Donald Trump a livré mardi 22 septembre 2026 un discours particulièrement offensif devant l’Assemblée générale des Nations unies. Iran, Ukraine, Groenland, Cuba, Cour pénale internationale ou encore intelligence artificielle : le président américain a multiplié les annonces et les déclarations spectaculaires, mêlant diplomatie, sécurité et nouvelles technologies.
Alors que les dirigeants du monde entier sont réunis à New York pour la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump a notamment évoqué plusieurs des dossiers les plus sensibles de sa politique étrangère.
Iran : « anéantir » ou négocier
Sur l’Iran, Donald Trump a affirmé que Washington avait, selon lui, le choix entre « anéantir » le pays ou parvenir à un accord avec Téhéran.
Le président américain a toutefois immédiatement ajouté qu’il pensait qu’un accord pourrait être conclu « juste après les élections » législatives américaines prévues en novembre.
Cette déclaration intervient alors que le dossier iranien figure parmi les principales sources de tensions internationales et que Trump affirme vouloir empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire. Selon l’Associated Press, le président américain a également défendu devant l’ONU son action militaire contre l’Iran et réaffirmé qu’il ne laisserait pas le pays se doter de l’arme nucléaire.
Ukraine : Trump promet un accord « plus tôt qu’on ne le pense »
Sur la guerre en Ukraine, Donald Trump s’est montré une nouvelle fois optimiste, assurant qu’un accord entre Moscou et Kyiv arriverait « plus tôt qu’on ne le pense ».
« Nous travaillons très étroitement avec les dirigeants de Russie et d’Ukraine, et nous allons régler ce cas », a-t-il déclaré.
Le président américain avait déjà formulé à plusieurs reprises des promesses similaires concernant une résolution rapide du conflit, sans qu’un règlement définitif n’ait jusqu’ici été conclu.
Groenland : deux nouvelles bases militaires américaines
Le Groenland a également occupé une place importante dans le discours présidentiel.
Donald Trump a annoncé que les États-Unis allaient construire « deux très grandes bases militaires » sur le territoire arctique, dans le cadre de l’accord conclu avec le Danemark et les autorités groenlandaises.
L’annonce intervient le jour même où Washington, Copenhague et Nuuk doivent formaliser leur accord sur le renforcement de la présence militaire américaine dans l’île. Selon Reuters, deux nouveaux sites militaires sont notamment prévus, en plus de la base spatiale américaine de Pituffik.
Le dossier est particulièrement sensible. Depuis le début de son second mandat, Donald Trump a à plusieurs reprises exprimé son intérêt pour le contrôle du Groenland, invoquant notamment des considérations de sécurité et la position stratégique de l’île dans l’Arctique.
Le nouvel accord doit toutefois préserver la souveraineté du Danemark et le droit des Groenlandais à l’autodétermination, selon les autorités danoises et groenlandaises.
Cuba « va tomber », affirme Trump
À propos de Cuba, Donald Trump a prédit la chute du régime communiste.
« Le régime communiste est sous forte pression, la plus forte qu’il ait jamais connue. (…) Il va tomber », a déclaré le président américain, qui a également affirmé que Washington menait des négociations avec La Havane.
Donald Trump a ajouté que « la liberté arrivera à Cuba », sans préciser le calendrier ni les modalités d’un éventuel changement politique.
La CPI « hors de contrôle »
Le président américain s’est également attaqué frontalement à la Cour pénale internationale (CPI), appelant les États qui en sont membres à quitter immédiatement l’institution.
« Les États-Unis s’opposent tout autant à cette institution hors de contrôle qu’est la Cour pénale internationale », a-t-il déclaré depuis la tribune de l’ONU.
« J’appelle tous les pays membres de la CPI à se retirer officiellement et immédiatement de cette institution hors de contrôle », a-t-il ajouté.
Cette position s’inscrit dans la ligne de l’opposition de longue date de Washington à la CPI, les États-Unis n’étant eux-mêmes pas parties au Statut de Rome qui a créé la Cour.
« Super intelligence » plutôt qu’« intelligence artificielle »
Autre annonce, cette fois dans le domaine technologique : Donald Trump a affirmé que les États-Unis utiliseraient officiellement le terme « super intelligence » à la place d’« intelligence artificielle ».
L’intelligence artificielle occupe désormais une place centrale dans la compétition technologique entre les grandes puissances, notamment entre Washington et Pékin. Trump a d’ailleurs insisté à plusieurs reprises sur la nécessité pour les États-Unis de conserver leur avance dans ce secteur stratégique, et à la tribune de l’ONU il a dit rejeter l’idée d’un « projet mondialiste » de régulation de l’IA.
BN avec AFP










