Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a affirmé son soutien aux journalistes de La Presse entrés en sit-in pour protester contre la précarité persistante de leur situation professionnelle et sociale. Le syndicat a réclamé l’ouverture, dans les plus brefs délais, d’un dialogue entre les différentes parties prenantes afin de parvenir à une régularisation définitive et équitable de leur situation.
Dans un communiqué rendu public vendredi 25 septembre 2026, le SNJT a indiqué que plusieurs journalistes de l’établissement avaient décidé d’observer un sit-in pour dénoncer le maintien, depuis plusieurs années, de leurs contrats de travail dans une situation d’incertitude. L’absence de renouvellement de ces contrats les prive, selon le syndicat, de stabilité professionnelle et sociale ainsi que de garanties correspondant aux exigences d’un travail décent.
Soutenant leurs revendications, qu’il qualifie de légitimes, le syndicat a noté que le maintien, pendant des années, de situations professionnelles précaires et l’assujettissement de journalistes et de salariés de l’établissement à une instabilité prolongée constituent une atteinte à leurs droits professionnels et sociaux.
Pour le SNJT, le recours durable à des formes d’emploi précaires ne saurait constituer un mode normal de gestion des ressources humaines au sein d’une institution publique aussi ancienne que La Presse. Le syndicat a ainsi appelé à mettre un terme à une gestion fondée sur des contrats précaires dont la pérennité demeure indéfinie, sans perspective claire de régularisation.
Le SNJT met en cause la direction et la Présidence du gouvernement
Le SNJT a par ailleurs imputé à la Présidence du gouvernement la responsabilité politique et institutionnelle dans la persistance de cette situation, en sa qualité de partie chargée de la supervision des politiques publiques relatives aux entreprises et établissements publics.
Le syndicat a mis directement en cause la direction de La Presse, à laquelle il a demandé de prendre les mesures nécessaires pour régler ce dossier et de mettre fin à la gestion des parcours professionnels des journalistes et des salariés à travers des contrats précaires prolongés dans le temps, sans solution pérenne.
Face à cette situation, le SNJT a préconisé l’ouverture urgente d’un dialogue « responsable » réunissant l’ensemble des parties concernées pour parvenir à une issue définitive au dossier des journalistes concernés et garantir leurs droits professionnels et sociaux, après plusieurs années d’attente et d’incertitude.
Au-delà du seul dossier des journalistes en sit-in, le syndicat a inscrit cette revendication dans la problématique plus large de la réforme des médias publics, considérant que cette réforme ne saurait s’opérer au détriment des journalistes et des salariés, ni leur faire supporter le coût des difficultés administratives et financières auxquelles sont confrontées ces institutions.
Le SNJT a plaidé pour une réforme structurelle permettant d’assurer la pérennité des établissements médiatiques publics et de préserver leur indépendance, tout en garantissant les droits de leurs personnels.
Il a enfin appelé l’ensemble des structures syndicales et professionnelles de La Presse à coordonner leurs efforts pour défendre les droits des journalistes concernés, affirmant, en outre, se tenir prêt à recourir à « toutes les formes de mobilisation et les voies légales légitimes » afin de défendre leur droit à un emploi stable et digne.
N.J










