À la veille de la grève annoncée dans le secteur du transport des carburants, prévue les 23 et 24 septembre 2026, les négociations entre les représentants syndicaux et les employeurs se poursuivent, sans qu’un accord n’ait encore été trouvé.
Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Salouen Smiri, a indiqué que les concertations avec les syndicats se poursuivaient, précisant que l’organisation syndicale espérait parvenir à un accord, mais que cela n’avait pas encore été possible.
L’UGTT dit être prête aux concessions
Intervenant sur les ondes de Diwan FM, Salouen Smiri a affirmé que la partie syndicale était disposée à faire des concessions afin de parvenir à un accord satisfaisant pour l’ensemble des parties et permettant de traiter les dossiers en suspens.
Parmi les principales revendications figure notamment l’accès des travailleurs à la couverture sociale auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ainsi que l’application de l’accord conclu le 2 mai 2019.
La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques avait émis un préavis de grève pour les 23 et 24 septembre, invoquant notamment « le blocage du dialogue » et l’absence de traitement de droits et revendications qu’elle considère comme légitimes.
Les transporteurs contestent la grève
De son côté, le président de la Chambre nationale du transport des matières dangereuses, Fathi Zouari, a affirmé que la majorité des conducteurs de transport de carburants refusaient de participer à la grève annoncée.
Dans une déclaration relayée par Diwan FM, il a indiqué que la journée du 23 septembre serait, selon lui, une journée de travail ordinaire, tout en précisant que les dispositions nécessaires seraient prises pour assurer le déplacement des camions.
Fathi Zouari a également affirmé que le procès-verbal d’accord du 2 mai 2019 avait été abandonné en raison, selon lui, du non-respect de ses dispositions par certains conducteurs et les syndicats.
Il a toutefois assuré que la porte restait ouverte aux négociations avec la partie syndicale afin d’élaborer un nouvel accord.
À ce stade, les deux parties restent donc en désaccord sur la tenue effective de la grève, alors que les discussions se poursuivent ce soir pour tenter de parvenir à un compromis avant le début du mouvement annoncé.
S.H










