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Après les fortes pluies à Tunis, la municipalité pointe les déchets qui obstruent les évacuations

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Par Myriam Ben Zineb

    Au lendemain des fortes pluies qui ont transformé plusieurs rues de la capitale en torrents et provoqué d’importantes accumulations d’eau, la municipalité de Tunis a renouvelé, vendredi 18 septembre 2026, son appel aux citoyens à ne pas jeter les déchets, gravats et résidus de chantier dans les avaloirs et les conduites d’évacuation des eaux pluviales.

    Dans un communiqué publié vendredi matin, la municipalité a indiqué que ses équipes avaient constaté l’obstruction de plusieurs ouvrages d’évacuation lors des interventions menées après les intempéries. Une partie de ces obstructions était due, d’après ses constatations, à l’accumulation de déchets et notamment de matériaux de construction jetés dans les conduites.

    Des interventions poursuivies durant la nuit

    Les services municipaux ont poursuivi leurs interventions sur le terrain durant la nuit de jeudi à vendredi afin de constater les dégâts provoqués par les précipitations et de suivre la situation dans plusieurs zones touchées.

    Les équipes ont notamment surveillé les accumulations d’eau et sont intervenues auprès de citoyens dont les habitations avaient été affectées. Des opérations de pompage et d’évacuation ont été effectuées lorsque les eaux pluviales s’étaient infiltrées à l’intérieur des logements.

    La municipalité a également procédé au débouchage et au nettoyage de plusieurs avaloirs et conduites afin de rétablir l’écoulement des eaux. Des interventions ont par ailleurs été effectuées dans certains points pour évacuer les eaux usées.

    Des rues submergées en quelques dizaines de minutes

    Ces interventions ont fait suite à l’épisode orageux particulièrement intense qui avait frappé Tunis jeudi après-midi. En quelques dizaines de minutes, plusieurs rues avaient été submergées, des véhicules s’étaient retrouvés immobilisés et la circulation avait été fortement perturbée sur plusieurs axes.

    L’Institut national de la météorologie (INM) avait annoncé des pluies temporairement orageuses et localement intenses, avec des cumuls pouvant atteindre entre 30 et 50 millimètres dans certaines zones du Grand Tunis. Il avait également mis en garde contre des accumulations importantes sur de courtes durées, susceptibles notamment de provoquer des difficultés de circulation et des débordements des réseaux d’assainissement.

    Face aux intempéries, le gouvernorat de Tunis avait annoncé jeudi la suspension des cours dans l’ensemble des établissements scolaires, universitaires et de formation, publics et privés, à partir de 15 heures.

    La municipalité appelle à préserver les réseaux d’évacuation

    Au lendemain de cet épisode, la municipalité a insisté sur les conséquences du dépôt de déchets dans les ouvrages destinés à l’évacuation des eaux. Leur obstruction empêche l’écoulement au rythme nécessaire et augmente, a-t-elle souligné, les risques d’accumulation des eaux et d’infiltration dans les habitations.

    Elle a ainsi appelé les citoyens à faire preuve de responsabilité, estimant que la préservation du bon fonctionnement des réseaux d’évacuation nécessitait la coopération de tous.

    Les services municipaux avaient entamé, dès le mois de juillet, des opérations de curage des avaloirs destinés à l’évacuation des eaux pluviales.

    M.B.Z

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    Commentaire

    1. HatemC

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      18 septembre 2026 | 19h14

      Les déchets ont bon dos !

      Après les fortes pluies qui ont transformé Tunis en ville inondée, la municipalité a trouvé son explication : les déchets, les gravats et les résidus de chantier qui obstruent les avaloirs.

      Très bien. Mais une question s’impose :

      Et la municipalité, dans tout cela ?

      Car lorsqu’une institution chargée de gérer la ville explique que les réseaux sont bouchés par les déchets, elle ne peut pas simplement montrer du doigt les citoyens et considérer que l’affaire est réglée.

      Qui est responsable du ramassage régulier des déchets ?

      Qui doit lutter contre les dépôts sauvages ?

      Qui doit assurer le nettoyage et l’entretien des avaloirs et des réseaux ?

      Qui doit contrôler les gravats abandonnés sur la voie publique ?

      Qui doit organiser une véritable politique de tri et de gestion des déchets ?

      Qui doit veiller à l’entretien des infrastructures urbaines ?

      Et surtout, qui doit anticiper les conséquences de l’urbanisation anarchique et de la bétonisation ?

      La municipalité affirme avoir commencé le curage des avaloirs dès juillet. Mais si, quelques semaines plus tard, des réseaux sont à nouveau obstrués, la question n’est pas seulement de savoir qui a jeté les déchets.

      La question est aussi de savoir pourquoi ils ont pu rester là, pourquoi ils n’ont pas été contrôlés et pourquoi les mêmes problèmes se reproduisent.
      Car la responsabilité citoyenne existe, évidemment. Jeter des déchets ou des gravats dans un avaloir est irresponsable.

      Mais la responsabilité d’une municipalité est précisément de faire respecter les règles, assurer le nettoyage, contrôler, entretenir et prévenir.

      Et le problème ne s’arrête pas aux déchets.

      Des experts pointent également des faiblesses structurelles : réseaux insuffisants, absence de réseaux séparatifs dans de nombreux secteurs, urbanisation anarchique, bétonisation et manque d’anticipation.

      Alors, à quoi sert une municipalité si, à chaque catastrophe, elle explique essentiellement que « ce n’est pas nous, ce sont les citoyens » ?
      Car la responsabilité citoyenne existe, évidemment. Jeter des déchets ou des gravats dans un avaloir est irresponsable.

      Mais la responsabilité d’une municipalité est précisément de faire respecter les règles, assurer le nettoyage, contrôler, entretenir et prévenir.

      Et le problème ne s’arrête pas aux déchets.

      Des experts pointent également des faiblesses structurelles : réseaux insuffisants, absence de réseaux séparatifs dans de nombreux secteurs, urbanisation anarchique, bétonisation et manque d’anticipation.

      Alors, à quoi sert une municipalité si, à chaque catastrophe, elle explique essentiellement que « ce n’est pas nous, ce sont les citoyens » ?

      C’est pas moi c’est l’autre …. ils me sortent du nez ces INCAPABLES

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