Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a présidé, lundi 21 septembre 2026 à New York, la réunion annuelle de coordination des ministres arabes des Affaires étrangères, organisée dans le cadre de la présidence de la Tunisie du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel.
Dans son allocution, Mohamed Ali Nafti a souligné l’importance de poursuivre la concertation entre les États arabes sur les derniers développements des questions régionales, notamment la question palestinienne, a indiqué le département dans un communiqué. Le chef de la diplomatie tunisienne a appelé les États arabes à renouer avec « l’esprit d’initiative » concernant les questions régionales et internationales et à œuvrer à leur règlement par des solutions pacifiques et durables, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États arabes.
Il a réaffirmé la position de la Tunisie en faveur des droits « légitimes et imprescriptibles » du peuple palestinien, notamment son droit à établir un État indépendant et pleinement souverain sur l’ensemble de son territoire, avec Jérusalem pour capitale.
Mohamed Ali Nafti a également rappelé l’appel de la Tunisie à renforcer l’engagement collectif des États arabes dans la mise en œuvre des décisions, stratégies et initiatives arabes adoptées. Il a insisté sur la nécessité de développer les mécanismes de travail permettant de les traduire en programmes et projets concrets, afin de permettre au groupe arabe de faire face aux questions cruciales avec efficacité et responsabilité.
Le ministre a, par ailleurs, souligné l’attachement de la Tunisie aux dispositions du droit international ainsi qu’aux chartes de l’Organisation des Nations unies et de la Ligue des États arabes. Il a réaffirmé le rejet catégorique de toute agression visant les États arabes ou menaçant leur sécurité et leurs ressources.
Il a appelé à privilégier « la sagesse et la raison » et à faire du dialogue et de la diplomatie l’unique voie pour le règlement des différends et des conflits. Mohamed Ali Nafti a également plaidé pour le renforcement du rôle central de l’ONU, présentée comme garante de la légitimité internationale et des droits de l’Homme, ainsi que du respect de la souveraineté des États et de la réalisation de la sécurité et de la paix internationales.
Selon le communiqué des Affaires étrangères, la réunion annuelle a été précédée d’une rencontre consultative avec le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmi. Les discussions ont notamment porté sur les principaux résultats de la 166e session du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, tenue sous la présidence de la Tunisie le 7 septembre 2026.
Cette rencontre a permis d’examiner les principales questions arabes inscrites à l’ordre du jour aux niveaux régional et international, en particulier la question palestinienne.
Mohamed Ali Nafti a réaffirmé, à cette occasion, l’attachement de la Tunisie à contribuer au développement du système de l’action arabe commune et au renforcement de son efficacité, à travers une concertation et une coordination continues avec les États arabes et le secrétariat général de la Ligue arabe.
Il a également souligné la nécessité de rechercher des espaces de convergence et de rapprocher les points de vue afin de renforcer l’unité de la position arabe et de permettre de faire face, collectivement et de manière responsable, aux défis auxquels la région est confrontée.
Le ministre a insisté sur l’importance d’unifier les rangs arabes pour défendre les causes de la nation arabe et sa sécurité nationale, au premier rang desquelles figure la question palestinienne.
De son côté, Nabil Fahmi a salué le succès de la deuxième édition du Sommet sur l’intelligence artificielle « Vers l’avenir 2026 », organisée par l’Organisation arabe des technologies de la communication et de l’information, en coopération avec le ministère tunisien des Technologies de la communication, à Hammamet le 9 septembre 2026.
La rencontre a également porté sur plusieurs questions régionales et internationales, ainsi que sur les moyens de renforcer les facteurs de sécurité et de stabilité dans la région arabe et de relever les défis liés aux mutations que traverse la région.
N.J










