Plusieurs chômeurs diplômés, arrêtés mardi 22 septembre 2026 à la suite d’un rassemblement à la Kasbah en soutien à leur camarade Karim Terâa, ont été libérés, selon des informations communiquées par des avocats mobilisés pour leur défense. Parmi les personnes arrêtées figurent notamment Mohamed Fridhi, Hassouna Gafsi et Wajdi Houimel.
Une manifestation en soutien à Karim Terâa
Les personnes concernées avaient pris part, mardi matin, à un rassemblement présenté comme « symbolique et pacifique » à la Kasbah, organisé en solidarité avec Karim Terâa, figure du mouvement des diplômés chômeurs, arrêté quelques jours auparavant.
Karim Terâa, avait été arrêté samedi 19 septembre à Bizerte. Son arrestation avait été confirmée lundi par plusieurs sources proches du dossier, alors que les circonstances précises de son interpellation n’avaient initialement pas été communiquées. Il a ensuite été annoncé qu’il faisait l’objet de poursuites sur la base du décret-loi 54.
Cette arrestation intervient dans un contexte de mobilisation continue des diplômés chômeurs, qui réclament notamment la mise en œuvre de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel des diplômés de l’enseignement supérieur dont la période de chômage est particulièrement longue.
Une nouvelle série d’arrestations
Les participants au rassemblement de mardi se sont retrouvés à leur tour arrêtés alors qu’ils étaient venus exprimer leur solidarité avec Karim Terâa.
« Nos camarades chômeurs ont organisé ce matin un sit-in symbolique et pacifique à la Kasbah en solidarité avec notre collègue et camarade détenu Karim Terâa. Ils se sont retrouvés eux-mêmes arrêtés sous le coup de lourdes accusations », ont indiqué plusieurs, appelant leurs confrères à se mobiliser et à se rendre au lieu de détention.
Les circonstances exactes de ces arrestations ainsi que la nature des charges éventuellement retenues contre les personnes concernées n’ont pas, à ce stade, été précisées.
Le mouvement des diplômés chômeurs se poursuit
Ces arrestations interviennent alors que les mobilisations des diplômés chômeurs se sont multipliées ces dernières semaines dans plusieurs régions du pays. Les protestataires réclament principalement l’application de la loi n°18 de 2025, qui prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement dans le secteur public des diplômés de l’enseignement supérieur ayant connu une longue période de chômage.
L’Union des diplômés chômeurs avait dénoncé, lundi, l’arrestation de Karim Terâa, estimant qu’elle s’inscrivait dans le contexte des mobilisations sociales des chômeurs. L’organisation avait réclamé sa libération et appelé à la poursuite des mouvements de protestation.
La libération annoncée mardi des personnes arrêtées à la Kasbah intervient ainsi alors que le dossier des diplômés chômeurs demeure au centre de plusieurs mobilisations et que leurs représentants continuent de réclamer des mesures concrètes pour la mise en œuvre du dispositif légal relatif à leur recrutement.
S.H










