La présence de sangliers dans les zones habitées de Hammam-Lif s’est accentuée ces dernières années, au point que les rencontres avec ces animaux ne seraient désormais plus exceptionnelles. Le président du Conseil local de Hammam-Lif, Malek Toumi, a alerté, lundi 28 septembre 2026, sur une multiplication importante de leur population aux abords du mont Boukornine.
Intervenant dans la matinale de Jawhara FM, Malek Toumi réagissait à une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, montrant plusieurs sangliers à proximité d’une route. Un marcassin avait été percuté par une voiture, provoquant le retour immédiat des autres animaux vers le véhicule. L’incident s’est finalement terminé sans conséquences graves apparentes. Le président du Conseil local a salué le sang-froid de l’automobiliste, estimant que son comportement avait permis d’éviter un incident potentiellement plus sérieux.
Malek Toumi a expliqué que la présence de ces animaux devait notamment être mise en relation avec la proximité immédiate du mont Boukornine et l’extension progressive des constructions vers la montagne. « Est-ce lui qui s’est rapproché de nous ou est-ce nous qui sommes allés vers lui ? », s’est-il interrogé, soulignant que l’urbanisation avait progressivement gagné les abords du massif.
Il a surtout fait état d’une forte augmentation de la population de sangliers ces dernières années, attribuée à leur reproduction et, selon lui, à l’arrêt des opérations de chasse qui permettaient auparavant d’en réguler le nombre.
Malek Toumi a ainsi appelé à rétablir les autorisations permettant d’organiser des opérations de chasse, notamment avec les associations de chasseurs. Il a rappelé que des opérations de chasse touristique étaient également organisées par le passé durant certaines périodes de l’année. Selon lui, leur interruption a eu un effet direct sur la prolifération des sangliers.
Interrogé sur la présence de déchets susceptibles d’attirer les animaux, le responsable local a assuré que la municipalité avait intensifié ses opérations de nettoyage et d’élimination des points noirs. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’une participation des habitants pour éviter leur réapparition.
Quant à l’installation de barrières pour empêcher les sangliers de descendre vers les zones habitées, Malek Toumi a écarté cette piste comme solution suffisante, affirmant que certaines installations avaient déjà été endommagées. Il a maintenu que la régulation de leur population constituait, à ses yeux, la principale réponse au phénomène.
M.B.Z











Commentaire
Roufa
Au prix où se vend l’agneau aujourd’hui, ça ferait une bonne solution de rechange…….