L’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), à travers la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport, a publié, lundi 21 septembre 2026, un communiqué au sujet de la grève annoncée des chauffeurs dans le secteur du transport des carburants.
L’organisation patronale affirme que les entreprises du secteur respectent la législation en vigueur en matière de couverture sociale et de sécurité professionnelle. Elle précise que les difficultés financières ayant entraîné un retard dans le paiement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) concernaient uniquement deux entreprises et que leur situation a depuis été régularisée.
L’Utica conteste les revendications liées à l’accord de 2019
Concernant la demande d’activation du procès-verbal de la réunion du 2 mai 2019, l’Utica estime qu’elle n’est plus justifiée. Selon l’organisation, cet accord aurait été annulé depuis plus de sept ans en raison du non-respect de ses dispositions par les chauffeurs et les syndicats, mais aussi de son dépassement par l’accord général portant sur les augmentations salariales pour la période 2022-2024.
L’Utica affirme par ailleurs que les entreprises du secteur ont appliqué les augmentations salariales prévues pour 2018 et 2019, celles prévues dans le cadre du programme d’augmentations pour 2022-2024, ainsi que les augmentations fixées par les ordres présidentiels du 30 avril 2026 pour la période 2026-2028.
L’organisation indique également que les révisions des tarifs de transport décidées par l’État dans le cadre du mécanisme d’ajustement géographique ont été entièrement consacrées au financement des augmentations salariales et à la hausse des coûts liés aux carburants. Elle estime toutefois que ces révisions demeurent insuffisantes pour couvrir les coûts et les revendications du secteur.
« Aucun préavis de grève légal »
Sur le volet juridique, l’Utica affirme que les entreprises de transport de carburants n’ont reçu aucun préavis de grève conforme aux dispositions de l’article 376 et suivants du Code du travail.
Elle considère, de ce fait, que tout arrêt de travail ou toute entrave à la circulation des camions-citernes constituerait, selon elle, un mouvement illégal.
L’organisation patronale assure néanmoins que le dialogue social se poursuit au niveau des entreprises entre les employeurs et les travailleurs, afin de tenter de résoudre les éventuelles difficultés.
L’approvisionnement des stations maintenu les 23 et 24 septembre
Dans ce contexte, l’Utica affirme que les entreprises de distribution pétrolière, les sociétés de transport de carburants et les stations-service sont mobilisées pour assurer l’approvisionnement du marché.
Elle assure ainsi que les quantités nécessaires seront acheminées vers les stations-service et que l’activité se poursuivra les 23 et 24 septembre.
Le communiqué intervient alors que la perspective d’un mouvement de grève dans le transport des carburants fait craindre des perturbations dans l’approvisionnement des stations et, par conséquent, dans les déplacements des citoyens et l’activité économique.
S.H











