L’ancien bâtonnier et ex-président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), Chawki Tabib, a mis fin à sa grève de la faim ce vendredi 28 août 2026, a indiqué son comité de défense.
Détenu à la prison de Belli, Chawki Tabib avait entamé sa grève de la faim le 11 août dernier, selon son comité de défense. Son épouse avait annoncé publiquement le mouvement le 13 août, alors que la famille alertait depuis plusieurs semaines sur les difficultés rencontrées pour lui faire parvenir ses traitements médicaux.
Chawki Tabib souffre notamment de diabète et d’arthrose. Son état de santé avait suscité des inquiétudes croissantes ces derniers jours, le Conseil des anciens bâtonniers fait état d’une perte de poids rapide et de problèmes oculaires.
Une mobilisation autour de son état de santé
La situation de l’ancien bâtonnier avait également suscité des réactions au niveau international. Mardi 25 août, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Andrea Bolaños Vargas, avait fait part de sa « profonde préoccupation » concernant son état de santé.
Dans une publication sur X, la responsable onusienne avait appelé les autorités tunisiennes à lui garantir un accès immédiat aux soins, à respecter son droit à un procès équitable et à le libérer « immédiatement et sans condition ».
L’Ordre national des avocats de Tunisie avait, de son côté, exprimé sa préoccupation concernant sa situation médicale. Le Conseil des anciens bâtonniers, réuni jeudi 27 août à l’invitation du bâtonnier Boubaker Bethabet, avait appelé Chawki Tabib à mettre fin à sa grève de la faim, précisément en raison des conséquences constatées sur son état de santé.
Les anciens bâtonniers avaient également réclamé sa libération et la garantie des conditions d’un procès équitable. Ils avaient dénoncé des « restrictions » auxquelles Chawki Tabib serait soumis en détention et demandé la levée de celles-ci, ainsi que la garantie de son droit aux soins médicaux.
Condamné à dix ans de prison en mai
Chawki Tabib avait été transféré en juin à la prison de Belli. Il avait été condamné, le 21 mai 2026, à dix ans de prison par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis.
L’ancien président de l’Inlucc avait été reconnu coupable de falsification de documents, de détention et d’usage de faux ainsi que de destruction de pièces considérées comme falsifiées.
L’affaire porte sur des documents transmis en 2020 à l’Assemblée des représentants du peuple, à l’époque où Chawki Tabib présidait l’Inlucc, dans le cadre du dossier relatif aux soupçons de conflit d’intérêts visant l’ancien chef du gouvernement Elyes Fakhfakh.
R.B.H











Commentaire
Citoyen_H
SA GRÈVE DE LA FAIM ÉTAIT UN TEST
pour sous-peser son aura auprès des atlantistes, les semeurs de guerres et de désolations à travers la planète..
Et devinez un peu, qui, demanda sa libération inconditionnelle, auprès des autorités tunisiennes ?
L »ONU, l’organisation qui ferme les yeux sur le génocide palestinien et Libanais, par les criminels Pampers israéliens depuis trois ans sans relâche, avec la complicité de tout l’occident, à quelques exceptions près.
Elle est aussi aveugle sur l’attaque lâche des israéliens et des américains, contre l’Iran, un pays souverain et une civilisation millénaire, qui existait bien avant que les pingouins qui l’attaquèrent, n’étaient pas encore de ce monde !
Mais encore, ils n’ont absolument rien dit sur la détention illégale du président vénézuélien et de son épouse, par, une fois de plus, les hors la loi, américains.
Elle est vraiment très curieuse, cette Organisation des Nations Unies ??