Par Amin Ben Khaled
Une identité que l’on croyait acquise
Il y a des évidences géographiques que l’histoire finit par démentir. La Tunisie, dit-on, est méditerranéenne : elle en a les ports, la lumière, les récits fondateurs, depuis Carthage jusqu’aux comptoirs qui, pendant des siècles, ont fait circuler marchandises, croyances et savoirs entre Tunis, Palerme, Marseille ou Alexandrie. Cette appartenance semblait aller de soi, inscrite dans le sable des plages autant que dans les manuels scolaires.
Mais une évidence géographique n’a jamais suffi à fonder une identité politique. Et c’est précisément là que le doute s’installe : la Tunisie continue-t-elle de penser la Méditerranée, ou n’en occupe-t-elle plus que les rivages, pendant que la mer elle-même change de sens sous ses yeux ?
Une mer qui rapproche les écrans et éloigne les corps
Le paradoxe mérite d’être posé avec précision. Jamais les deux rives n’ont été aussi proches dans l’ordre des représentations : les plateformes numériques diffusent, d’un bord à l’autre, les mêmes musiques, les mêmes séries, les mêmes images de villes que l’on visite désormais par écran interposé avant même d’y avoir mis les pieds. Et jamais, dans le même temps, la circulation réelle des personnes n’a été aussi entravée.
La frontière n’est plus seulement une ligne sur l’eau. Elle s’est déplacée dans les consulats, dans les algorithmes de traitement des demandes de visa, dans les dossiers de garanties financières exigés d’une jeunesse à qui l’on a par ailleurs vendu, sur les mêmes réseaux, l’image d’un monde sans distance. Cette dissociation entre la proximité imaginaire et l’éloignement administratif n’est pas un simple effet de la technique : elle est le produit d’un choix politique, celui d’une Europe qui a fait de la maîtrise des flux migratoires l’un des axes structurants de sa relation avec sa périphérie sud.
De la mer de passage à la mer de contrôle
Il faut ici resituer une inversion historique. La Méditerranée antique et médiévale n’ignorait ni la guerre ni la piraterie, mais elle demeurait, fondamentalement, un espace de mise en relation : les ports y étaient des lieux de mélange plus que des points de filtrage. La mer contemporaine a inversé cette fonction. Elle est devenue, au fil des dernières décennies, l’un des dispositifs migratoires les plus surveillés de la planète, quadrillé par les radars, les accords de réadmission et la sous-traitance du contrôle des frontières à des États tiers.
La Tunisie occupe, dans cette architecture, une position singulière et inconfortable : à la fois pays de départ pour une partie de sa jeunesse, pays de transit pour des migrations venues d’Afrique subsaharienne, et désormais partenaire sollicité – non sans tensions ni controverses – pour contenir ce que l’Union européenne nomme pudiquement les « flux irréguliers ». Ce rôle n’est pas anodin : il transforme un pays riverain en poste-frontière avancé d’un continent voisin, et il pèse directement sur la manière dont ce pays peut encore se penser comme partie prenante, et non comme simple filtre, de l’espace méditerranéen.
Quand l’horizon devient un obstacle
Cette transformation géopolitique a une traduction intime, presque existentielle. Pour des générations entières de Tunisiens, la mer fut un horizon : celui des échanges, des études à l’étranger, des allers-retours migratoires organisés, du travail saisonnier en Europe. Pour une partie de la jeunesse actuelle, elle est devenue autre chose – le lieu où se joue, dans le silence des traversées clandestines, une alternative brutale entre l’attente et le départ à tout prix.
Il y a là un renversement que la mythologie même du bassin méditerranéen permet de mesurer. Ulysse traversait la mer pour rentrer chez lui ; une partie de la jeunesse contemporaine la traverse pour fuir ce chez-elle. Ce déplacement de sens ne dit pas seulement quelque chose de la dangerosité des routes migratoires : il dit quelque chose du rapport que le pays lui-même entretient avec son propre avenir, et de la manière dont une jeunesse en vient à ne plus voir, dans son horizon national, de projet suffisamment mobilisateur pour la retenir.
Le silence méditerranéen du débat tunisien
On aurait tort, cependant, de faire porter à la seule Europe la responsabilité de cet effacement. Le débat public tunisien, lorsqu’il s’interroge sur l’identité du pays, mobilise volontiers l’arabité, l’appartenance au Maghreb, l’ancrage africain ou la référence islamique. La Méditerranée, elle, y apparaît rarement comme catégorie politique : elle survit dans les brochures touristiques, dans l’image de Sidi Bou Saïd ou de Djerba vendue aux visiteurs européens, mais beaucoup plus rarement comme grille de lecture pour penser les alliances régionales, les politiques universitaires, les stratégies économiques ou les relations de voisinage.
Cette absence a un coût. Elle prive le pays d’un registre qui, historiquement, a toujours permis de tenir ensemble des appartenances multiples sans les hiérarchiser : être à la fois arabe et méditerranéen, africain et méditerranéen, musulman et méditerranéen, sans que l’une de ces identités n’exige l’effacement des autres. Renoncer à ce registre, c’est laisser le mot « Méditerranée » aux seuls opérateurs touristiques et aux administrations chargées de la gestion des frontières – c’est-à-dire l’abandonner précisément aux logiques qui la vident de son sens le plus ancien.
Ni annexe de l’Europe, ni simple rivage du Sud
Il importe, à ce stade, d’écarter un malentendu. Revendiquer une identité méditerranéenne ne signifie en aucune façon aspirer à une forme d’assimilation à l’Europe, ni accepter la géographie hiérarchisée que suggère l’expression même de « rive sud ». La Méditerranée n’appartient pas plus à Marseille, Barcelone ou Naples qu’à Tunis, Alger ou Tanger. Elle fut, et demeure potentiellement, un espace dont la définition même excède toute appropriation univoque : à la fois européenne et africaine, arabe et latine, juive, chrétienne et musulmane, faite de circulations croisées bien avant que ne s’imposent les frontières nationales modernes.
C’est peut-être précisément ce qu’une Tunisie consciente de sa position pourrait apporter au débat méditerranéen contemporain : non pas la demande d’une inclusion dans un espace européen déjà institué, mais la proposition d’une conception de la Méditerranée comme espace de l’entre-deux, irréductible à toute annexion – ni prolongement du Maghreb, ni marche du monde arabe, ni antichambre de l’Europe, mais lieu où plusieurs appartenances peuvent coexister sans se dissoudre l’une dans l’autre.
Repenser la frontière plutôt que la supprimer
Reste la question la plus inconfortable, celle que le débat euro-méditerranéen préfère généralement esquiver : peut-on continuer à parler d’espace commun tout en organisant, par le droit, une asymétrie aussi profonde dans la liberté de circulation de ses habitants ? Une mer ne peut fonder une communauté de destin si les droits qui s’y exercent varient radicalement selon la rive de naissance.
Il ne s’agit pas ici de plaider pour la disparition des frontières – aucune région du monde n’a aboli les siennes – mais d’interroger la nature de celles qui séparent aujourd’hui les deux rives : sont-elles des instruments de régulation raisonnable, ou sont-elles devenues des murs invisibles, dressés entre des sociétés que l’histoire n’a jamais cessé de mettre en relation ? Tant que cette question restera sans réponse politique, le mot « Méditerranée » continuera de désigner, pour une partie de la jeunesse du Sud, moins un espace partagé qu’un privilège réservé.
Retrouver une mer à partager
La Tunisie n’a pas à choisir entre ses appartenances africaine, arabe, maghrébine et méditerranéenne : leur coexistence constitue précisément sa singularité, et c’est sans doute dans cette pluralité assumée que réside sa ressource la plus précieuse pour penser l’avenir. Mais une identité ne se maintient pas par la seule vertu de la cartographie. Elle exige d’être pensée, débattue, transmise, transformée en projet politique – faute de quoi elle se réduit à un décor.
Géographiquement, la Tunisie demeure, sans conteste, un pays méditerranéen. Politiquement et culturellement, la réponse est bien plus incertaine, tant la mer qui la borde s’est muée, sous l’effet conjugué des politiques migratoires européennes et d’un silence intérieur, en frontière, en zone de contrôle, parfois en tombeau. Retrouver la Méditerranée suppose alors de lui rendre sa fonction la plus ancienne, celle de mer de passage, contre les cartes postales, contre les murs administratifs, contre les naufrages.
La question, en définitive, n’est peut-être pas de savoir si la Tunisie est encore méditerranéenne. Elle est plus dérangeante : les deux rives ont-elles encore, ensemble, une Méditerranée à partager ?
BIO EXPRESS
Amin Ben Khaled – Avocat au barreau de Tunis
Cet article est une tribune, rédigée par un auteur extérieur au journal et dont le point de vue n’engage pas la rédaction.











11 commentaires
Vladimir Guez
Ce n’est pas sérieux. Vous pretendez qu’il existerait une identité méditerranéenne sans le démontrer. C’est une pure fiction, un désir pris pour une réalité.
La méditerranée n’a pas été un espace d’échanges fantasmé mais une frontière entre civilisations.
Tordre l’Histoire et la réalité pour se nourir de mensonges ne rend service a personne.
jamel.tazarki
A) Arthur Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation
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a1 Pour Arthur Schopenhauer, l’amour romantique et la sexualité ne sont que de gigantesques ruses orchestrées par ce qu’il nomme la Volonté (l’élan vital aveugle et irrationnel qui gouverne le monde) pour assurer la perpétuation de l’espèce au détriment du bonheur individuel.
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a2)Dans son œuvre majeure, Le Monde comme volonté et comme représentation (plus précisément dans le célèbre chapitre « Métaphysique de l’amour maternel » ou « Métaphysique de l’amour sexuel »), il développe une vision particulièrement cynique et lucide de ce mécanisme et parle ainsi de la la ruse de l’instinct ou encore des hormones: Schopenhauer explique que l’individu croit agir pour son propre plaisir et son bonheur personnel lorsqu’il tombe amoureux ou recherche un partenaire. En réalité, il est le jouet d’une illusion. La Volonté d’espèce masque son objectif (la reproduction) derrière l’illusion d’une volupté ou d’une fusion des âmes unique. –> Dès que le but de la nature est atteint (la conception), l’illusion se dissipe souvent, laissant place à la désillusion :
B) Schopenhauer est mort en 1860, bien avant la découverte des hormones (au début du XXe siècle) et de l’ADN. N’ayant pas accès à la biologie moderne, il a utilisé le concept philosophique de « Volonté » pour décrire cette force invisible qui nous dépasse. Si l’on fait le pont entre son œuvre et la science actuelle, on s’aperçoit qu’il décrivait précisément les mécanismes hormonaux :
– Le cocktail de la passion : Ce qu’il appelait « l’illusion » ou la « ruse » de la nature correspond au pic de dopamine, d’oxytocine et de phényléthylamine que le cerveau sécrète au début d’une relation. Ces hormones altèrent temporairement notre jugement et notre logique (le fameux « l’amour rend aveugle »), exactement comme le décrivait Schopenhauer.
– La redescente sur terre : Quand il explique que l’illusion se dissipe une fois le but atteint, la science moderne montre que ce flux hormonal de la passion s’estompe généralement après quelques années (souvent le temps nécessaire pour que l’enfant soit viable), laissant place à une réalité biochimique bien différente.
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Les hormones sont par contre indispensables à notre équilibre physique et biologique. Une dose de dopamine après une descente en pente forte (au-delà de 40 à 45 degrés) en ski de montagne est une véritable extase, avec une énorme libération de dopamine. C’est la joie de vivre!
C) Schopenhauer est mort en 1860, bien avant la découverte des moyens de contraception –> De nos jours, tomber amoureux, avoir autant que l’on peut / veut des surdoses de dopamine dans sa vie de couple et sans être pour autant victime de la ruse de la nature. Il y a un changement de paradigmes grâce au développement en science biologique. Le but de la contraception est de limiter le nombre d’enfants, pas d’y renoncer. C’est le sens même de l’histoire qui contredit Schopenhauer! L’histoire humaine choisit sa propre direction à travers les découvertes scientifiques, et elle devrait nous libérer de la ruse de la nature! J’ai récemment regardé un reportage sur YouTube dans un quartier pauvre d’Afrique centrale. Pourquoi les personnes pauvres ont-elles souvent plus de cinq ou six enfants ? La réponse qu’ils apportent dans le reportage est simple : ils ne peuvent pas échapper à la ruse de la nature et au pouvoir de leurs hormones sur leur comportement biologique et sexuel.
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Schopenhauer est un philosophe pour qui l’histoire n’a pas de sens linéaire (contrairement à Hegel) : elle est, pour lui, un éternel recommencement des mêmes souffrances sous des formes différentes. Ce qui est en contradiction avec le développement des sciences modernes.
D) l’enfant comme « assurance-vie » n’est n’est plus valable de nos jours. En effet, si l’on regarde la situation avec les critères économiques d’aujourd’hui, avoir 6 ou 7 enfants dans un quartier pauvre et touché par un chômage de masse n’est plus du tout un calcul rationnel d’assurance-vie, c’est au contraire une source d’appauvrissement immédiat.
E) Le Problème est évidement est l’accès réel à la contraception (Le nœud du problème) –> le but de la contraception est de limiter les naissances, non d’y renoncer. C’est tout à fait exact. Cependant, pour que la science libère l’être humain, encore faut-il qu’il y ait accès. Dans les zones très pauvres, le piège n’est pas tant hormonal que logistique et financier :
– Le coût : Les préservatifs, pilules ou implants ont un coût souvent prohibitif pour des populations vivant avec moins de deux dollars par jour.
– Les ruptures de stock : Les dispensaires locaux manquent cruellement de moyens et de régularité dans leurs approvisionnements.
– Le manque d’éducation sexuelle : L’accès à l’information sur le fonctionnement du corps et les méthodes de régulation des naissances y est souvent très faible.
jamel.tazarki
La suite de mon commentaire ci-dessus:
F) Voilà ce que disait M. Wadephul, le ministre allemand des Affaires étrangères, lors de sa récente visite en Tunisie : « Ce qui m’intéresse ici, c’est de savoir comment nous pouvons travailler ensemble pour assurer la stabilité au Sahel. […] Si les populations ne sont pas contraintes de fuir, elles ne fuiront pas. »
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f1) Vous voyez ce que je veux dire ? L’Europe voudrait limiter l’immigration clandestine, mais elle refuse de s’attaquer à l’origine du problème. En effet, la population africaine est passée de 100 millions en 1900 à plus d’un milliard en 2010. M. Wadephul n’a pas encore compris que le problème de l’émigration clandestine réside dans l’explosion démographique de l’Afrique, dont l’Europe est partiellement responsable. Je m’explique : l’Europe devrait transférer gratuitement aux pays africains les technologies de production de moyens de contraception afin de limiter la ruse de la nature ! Tout autre effort visant à limiter à long terme la migration clandestine de l’Afrique vers l’Europe risque d’échouer.
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f2) Un exemple historique : pourquoi les Grecs antiques se sont-ils dispersés le long des côtes de la Méditerranée ? Réponse : parce qu’il n’y avait pas assez de place chez eux ! . Les historiens utilisent précisément le terme grec de stenochoria (étymologiquement « l’étroitesse des terres » ou le manque de place) pour expliquer la grande vague de colonisation grecque autour de la Méditerranée entre le VIIIe et le VIe siècle av. J.-C.
Lorsque la population augmentait au-delà de ce que les terres arides de la Grèce pouvaient nourrir, une partie de la cité (souvent la jeunesse) n’avait d’autre choix que de prendre la mer pour fonder des comptoirs (à Marseille, en Sicile, en Cyrénaïque). L’histoire humaine montre que lorsque la densité de population dépasse la capacité de charge d’un territoire, la migration devient une soupape de sécurité biologique et sociale inévitable.
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f3) Sur le plan logique : C’est une manière directe de briser la « ruse de la nature » à la racine. Si les pays africains possèdent leurs propres usines, chaînes logistiques et infrastructures pour produire des implants, des pilules et des préservatifs à coût zéro pour leurs populations, le nœud logistique et financier s’effondre.
f4) L’émancipation face à la dépendance : Cela permettrait aux pays concernés de gérer leur transition démographique de manière souveraine, sans dépendre du bon vouloir des livraisons ou des subventions occidentales (qui subissent souvent des ruptures de stock).
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f5) Mon analyse démontre que même dans un contexte de paix relative, l’explosion démographique (liée à la baisse de la mortalité infantile sans baisse équivalente de la natalité) crée une pression mécanique sur les ressources, les terres agricoles et le marché de l’emploi. Sans outils pour maîtriser cette démographie, les économies locales ne peuvent pas créer des millions d’emplois par an pour absorber cette jeunesse, ce qui pousse structurellement à l’émigration, qu’elle soit légale ou clandestine
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f6) Le cœur de ma proposition : Le transfert technologique contraceptif
Dans la continuité de notre discussion sur le point (F), Je propose une solution radicalement structurelle. Plutôt que d’envoyer des aides financières qui risquent d’être détournées, ou de financer des projets de développement à court terme, Je suggère que l’Europe transfère gratuitement les technologies de production autonome de moyens de contraception à l’Afrique. Il faut enfin comprendre que personne ne voudrait avoir 4 ou 5 enfants et les voir vivre dans le manque et la misère, si ce n’est la biologie (le besoin sexuel, dicté par les hormones), qui pousse certaines personnes à en avoir jusqu’à 12 en l’absence de contraceptifs gratuits !
G) @Mr. Wadephul, Ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne :
g1) En reliant Schopenhauer, la logistique contraceptive et la géopolitique de M. Wadephul, je donne une conclusion claire : tant que l’Europe et l’Afrique ne traiteront pas la maîtrise de la fécondité comme une priorité technologique et d’infrastructure majeure, les politiques de « stabilisation » sécuritaire ou économique risquent de n’être que des pansements sur une tendance démographique lourde.
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g2) Le court-circuit hormonal: sans contraception accessible, chaque rapport sexuel redevient une roulette russe biologique. Les hormones poussent à l’acte sexuel (le plaisir, l’intimité, le besoin d’affection qui est souvent l’un des seuls accès gratuits au réconfort dans une vie de grande pauvreté), et la nature déroule son programme biologique jusqu’au bout, car aucun « interrupteur » scientifique (pilule, préservatif) n’est là pour bloquer la conception. Le piège hormonal ne gagne que par forfait de la logistique.
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g3) Schopenhauer pensait que le piège de la nature était une fatalité philosophique quasi impossible à briser à l’échelle de la société. Mon constat prouve le contraire : la libération humaine face aux hormones n’est pas une question d’effort de volonté mentale, c’est une question de chaîne d’approvisionnement.
– Si un implant contraceptif coûte l’équivalent de plusieurs semaines de nourriture, le libre arbitre s’arrête là où la pauvreté commence.
– Si le dispensaire est vide trois mois sur quatre, la régulation des naissances devient impossible, peu importe la volonté du couple.
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
ali.labyedh
Si la population est passée de 100 millions à 1 milliard au bout d’un siècle,ce n’est certainement pas parce que l’Occident ne lui renvoie pas les moyens de contraception,c’est surtout parce que la colonisation européenne leur a apporté la vaccination contre la peste,le typhus ,le choléra,le ver de Guinée et autres épidémies qui faisait que pendant des millions d’années la population africaine n’avait jamais dépassé 100 millions!!!!
jamel.tazarki
Ce que vous dites est juste, mais votre feedback confirme la nécessité de la contraception en Afrique. En effet, avec un milliard d’Africains en 2026, et un taux de fécondité de 2,6, on obtient le résultat suivant en quatre ans : 1 x 2,6 x 2,6 x 2,6 x 2,6 = 45,6 milliards.
Certains politiciens européens ne se rendent pas compte de la gravité de la situation démographique mondiale !
jamel.tazarki
Les pandémies ne connaissent pas de frontières ! À vous de tirer une conclusion utile et intelligente de ce constat !
ali.labyedh
C’est justement avec les pandémies que les frontières peuvent existent pour de bon!Imagine un peu que les occidentaux,qui sont généralement ceux qui trouvent les vaccins,n’en font pas bénéficier le reste de la planète!!!
jamel.tazarki
J’optimise mon commentaire ci-dessus:
B) Les hormones sont, par contre, indispensables à notre équilibre physique et psychique.
E) Le problème est évidemment l’accès réel à la contraception (le nœud du problème) : le but de la contraception est de limiter les naissances, pas d’y renoncer. Cependant, pour que la science libère l’être humain, encore faut-il qu’il y ait accès. Dans les zones très pauvres, le problème n’est pas tant hormonal que logistique et financier.
Méditerranée, Tenue Roussie...
Méditerranée
Aux îles d’or ensoleillées
Aux rivages sans nuages
Au ciel enchanté
Méditerranée
C’est le Subtil qui t’a donné
Ton décor et ta beauté
Méditerraaaanée
Méditerranée
Sur ta carte amere
Pays et peuple charKutés
Qômplets freaKS
Et kemito-afrocentrés
La Tunisie submergée
Méditerraaannnée
Méditerranée
TragiKomédie débridée
KlowNS meuhloniaisés
FrançalgériatriKS Qômplicités
Méditerraaaanéeee
Méditerranée
Quand le polytoKard a brisé le décor,
Ce n’est plus la Mer des dignes accords
Mais barbelés bleus de ses morts,
Où l’Europe achète Koncierge à prix d’or
En fermant les yeux sur le sort
Du déshumanisé déjà mort
en tes jusors repus Qômblés
Méditerraaaannée
Méditerranée
Au doux rivage sérénité
Postes frontières métamorphosée
Alliances autoritaires, repressions décuplées
Méditerraaaanée
Méditerranée
Cimetière et ratissage Kontrôlés,
Alliance des rives unifiée,
En la seule logique d’impunité
Méditerraaanéeeee
Méditerranée
Au seuil de l’abîme édifié
Dictateurs sans frontières alimentés
As tu encore un destin honnête à réapproprier
Ou bien complice du Krime mollahrdé,
N’as tu plus rien à voir avec le genre humanité…
Méditerraaaâânéeeeee
https://m.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_n9JzrQd-wMIl8Uh4jWdQXoyOaqNbAjsvo
Gg
En plus, la Méditerranée n’est pas confisquée.
Vous y fzites commerce, librement, selon les règles établies entre pays.
Étrange vocabulaire, que parler de confiscation !
Gg
La Méditerranée fut un lieu de brassage entre des cultures, des civilisations globalement du même niveau.
Ajourd’hui les pays de la rive Nord devraient accueillir chaque année des millions de migrants dont 90% de clandestins qui ne savent rien faire de leur tête ou de leurs mains. De plus le choc cilturel n’a jamais été aussi intense.
Ce n’est tout simplement plus possible.
Les pays du Sud devraient se mettre au travail!