Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

La lutteuse Chahd Jeljeli explique son départ : « Je n’avais pas le choix »

Article réservé aux abonnés

Par Sarra Hlaoui

    La lutteuse tunisienne Chahd Jeljeli, membre de l’équipe nationale de lutte féminine et septuple championne de Tunisie, a publié samedi 29 août 2026 un témoignage dans lequel elle revient sur sa décision de quitter la délégation tunisienne et explique les difficultés auxquelles elle affirme être confrontée en tant que sportive de haut niveau.

    Dans une publication sur sa page Facebook, la sportive a d’abord présenté ses excuses à sa famille, expliquant avoir pris la décision de partir sans leur accord ni même les en informer. Elle affirme toutefois qu’elle « n’avait pas le choix », au regard de sa situation.

    « Le salaire d’un athlète d’élite est de 250 dinars »

    Chahd Jeljeli dénonce notamment les conditions financières dans lesquelles elle affirme évoluer. Selon son témoignage, la rémunération d’un athlète tunisien de haut niveau s’élève actuellement à 250 dinars, une somme qu’elle dit percevoir tous les six mois, et encore de manière irrégulière.

    La lutteuse affirme également ne toujours pas avoir perçu les primes liées aux championnats d’Afrique de 2024 et 2026 et indique ne plus avoir reçu sa prime mensuelle depuis le mois de mai.

    Elle évoque aussi les difficultés liées à sa préparation physique, affirmant s’entraîner deux fois par jour sans bénéficier de compléments alimentaires, alors qu’elle doit, selon ses dires, perdre au moins neuf kilos à chaque compétition internationale ou à l’étranger.

    Des conditions de préparation qu’elle juge insuffisantes

    La sportive revient notamment sur un stage effectué au Kirghizistan avant les Jeux méditerranéens. Elle affirme avoir été amenée à s’entraîner avec des lutteuses des catégories jeunes, âgées de 14 et 15 ans, alors qu’elle devait participer à une compétition de haut niveau face à des championnes du monde.

    Elle estime ainsi que les attentes de résultats ne correspondent pas toujours aux moyens mis à la disposition des athlètes pour se préparer dans de bonnes conditions.

    « Le seul objectif du lutteur tunisien aujourd’hui est d’entendre : “ils ont versé les primes” », déplore-t-elle, regrettant que les sportifs soient ensuite exposés aux critiques lorsqu’ils n’obtiennent pas les résultats attendus.

    Un départ qui intervient après sa disparition à Tarente

    Le témoignage de Chahd Jeljeli intervient quelques jours après l’annonce de sa disparition de la délégation tunisienne lors des Jeux méditerranéens de Tarente, en Italie.

    La lutteuse avait été portée disparue alors qu’elle participait à la compétition. Son absence avait suscité de nombreuses réactions et interrogations, avant que plusieurs éléments concernant sa situation ne soient rapportés.

    Dans sa nouvelle publication, Chahd Jeljeli livre ainsi sa propre version des raisons qui l’ont poussée à quitter la délégation et à prendre une décision sans en informer préalablement sa famille.

    « Un jour, je lèverai le drapeau de mon pays »

    Malgré les difficultés qu’elle décrit, la lutteuse assure ne pas avoir renoncé à ses ambitions sportives.

    Elle affirme vouloir poursuivre son parcours et réaliser ses objectifs, tout en promettant qu’un jour elle lèvera à nouveau le drapeau tunisien.

    Chahd Jeljeli a également adressé des excuses à son entraîneur, Mohamed Ali Bouziane, tout en rejetant les propos qu’elle estime avoir été tenus injustement à son encontre.

    S.H

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    4 commentaires

    1. Citoyen_H

      Répondre
      30 août 2026 | 23h35

      PEU IMPORTE, L’ÉTAT DU PAYS !

      soit, on a la fibre patriotique, soit notre ADN est prédisposé à activer le gène de la traitrise, comme grand nombre d’opportunistes post-2011 !
      Gloire à notre NATION et à la décharge, les TRAITRES et les vendus
      Les rhass trouveront toujours quelque chose à redire pour justifier leurs actes ou leur position.

    2. HatemC

      Répondre
      30 août 2026 | 20h34

      Elle a raison, on a qu’une vie … sa vie est ailleurs que dans ce bled de miséreux

      • Nahor Guëttam

        Répondre
        1 septembre 2026 | 0h45

        Exacte, avis 100% partagé, cher lecteur et excellent observateur, sìHatem! Vous savez, cela me rappelle la contestation et la fuite des athlètes aux pires moments de l’histoire de l’URSS, comme aujourd’hui pour le cas de l’Iran khomeiniste, dont le soi-disant « sauveur présidentiel » se fait admirateur même !! Soyons humains, par l’amour des prophètes bénis! Quelle jeune promesse veut rester dans la Tunisie de Kais Saïed, où en pleine canicule estivale, on n’a plus droit à une douche la nuit, où on reste dans sa maison à l’imprévu au noir et sans télé pour une heure où deux sans ventilation, où on doit souffrir la soif pour une bouteille d’eau minérale, que parfois est refusée même à la terrasse: « désolé, madame monsieur nous en avons plus‼️ » Mais quelle honte de se montrer encore fier devant le M.A.E. allemand dans sa visite et demander une « réforme des relations » de « pair à pair » ⁉️ risible et tragique à la fois

    3. Tunisino

      Répondre
      30 août 2026 | 12h04

      Personne ne pleurera tous ceux qui fuient la Tunisie, la Tunisie continuera à exister avec ceux qui restent, et excellera dès que des patriotes la mettent sur les rails du progrès durable. Les tunisiens ne sont pas mauvais, ce sont leurs dirigeants qui sont mauvais. Ce qui dérange est que les traitres de l’après 2011 n’ont eu aucune stratégie pour sauver la Tunisie et la faire rayonner, il se comportent comme si la Tunisie est un pays prospère alors qu’une reconstruction est nécessaire. Pour eux, la politique est d’une seule aile, démocratique, alors que la politique est de deux ailes, démocratique (libertés) et technique (progrès). Pire, ceux qui font des sciences politiques sont des littéraires, faibles en mathématiques! Le problème était toujours le même depuis 1956, la Tunisie filtre les forts des faibles pour que les faibles tiennent le pouvoir, pour s’emmerder et emmerder les tunisiens simples et innocents.

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *