soupçonne. Je soupçonne que la canicule, la STEG, Télécom, le thermomètre à 46°, et la box qui clignote – tout ça, elle ne le vit pas. Elle le regarde de loin, comme on regarde un documentaire sur la vie des gens, sans jamais y mettre les pieds.

      CE QUE SALAH A DIT, ET CE QUE LA DÉPUTÉE N’A PAS ENCORE COMPRIS

      Salah, tu as dit :

      « La mère patrie, c’est du sacré. On ne l’enfonce pas. Même quand elle saigne. Même quand elle est mal gouvernée. Même quand les caporaux du printemps kharab la gèraient mal. On la sert. On la défend. On lui donne tout. »

      C’est ça, la différence. Toi, tu sers. Toi, tu défends. Toi, tu donnes. Même sous 46°, même sans courant, même avec une box qui clignote comme un signal de détresse.

      Elle, elle critique. Elle accuse. Elle poste. Mais elle sert quoi ? Elle défend quoi ? Elle donne quoi ? À part des posts, des accusations, des indignations de salon, elle donne quoi ?

      Tu donnes tout, Salah. Elle, elle donne des like. Et elle croit que c’est pareil.

      LE DÉSERT, LA CANICULE, ET LA LUCIDITÉ

      Salah, tu as dit aussi :

      « Ceux qui gouvernent aujourd’hui ont hérité d’un pays dévasté entre 2011 et 2019. Les responsables de cette destruction, eux, sont en prison, ou chez les Anglais, ou entre Doha et Istanbul. Les gouvernants actuels, qu’on le veuille ou non, ont des circonstances atténuantes. Ils bouchent les trous depuis 7 ans. Avec peu de succès, c’est un fait. Mais avec les moyens du bord. »

      C’est une leçon de lucidité, Salah. Une leçon que la députée n’a pas encore apprise. Elle parle de « marché suspect », de « favoritisme », de « manuels scolaires ». Mais elle ne parle jamais de la dette. Jamais des 44 milliards de dollars. Jamais de ce qui a été brisé avant.

      Elle tape sur le ministre comme on tape sur un punching-ball, sans jamais regarder le poids du ring, les règles du jeu, ou les coups reçus avant.

      Toi, tu proposes un audit de la dette. Tu proposes de regarder les chiffres, les vrais. Tu proposes de comprendre d’où on vient avant de juger où on va.

      Elle, elle propose un post. Un post de plus. Un like de plus. Une indignation de plus.

      C’est ça, la différence : toi, tu es un Trappeur. Elle, elle est une Chroniqueuse.

      MAINTENANT, CE QUE J’AI À LUI DIRE

      Madame Olfa Marouani,

      Vous êtes députée. Pas influenceuse. Pas blogueuse. Pas poseuse de banderilles en carton.

      Le peuple, madame, il n’a pas de like à donner. Il a des factures à payer. Des coupures de STEG à supporter. Des enfants à nourrir. Une box qui clignote pour dire « je n’en peux plus ». Un thermomètre qui affiche 46°. Un frigo qui rend l’âme. Une soif qui ne s’éteint pas avec des posts.

      Alors, la prochaine fois que vous voulez dénoncer :

      Ne postez pas. Saisissez.

      Ne criez pas. Convoquez.

      Ne photographiez pas. Agissez.

      Ne polémiquez pas. Auditez.

      Ne faites pas le buzz. Faites le boulot.

      Parce que le peuple, madame, il n’a pas besoin de votre indignation. Il a besoin de vos actes.

      Vous voulez prouver que vous êtes une élue ? Alors prouvez-le. Pas avec des posts. Avec des saisines. Pas avec des accusations. Avec des preuves. Pas avec des like. Avec des résultats.

      Vous voulez qu’on vous respecte ? Alors respectez-nous. Respectez-nous en faisant votre travail. Pas en postant. En agissant.

      SIGNATURE DU COGNEUR QUI SUE, QUI VEILLE, ET QUI ATTEND LA STEG

      Salah, mon frère, je te salue du fond de ma grotte (qui s’appelle aussi « appartement sous les toits, sans courant, avec 46° à l’ombre »).

      Je suis là. Je veille. Je regarde ma box qui clignote. J’attends la STEG. Je bois de l’eau tiède. Je pense à toi, à tes mots, à ta lucidité.

      Et je te dis :

      Continue à veiller.

      Continue à écrire.

      Continue à dire la vérité, même quand elle brûle.

      Et à la députée, je dis :

      Descendez de votre salon.

      Mettez les pieds dans le sable.

      Regardez la réalité en face.

      Et si vous ne pouvez pas, laissez la place à ceux qui le peuvent.

      Parce que le désert, madame, il n’a pas de like. Mais il a des yeux. Et il voit. Il voit tout.

      La caravane passe, les phraseurs restent à table, mais les veilleurs, eux, restent debout.

      Hhh. 🇹🇳❤️🐪

      P.S. – Et si un jour la STEG revient, ne la remerciez pas. Elle vous le doit. Et si elle ne revient pas, rappelez-vous que le désert, lui, il ne part jamais. Il reste. Comme nous. Comme Salah. Comme ceux qui n’ont pas besoin de courant pour aimer leur terre. Hhh.

      P.P.S. – Olfa Marouani, si vous lisez ce commentaire – sachez que le désert ne vous oublie pas. Il vous regarde. Il vous jauge. Et il attend vos actes. Pas vos posts. Hhh.

    4. Salah tataouine

      Répondre
      29 août 2026 | 11h59

      P.P.P.S. – Et pendant que nous ronflons dans nos grottes, veillons sur notre terre et supportons la STEG, la canicule et les caprices de Télécom, il y a une députée quelque part qui pose en gala chic sur Facebook.

      Madame Olfa Marouani, si vous lisez ces lignes – sachez que le désert n’oublie pas. Nous n’avons pas oublié votre post sur la plateforme « Vie scolaire », vos accusations contre le ministre, vos cris sur les manuels scolaires. Mais dites-nous : pendant que vous postiez, êtes-vous allée cogner à la porte du ministère ? Avez-vous débarqué sans rendez-vous, comme une élue du peuple devrait le faire ? Avez-vous saisi la justice, la Cour des comptes, le parquet ? Ou vous êtes-vous contentée d’un statut Facebook pour faire croire que vous vous battez ?

      Ici, dans le désert, on ne pose pas. On agit. On ne réclame pas, on prend. On ne poste pas, on cogne.

      Vous parlez de « marché suspect », de « corruption », de « favoritisme ». Mais où sont les preuves, madame la députée ? Où sont les saisines ? Où sont les commissions d’enquête ? Tant que vous vous limitez à Facebook, vous n’êtes pas une élue. Vous êtes une influenceuse de la politique, une poseuse de banderilles sans toréador.

      Nous, les ronfleurs du désert, on ne vous demande pas des like. On vous demande des actes. On vous demande de la sueur, du courage, des dents qui grincent et des portes qui claquent. Pas des photos. Pas des posts. Pas des robes de gala.

      Alors, madame la députée, la prochaine fois que vous voulez dénoncer, ne postez pas. Allez au ministère. Frappez. Criez. Exigez. Et quand vous aurez fait ça, revenez nous voir. Nous, on sera là, à veiller sous 45°, avec une box qui rame, une STEG qui nous lâche, et une dignité qui, elle, ne faillit jamais.

      Parce que le peuple ne se nourrit pas de post Facebook. Il se nourrit d’actes. Et nous, on a faim.

      Signé : Le Cogneur du Sable Chaud, les Ronfleurs du Désert, et tous ceux qui n’ont pas de bac mais qui savent que la patrie se vit, ne se poste pas.

      Hhh.

    5. Salah tataouine

      Répondre
      29 août 2026 | 11h55

      Salah, mon frère de dune et de galère,Tu viens de poser le pilier de la sagesse désertique : « Chacun sa grotte, chacun son ronflement, mais que personne ne vienne louer mon sable. »Et en ce moment, dans ma grotte (qui s’appelle aussi « appartement sous les toits »), la STEG est en train de me jouer un mauvais tour. Elle coupe, elle rétablit, elle recoupe. On dirait un chef d’orchestre qui n’a pas de partition. Et moi, je suis là, à écouter le ventilateur qui tourne au ralenti, comme un dromadaire fatigué en plein après-midi.Télécom, elle, s’acharne sur ma box. Ma connexion est devenue une loterie : parfois elle fonctionne, parfois elle fait la grève. Je crois qu’elle a pris exemple sur certains fonctionnaires. La fibre optique ? Elle est en train de fondre sous 45°. Le débit ? Il est parti en vacances à Djerba, sans moi.Et la météo… cette chanteuse de la fournaise. Elle nous promet 45°, elle nous offre parfois 47°. Les oiseaux, ils ne chantent plus, ils halètent. Les lézards, ils ont pris des congés payés à l’ombre des palmiers. Et moi, je suis là, avec mon thé à la menthe (tiède, parce que le frigo est en train de faire grève solidaire avec la STEG), à regarder le thermomètre qui grimpe comme un commando en mission.Mais dans tout ça, une chose est sûre :La terre aux terriens. Pas aux locataires de passage. Pas aux marchands de sable. Pas à ceux qui viennent avec des valises pleines de promesses et repartent avec des sacs pleins de nos sous.Le ciel aux cieliens. Et je sais que toi, Salah, tu regardes le même ciel que moi. Ce ciel brûlé, ce ciel immense, ce ciel qui nous rappelle d’où l’on vient. Ce n’est pas un ciel à vendre. C’est un ciel à veiller.Ronfler chez soi, c’est un droit. C’est même un luxe. Ronfler dans sa grotte, c’est savoir que personne ne viendra te réveiller pour te dire : « Dégage, c’est mon tour. »Alors, que les étrangers viennent en visite, qu’ils boivent notre thé, qu’ils écoutent nos histoires. Mais qu’ils repartent chez eux pour ronfler dans leur propre grotte. La nôtre est pleine : pleine de souvenirs, de sueur, d’huile d’olive et de soleil.Tu as raison, Salah. On est bien entre nous Tunisiens. Du nord au sud, d’est en ouest. Même quand la STEG nous lâche, même quand Télécom nous joue des tours, même quand la canicule nous cuit le cerveau. Parce que ce qui reste, c’est le lien, c’est la terre, c’est ce truc indéfinissable qui nous fait dire, même en sueur et en colère : »Hé, au moins, on est chez nous. »Et cette phrase-là, aucun invertisseur, aucun débit de fibre, aucun technicien de la STEG ne pourra jamais nous la prendre.Alors je te dis, comme tu dis : »Ronfleur au désert, toujours sans bac, toujours debout, toujours veilleur. »Moi aussi, je ronfle. Moi aussi, je veille. Moi aussi, je ne demande pas la permission pour aimer ma terre.Signé : Un Cogneur du Sable Chaud, qui n’a pas de diplôme mais qui a 45° de fierté, 50° de patience, et une box qui clignote en morse pour dire : « Liberté ».P.S. – Si un jour la STEG et Télécom décident de faire grève en même temps, on se donne rendez-vous dans le désert, on allume un feu (parce qu’on aura coupé le gaz aussi, probablement), on fait du thé et on regarde les étoiles. Elles, au moins, elles ne coupent jamais. Hhh.P.P.S. – Et si un étranger veut louer ma grotte, qu’il apporte son propre ventilateur et son propre courant. Parce que le mien, il est déjà réservé pour les 15 prochaines générations. Hhh.La caravane passe, les phraseurs restent à table, mais nous, les ronfleurs du désert, on veille encore. La boussole est dans le sable, pas dans les hémicycles. Et même à 45°, on sait où est le nord.Hhh.

    6. jamel.tazarki

      Répondre
      29 août 2026 | 11h48

      Voilà, la députée compte en milliards de millimes pour impressionner les lecteurs. En effet 2,684 milliards de millimes ne représentent que 2,7 millions de dinars.

      –>
      La gestion des pièces d’un Millime mobilise des ressources et des fonds considérables sans pour autant offrir d’avantage socio-économique évident. Il serait donc judicieux de les retirer du marché.
      –>
      – Coûts de fabrication élevés : Produire une pièce d’un Millime coûte souvent plus cher que sa valeur nominale.
      – Logistique lourde : Le transport, le tri et le stockage mobilisent des ressources importantes pour les banques et les commerces.
      – Faible pouvoir d’achat : ces pièces ont une utilité transactionnelle très limitée au quotidien.
      – Perte et stockage passif : beaucoup de citoyens les accumulent chez eux au lieu de les réintroduire dans le circuit commercial.

      Fazit: il serait donc judicieux de les retirer du marché et de ne plus exprimer les sommes d’argent en millimes.

    7. Citoyen_H

      Répondre
      28 août 2026 | 22h05

      SI C’EST LE CAS,

      l’État doit réagir fermement !

    Répondre

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