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Steg : une heure de protestation dans plusieurs régions après la mort d’un agent électrocuté

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Par Sarra Hlaoui

    Des agents et cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) ont observé, lundi 7 septembre 2026, une heure de protestation dans plusieurs régions du pays, à la suite du décès de leur collègue Adel Omrani, victime d’une électrocution alors qu’il accomplissait son travail.

    À Bizerte, les agents des districts de Bizerte et de Menzel Bourguiba, ainsi que ceux des différentes unités relevant de ces deux districts, ont participé à une « pause de colère » pour dénoncer leurs conditions de travail.

    Adel Omrani, agent relevant du district de Menzel Bourguiba, est décédé samedi matin dans la région de Zarzoutine, relevant de la délégation de Joumine, alors qu’il intervenait dans le cadre de ses fonctions.

    Le mouvement de protestation a également été observé à Sousse, où les agents et cadres des différents districts de la Steg ont cessé leur activité pendant une heure, de 9 heures à 10 heures, en signe de solidarité avec leur collègue décédé.

    À Sousse, le secrétaire général de la branche universitaire de la Steg de Sousse Ville et membre du bureau exécutif, Hichem Wéchem, a dénoncé une dégradation des conditions de sécurité au travail. Il a notamment évoqué des insuffisances en matière d’équipements de protection, citant les gants isolants, les chaussures et les vêtements de travail.

    Selon lui, ces manquements exposent directement les agents aux risques d’accidents dans l’exercice de leurs missions.

    À Béja, les agents et cadres de la Steg se sont eux aussi rassemblés pour rendre hommage à Adel Omrani et observer une minute de recueillement à sa mémoire. Ils ont également exprimé leur protestation face aux « conditions difficiles » dans lesquelles travaillent les agents de la société.

    Une mobilisation qui dépasse l’accident

    La protestation intervient à l’appel de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, qui avait appelé les agents à observer, lundi matin, une heure de « pause de colère » pour dénoncer la situation du secteur et les conditions dans lesquelles travaillent les agents.

    Dans son communiqué, la Fédération a également dénoncé ce qu’elle qualifie de crise « sans précédent » dans l’approvisionnement en électricité, qu’elle attribue aux choix et aux politiques suivis à l’égard de la Steg depuis plus d’une décennie.

    Le syndicat a par ailleurs fustigé les critiques et accusations visant les agents, notamment à la suite des coupures répétées de courant. Hichem Wéchem a affirmé que les agents avaient pourtant continué à assurer leurs missions durant la période estivale, malgré les fortes chaleurs et des conditions de travail difficiles.

    Il a indiqué que leur temps de travail avait parfois dépassé 15 heures par jour.

    À travers cette mobilisation, les agents entendent ainsi dénoncer non seulement les circonstances du décès de leur collègue, mais aussi ce qu’ils considèrent comme une dégradation durable de leurs conditions de travail et de sécurité.

    S.H

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