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Diplômés chômeurs : la campagne Contre la criminalisation de l’action civile dénonce la répression

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Par Myriam Ben Zineb

    La campagne Contre la criminalisation de l’action civile a exprimé, mercredi 16 septembre 2026, son soutien aux diplômés chômeurs, à l’approche de nouvelles mobilisations pour réclamer l’application de la loi relative à l’intégration des diplômés du supérieur au chômage de longue durée dans la fonction publique et le secteur public.

    Dans un communiqué intitulé « Le droit au travail n’est pas un crime, protester n’est pas un crime », la campagne a défendu « la légitimité de ces revendications » et « le droit des diplômés chômeurs à mener des mouvements de protestation pacifiques ».

    Des pratiques de répression dénoncées

    La campagne est revenue sur la dispersion d’un sit-in pacifique devant le Théâtre municipal, affirmant que les participants avaient été confrontés à des violences et à des traitements portant atteinte à leur dignité.

    Elle a dénoncé ce qu’elle considère comme une politique « d’intimidation, de stigmatisation et de poursuites » à l’encontre des mouvements sociaux. Elle a estimé que ces pratiques n’avaient toutefois pas découragé les diplômés chômeurs, mais avaient renforcé leur détermination à poursuivre leurs revendications et à organiser leurs mobilisations.

    La campagne a ainsi réaffirmé son soutien au droit au travail, mais aussi aux libertés d’organisation, d’expression et de manifestation pacifique. Elle a rejeté « toutes les formes de harcèlement, de répression, de violence et de criminalisation » qui accompagneraient, d’après elle, l’exercice de ces droits.

    Une loi promulguée depuis près de neuf mois

    Cette prise de position intervient alors que les modalités d’application de la loi n°18 de 2025, relative à l’intégration des diplômés du supérieur au chômage de longue durée dans la fonction publique et le secteur public, restent attendues près de neuf mois après sa promulgation, le 23 décembre 2025.

    Le 2 septembre, la coordinatrice nationale des diplômés chômeurs de longue durée, Yosra Néji, avait réclamé la publication du décret d’application et le lancement de la plateforme d’inscription destinée à identifier les bénéficiaires.

    Elle avait rappelé que les personnes concernées s’attendaient initialement à une intégration étalée sur 2026, 2027 et 2028. Or, début septembre, le décret permettant la mise en œuvre concrète du dispositif n’avait toujours pas été publié et la plateforme d’inscription n’avait pas été lancée.

    Yosra Néji avait notamment évoqué les critères liés à l’âge et à la durée du chômage, citant les diplômés âgés de quarante ans et plus et comptant au moins dix années de chômage. Elle avait néanmoins souligné que les modalités précises devaient être fixées par le décret d’application.

    Entre 20.000 et 30.000 personnes potentiellement concernées

    Le nombre définitif de bénéficiaires reste également à déterminer. Yosra Néji avait évoqué quelque 64.000 demandeurs d’emploi inscrits auprès des bureaux de l’emploi, tout en précisant que ce chiffre englobait des diplômés récents ne répondant pas nécessairement aux critères prévus par la loi.

    Elle estimait que le nombre de diplômés du supérieur âgés d’au moins quarante ans et au chômage depuis dix ans ou davantage pourrait se situer entre 20.000 et 30.000. Cette fourchette demeure une estimation, en l’absence d’un recensement définitif. Le lancement de la plateforme doit justement permettre d’identifier les bénéficiaires et d’en établir le nombre.

    La coordinatrice était également revenue sur une rencontre avec le président de la République, Kaïs Saïed, tenue le 15 juin 2026. D’après son récit, le chef de l’État lui avait indiqué avoir reçu du gouvernement un projet de décret d’application qui ne répondait pas suffisamment, à ses yeux, aux attentes des personnes concernées et aux objectifs de justice sociale recherchés. Il se serait alors engagé à revoir le texte.

    De nouvelles mobilisations annoncées

    Dans son communiqué du 16 septembre, la campagne Contre la criminalisation de l’action civile a appelé les syndicats, associations, partis, mouvements sociaux, journalistes et médias à soutenir les diplômés chômeurs et leurs mobilisations pacifiques.

    De leur côté, les diplômés chômeurs ont maintenu leur revendication centrale : obtenir la publication des textes nécessaires à l’application de la loi et le lancement de la plateforme d’inscription.

    Yosra Néji avait déjà assuré, début septembre, que les personnes concernées poursuivraient leurs mouvements par des moyens pacifiques et dans le cadre de la loi, tant que les mesures nécessaires à son application ne seraient pas concrétisées.

    M.B.Z

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    2 commentaires

    1. Docteur.e.s en patience et dignité...

      Répondre
      16 septembre 2026 | 20h11

      Toujours mieux que Doctartes specialistes Es Hasbaratina Deshonoris Causa GguiGgnolam Arrogancis…

    2. Gg

      Répondre
      16 septembre 2026 | 19h32

      Ils sont docteurs en quoi?
      Ce serait intéressant de connaître leurs spécialités.

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