Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Tunisie-UE : Mohamed Ali Nafti réaffirme les lignes rouges de Tunis sur la migration

Article réservé aux abonnés

Par Nadya Jennene

    La question migratoire reste un terrain de discussion sensible entre Tunis et Bruxelles. À New York, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé, mercredi 23 septembre 2026, les principales positions de la Tunisie sur ce dossier lors d’un entretien avec le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, Magnus Brunner.

    La rencontre, tenue en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, a porté sur le partenariat entre la Tunisie et l’Union européenne en matière de migration. Mais le communiqué publié par le ministère tunisien ne fait état d’aucune nouvelle mesure concrète ni d’un accord particulier à l’issue de l’entretien.

    Mohamed Ali Nafti a surtout rappelé les principes défendus par Tunis : respect mutuel, non-ingérence dans les affaires intérieures et égalité entre partenaires. Il a également réaffirmé la volonté de la Tunisie de privilégier une approche présentée comme « sereine, équilibrée et globale », articulée autour du respect des droits humains et du traitement des causes profondes de la migration.

    Dans le détail, le ministre a mis en avant les efforts tunisiens contre les réseaux de traite des êtres humains et de trafic de migrants. Il a surtout réitéré le refus de Tunis de voir le pays devenir un « pays d’établissement ou de transit pour les migrants ».

    Cette position constitue l’un des principaux points de friction du dossier migratoire entre la Tunisie et ses partenaires européens, alors que la coopération entre les deux parties porte notamment sur la gestion des flux migratoires, les retours et la lutte contre les réseaux de passeurs.

    À New York, M. Nafti a par ailleurs appelé l’Union européenne à renforcer son soutien aux programmes de retour volontaire de migrants originaires d’Afrique subsaharienne, menés en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Il a insisté sur la nécessité, selon le communiqué, de garantir la dignité et les droits des personnes concernées.

    Le ministre a également plaidé pour davantage de voies de migration régulière et pour une facilitation de la mobilité entre la Tunisie et l’UE, présentées comme des leviers susceptibles de contribuer au développement des deux rives.

    Bruxelles confirme la poursuite de la coopération

    De son côté, Magnus Brunner s’est dit satisfait du niveau de coopération existant avec la Tunisie et a fait part de sa compréhension de l’approche tunisienne concernant les causes de la migration.

    Le commissaire européen a également confirmé la volonté de l’UE de renforcer cette coopération, notamment sur la migration régulière, et de poursuivre son soutien financier et logistique à l’OIM.

    Au-delà des déclarations de principe, le compte rendu tunisien ne précise toutefois ni les modalités d’un éventuel renforcement de cette coopération, ni les montants concernés, ni un quelconque nouveau mécanisme décidé lors de cette rencontre.

    L’entretien apparaît ainsi davantage comme une réaffirmation des positions respectives et de la volonté de maintenir le dialogue que comme l’annonce d’une nouvelle étape dans le partenariat migratoire entre Tunis et Bruxelles.

    N.J

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *