L’Union européenne a exprimé, vendredi 4 septembre 2026, sa préoccupation après la confirmation par la Cour de cassation des verdicts dans l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État ». Bruxelles appelle les autorités tunisiennes à garantir les droits de l’Homme et à rétablir les conditions permettant au pluralisme et aux voix indépendantes de contribuer au développement du pays.
Dans une déclaration de son porte-parole publiée vendredi, l’Union européenne (UE) indique avoir « pris acte avec préoccupation » des verdicts confirmés, la veille, par la Cour de cassation tunisienne. Elle rappelle que cette affaire a conduit à de longues peines de prison visant des dizaines de personnalités politiques, d’activistes, de défenseurs des droits de l’Homme et de journalistes, parmi lesquels figurent également des citoyens de l’Union européenne.
La réaction européenne intervient au lendemain du rejet, jeudi 3 septembre 2026, des pourvois introduits contre les jugements rendus en appel dans cette affaire. Cette décision de la Cour de cassation rend ainsi définitives les condamnations prononcées par la chambre pénale spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la cour d’appel de Tunis.
Bruxelles s’interroge sur les garanties d’un procès équitable
Dans son communiqué, l’UE estime que « certaines interrogations subsistent quant au plein respect des garanties liées à un procès équitable ». Elle réitère, comme elle affirme le faire régulièrement dans ses échanges avec les autorités tunisiennes, l’importance de garantir les droits de l’Homme, notamment la liberté d’expression, ainsi que le droit à un procès équitable.
Bruxelles formule également une critique précise concernant certains éléments retenus dans le cadre des poursuites. L’Union européenne « déplore que des contacts avec des diplomates accrédités en Tunisie, y compris européens, aient été utilisés comme motif d’inculpation ou élément à charge ».
Des condamnations allant jusqu’à 45 ans de prison
Le verdict rendu en appel le 27 novembre 2025 avait modifié plusieurs des condamnations prononcées en première instance. Pour les accusés détenus, les peines allaient jusqu’à 45 ans de prison, tandis que celles visant les prévenus laissés en liberté s’échelonnaient entre cinq et 35 ans. Pour la majorité des accusés en fuite, les condamnations à 33 ans de prison avec exécution immédiate avaient été maintenues.
Parmi les principales personnalités politiques concernées, Khayem Turki et Karim Guellaty avaient, pour leur part, été condamnés à 35 ans de prison. Jaouhar Ben Mbarek, Ghazi Chaouachi, Ridha Belhaj, Issam Chebbi, Chayma Issa et Noureddine Bhiri avaient été condamnés à vingt ans de prison. Ahmed Néjib Chebbi avait écopé de douze ans, Abdelhamid Jelassi de dix ans et Ayachi Hammami de cinq ans.
La cour d’appel avait également prononcé trois acquittements, au bénéfice de Noureddine Boutar, directeur de Mosaïque FM, de l’avocat et ancien secrétaire d’État Lazhar Akremi et de Hattab Slama. Plusieurs condamnations avaient en outre été assorties d’amendes, de mesures de surveillance administrative ou de gel des avoirs.
Un appel au pluralisme et aux « voix indépendantes »
La réaction européenne intervient également alors que les familles des détenus et plusieurs membres de leur défense ont contesté, vendredi, l’issue de la procédure, dénonçant ce qu’ils considèrent comme un procès politique et réaffirmant leur attachement à la liberté d’expression, au pluralisme et à l’indépendance de la justice.
Dans sa déclaration, l’Union européenne insiste précisément sur ces questions. Tout en réaffirmant son engagement en faveur de son partenariat avec la Tunisie, elle indique qu’elle continuera à soutenir le peuple tunisien dans les efforts visant à consolider les institutions démocratiques et à promouvoir les droits de l’Homme.
Bruxelles conclut surtout par un appel explicite adressé aux autorités tunisiennes : « Nous appelons les autorités tunisiennes à rétablir les conditions nécessaires pour que le pluralisme et les voix indépendantes puissent contribuer au développement du pays. »
Une prise de position qui combine ainsi la réaffirmation du partenariat entre l’Union européenne et la Tunisie avec des préoccupations clairement exprimées sur le procès équitable, les droits de l’Homme, la liberté d’expression et les conditions d’exercice du pluralisme dans le pays.
I.N.











7 commentaires
Citoyen_H
@Gg 19h56 TU N’ES QU’UN
nuisible, un parasite qui cherche à influencer, à transmettre et à semer, zizanies et discordes à certains limités de l’esprit, participant dans ce forum.
Tu n’es qu’un fourbe et un vicelard comme une bonne partie de tes semblables..
Citoyen_H
L’UNION EUROPÉENNE SE PRÉOCCUPE TOUJOURS DE CE QUI SE PASSE AILLEURS,
mais jamais de ses scandales internes, ni du génocide qui se passe à Gaza depuis trois très longues années !
Gg
Il n’y a pas de génocide à gaza. Juste un petit pays qui se défend contre les pires monstres de la Terre.
Vive Israël !
Citoyen_H
TU N’AS PAS À PROCLAMER TON AMOUR POUR LA MATRICE DES GÉNOCIDAIRES.
Tu le transpires en permanence dans tes commentaires hideux, perfides et racistes !
Gg
« Tu n’as pas à… »
Qui penses tu être pour me donner des ordres?
Rien, tu n’es rien pour moi.
Et qui transpire la haine?
Je suis aussi pro-israelien que tu es pro-hamas et Cie.
C »est tout, rien à ajouter!
WILD PING
Je rappelle que deux pays ont refusé d’en faire partie, mais leurs dirigeants internationalistes les y ont forcés.
Je rappelle que l’UE soutien financièrement et militairement l’armée et l’administration ukrainienne, sachant sont dominés par les néo-nazis anti-slaves, ceux qui se réclament de Stepan Bandera. Volodimyr Zelenskyy, dont le mandat a prit fin en Mai 2024, est toujours le dirigeant du pays. Il a changé les textes de lois pour reporter les élections. Vous n’entendrez absolument rien de l’UE là-dessus.
J’ai aussi beaucoup à dire sur Israël et Benjamin Netanyahu.
J’ai aussi des choses à dire sur les activistes/journalistes/écrivains harcelés, persécutés et emprisonnés par des pays qui sont membres de l’UE, ou du moins partenaire.
WILD PING
Il faut condamner l’UE.