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Inflation en Tunisie : Aram Belhaj alerte sur un risque de dépassement des 6% début 2027

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    L’inflation en Tunisie poursuit son accélération, avec un troisième mois consécutif de hausse. Dans un statut publié sur Facebook le 5 octobre 2026, l’économiste Aram Belhaj livre une lecture préoccupante des derniers chiffres et met en garde contre une possible aggravation de la situation au cours des prochains mois.

    Selon son analyse, le taux d’inflation est passé de 5,1% en juillet à 5,4% en août, avant d’atteindre 5,6% en septembre. L’économiste relève également une accélération de la hausse mensuelle des prix, signe d’une dynamique inflationniste qui tend à se renforcer.

    Une pression toujours concentrée sur l’alimentation et l’énergie

    Pour Aram Belhaj, le principal moteur de cette accélération demeure clairement lié aux produits alimentaires et à l’énergie. Il souligne toutefois que l’inflation sous-jacente, calculée hors alimentation et énergie, reste stable à 4,9% pour le deuxième mois consécutif.

    Cette évolution constitue, selon lui, un élément important dans l’interprétation des chiffres. Elle indique que le choc inflationniste s’étend à l’intérieur du panier alimentaire, sans s’être encore transformé en une inflation généralisée tirée par la demande.

    L’économiste attire surtout l’attention sur l’écart croissant entre les prix des produits alimentaires libres, qui affichent une hausse de 9,4%, et ceux des produits alimentaires encadrés, dont la progression se limite à 0,2%.

    Pour lui, cet écart qui se creuse de mois en mois constitue un risque structurel, puisqu’il contribue à accumuler un « coût de soutien caché » qui ne transparaît pas directement dans les statistiques d’inflation.

    Le taux directeur de la BCT sous pression

    Dans ce contexte, Aram Belhaj estime qu’il devient difficile pour la Banque centrale de Tunisie de maintenir durablement son taux directeur à 7% sans modification.

    Selon son analyse, le maintien de ce niveau pourrait compliquer davantage la situation, alors que les tensions inflationnistes se renforcent et que l’environnement économique demeure incertain.

    L’économiste établit également un lien avec l’approche de l’échéance de la loi de finances 2027. Si les grandes orientations déjà annoncées sont maintenues, il considère que le franchissement du seuil de 6% d’inflation au début de 2027 devient désormais un scénario central plutôt qu’une hypothèse marginale.

    Cette perspective pourrait être renforcée par la persistance des tensions régionales, qui risquent notamment d’alimenter les pressions sur les prix et les coûts.

    En guise de conclusion, Aram Belhaj résume son analyse par une formule volontairement imagée : la Tunisie s’apprêterait à vivre un « hiver chaud », qui ne serait pas moins intense que l’été 2026 qui vient de s’achever.

    S.F

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