Le journaliste et rédacteur en chef d’Al Qatiba, Mohamed Yousfi, a fait l’objet d’un mandat de dépôt, mardi 8 septembre 2026, alors que son interrogatoire par le juge d’instruction n’avait pas pu être mené à son terme en raison de la dégradation de son état de santé, a annoncé son avocate, Leïla Haddad.
Selon Me Leïla Haddad, il a été impossible de poursuivre l’interrogatoire de Mohamed Yousfi après une nouvelle dégradation de son état de santé. Les services de la Protection civile sont intervenus sur place et ont procédé aux premiers soins, en présence d’une médecin qui aurait demandé son transfert urgent à l’hôpital.
« Il a été impossible à Mohamed Yousfi de retourner dans le bureau du juge d’instruction », a indiqué son avocate.
Malgré cette situation, le juge d’instruction a décidé d’émettre à son encontre un mandat de dépôt, alors que, selon la défense, l’interrogatoire n’avait pas été achevé et que les avocats de Mohamed Yousfi n’avaient pas encore terminé leur plaidoirie.
Cette nouvelle décision intervient quelques heures après une première alerte de Me Leïla Haddad sur l’état de santé du journaliste. L’avocate avait indiqué que son interrogatoire avait déjà été interrompu en raison de la dégradation de son état de santé et de l’absence de ses médicaments, évoquant alors un état de santé « critique ».
Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait également fait état, mardi, d’une dégradation de l’état de santé de Mohamed Yousfi pendant son audition au Pôle judiciaire économique et financier, affirmant que le journaliste n’avait pas été en mesure d’accéder aux médicaments et aux fournitures médicales nécessaires à son état.
La situation médicale du journaliste intervient alors qu’il se trouve en détention depuis son arrestation, vendredi 4 septembre. Il fait l’objet d’une information judiciaire portant notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent, selon les éléments communiqués par une source judiciaire à l’agence TAP.
La défense de Mohamed Yousfi conteste les accusations portées contre lui et réclame sa libération. L’avocat et président de la LTDH Bassem Trifi avait notamment affirmé lundi que la défense considérait que les éléments à l’origine des poursuites ne justifiaient pas, selon elle, son maintien en détention.
R.B.H












2 commentaires
Mohamed Mabrouk
La machine infame s’emballe. Elle mange ses propres enfants, sous des appellations pompeuses: proces, plaidoirie, mandat de depot, instruction… On y croirait.
Le péché originel qui a fondé ce cirque infame est le decret de confiscation de 2011 qui ne s’est pas encombré de proces et s’est juste basé sur la parenté d’une personne et non sur ses actes.
Hannibal
Tout est écrit d’avance.