Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a démenti, mardi 15 septembre 2026, les informations faisant état de la réouverture d’une garderie privée située à Ennasr 2, dans le gouvernorat de l’Ariana.
Dans un communiqué, le ministère a précisé que « la décision de fermeture prise à la suite de poursuites judiciaires demeure en vigueur et que l’activité de l’établissement reste suspendue ».
Quatre suspects poursuivis pour des faits graves
Cette mise au point intervient dans le contexte d’une affaire d’agression sexuelle présumée visant un enfant de trois ans au sein d’une garderie privée.
Le 16 février 2026, un juge d’instruction a été saisi de l’affaire. Selon une source judiciaire citée par la TAP, huit personnes sont concernées par l’ouverture de l’enquête, dont sept étaient alors en détention. Il s’agit de quatre hommes et quatre femmes.
Les quatre hommes sont poursuivis, en tant qu’auteurs principaux présumés, pour des faits d’agression sexuelle sur un enfant de moins de 16 ans, avec abus d’autorité et exploitation de la fonction. Ils font également l’objet de poursuites pour mauvais traitements répétés envers un enfant placé sous leur surveillance, ainsi que pour enlèvement et déplacement d’un mineur de moins de 18 ans à l’aide de manœuvres et de tromperie, selon la même source.
Les quatre femmes concernées sont la propriétaire de la garderie, sa directrice et deux éducatrices. Elles sont notamment poursuivies pour complicité et pour avoir laissé, selon les accusations rapportées, un enfant sans défense dans un lieu l’exposant au danger alors qu’elles étaient chargées de sa garde.
La propriétaire de l’établissement est actuellement en fuite et fait l’objet d’un mandat d’amener international, toujours selon la source judiciaire citée par la TAP.
Selon cette même source, les chefs d’accusation retenus sont susceptibles, s’ils étaient établis par la justice, d’entraîner de lourdes peines pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité.
L’affaire avait éclaté au grand jour après la publication, le 11 février, du témoignage de la mère de l’enfant. Celle-ci affirmait avoir constaté un changement inhabituel dans le comportement de son fils à la sortie de la garderie, avant qu’il ne lui révèle avoir subi des gestes à caractère sexuel.
L’enfant avait ensuite été examiné par un médecin légiste et entendu par les services spécialisés de la protection de l’enfance, en présence d’une psychologue.
Le ministère appelle les parents à la vigilance
Le 12 février, la députée Syrine Mrabet avait annoncé avoir contacté la ministre de la Femme et de l’Enfance afin d’accélérer le traitement de l’affaire et de garantir la protection des enfants.
Sur le plan administratif, la ministre avait ordonné la fermeture de la garderie, une décision exécutée par les services régionaux en coordination avec les autorités locales.
Dans son communiqué aujourd’hui, le ministère appelle les parents à inscrire leurs enfants uniquement dans des établissements privés de la petite enfance remplissant les conditions légales requises.
La liste des établissements autorisés est disponible sur le site officiel du ministère.
Les parents peuvent également contacter les délégations régionales afin de vérifier la situation juridique des établissements avant toute inscription.
R.B.H













