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Le congrès du PDL devant la justice à la veille de son ouverture

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Par Imen Nouira

    Le congrès national du Parti destourien libre (PDL), prévu samedi 3 et dimanche 4 octobre 2026, se retrouve devant la justice à quelques heures de son ouverture. Une action en référé a été engagée devant le Tribunal de première instance de Tunis afin d’obtenir l’arrêt des travaux du « Congrès de la fidélité ».

    La section Ariana-Ville du PDL a annoncé, vendredi 2 octobre 2026, que la chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis examinait une requête visant à empêcher la tenue du congrès. À l’issue de l’audience, le tribunal a mis l’affaire en délibéré afin de statuer sur une demande de report de son examen.

    Une demande de report au cœur de l’audience

    Lors de l’audience, la défense du parti a demandé le report de l’examen de l’affaire afin de prendre connaissance de la requête et de préparer les moyens de défense nécessaires.

    L’avocat de la partie demanderesse s’est opposé à cette demande et a maintenu sa requête visant à obtenir l’arrêt des travaux du congrès, invoquant le non-respect des procédures applicables à son organisation. Le tribunal a alors mis l’affaire en délibéré afin de statuer sur la demande de report et de déterminer la suite judiciaire à donner au dossier.

    Un congrès prévu dès samedi

    Le congrès doit notamment être consacré au renouvellement des structures dirigeantes du PDL. Le 23 septembre, le bureau politique du parti avait annoncé avoir accepté la candidature d’Abir Moussi à sa présidence. Un seul dossier avait été enregistré : celui de la présidente du parti, présenté par son avocat, Imed Kouraichi, en vertu d’un mandat de représentation et conformément aux procédures établies par le parti.

    Le rendez-vous intervient dans un contexte particulier pour le PDL. Abir Moussi est détenue depuis le 3 octobre 2023, date de son interpellation alors qu’elle se trouvait au bureau d’ordre de la présidence de la République pour déposer des recours visant des décrets présidentiels. En mars 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis l’a condamnée à dix ans de réclusion dans cette affaire. Le 29 septembre, la Cour de cassation a rejeté au fond deux pourvois de la défense contre des condamnations en appel à des peines de prison.

    À quelques heures de l’ouverture annoncée du congrès, la procédure engagée devant le Tribunal de première instance de Tunis place ainsi le rendez-vous du PDL au cœur d’une bataille judiciaire dont l’issue reste attendue.

    I.N.

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