La dépouille de Leïla Ben Salem, la ressortissante tunisienne tuée le 22 septembre 2026 à Montréal, doit être rapatriée en Tunisie mercredi 30 septembre, après l’achèvement des procédures administratives et légales et avec l’accord de sa famille. L’ambassade de Tunisie au Canada assure, parallèlement, continuer à suivre l’affaire auprès des autorités canadiennes.
Dans un communiqué publié dans la soirée du mardi 29 septembre 2026, la représentation diplomatique tunisienne précise que le rapatriement aura lieu à bord d’un vol Tunisair. Elle revient surtout sur les démarches engagées depuis le meurtre auprès des autorités canadiennes, tant pour accompagner la famille que pour suivre l’évolution de l’affaire et obtenir des éclaircissements sur les circonstances du drame.
Des démarches auprès des autorités canadiennes
L’ambassade indique avoir pris attache, avec le consulat de Tunisie à Montréal, avec les autorités fédérales canadiennes et québécoises dès qu’elle a été informée du drame, afin de recueillir les informations disponibles sur les circonstances du décès.
L’ambassadeur de Tunisie au Canada, Lassaad Boutara, et le consul de Tunisie à Montréal, Kamel Makkes, ont également pris contact avec la famille de Leïla Ben Salem pour lui présenter leurs condoléances et lui exprimer leur solidarité.
La représentation diplomatique affirme avoir, en outre, effectué des démarches officielles auprès du ministère fédéral canadien des Affaires étrangères. Elle dit avoir sollicité son intervention auprès des services compétents pour que « toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame » et que les suites judiciaires appropriées soient données, conformément aux procédures en vigueur, de manière à préserver les intérêts de la victime, de son enfant et de sa famille.
L’ambassade a également exprimé aux autorités canadiennes son appréciation pour l’hommage rendu à Leïla Ben Salem par la classe politique et parlementaire canadienne.
Un meurtre qui avait suscité des réactions au plus haut niveau
Leïla Ben Salem, âgée de 45 ans et employée de l’Agence du revenu du Canada, avait été tuée mardi 22 septembre dans son appartement situé boulevard René-Lévesque, à Montréal. Elle participait à une visioconférence professionnelle lorsqu’elle avait été agressée.
D’abord traitée comme une mort suspecte, l’affaire avait ensuite été qualifiée d’homicide par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui avait confié l’enquête à sa Section des crimes majeurs. Une personne d’intérêt avait été retrouvée et interrogée par les enquêteurs avant d’être relâchée, sans qu’aucune accusation ne soit portée contre elle. Selon les dernières informations disponibles, aucune arrestation n’avait alors été annoncée.
Le meurtre avait suscité une réaction jusque devant la Chambre des communes canadienne. Jeudi 24 septembre, le Premier ministre Mark Carney avait présenté ses condoléances à la famille, aux proches et aux collègues de Leïla Ben Salem, saluant « une employée respectée qui avait consacré ses efforts au service des Canadiens ». Le chef de l’Opposition officielle, Pierre Poilievre, avait lui aussi présenté ses condoléances.
Une semaine après le meurtre, le rapatriement de Leïla Ben Salem marque une nouvelle étape pour sa famille. Sur le plan judiciaire, l’affaire demeure ouverte, tandis que les autorités tunisiennes demandent aux autorités canadiennes de faire toute la lumière sur les circonstances du drame et d’y donner les suites judiciaires appropriées.
I.N.










