Après les cafés, restaurants et commerces alimentaires, la municipalité de Tunis s’attaque désormais aux ateliers de mécanique, de tôlerie et de peinture automobile, dans le cadre de ses opérations de contrôle. Une nouvelle intervention menée dans la circonscription municipale de Sidi El Béchir a ciblé plusieurs établissements, notamment pour occupation excessive des trottoirs.
Dans un communiqué publié mercredi 7 octobre 2026, la municipalité de Tunis a annoncé avoir organisé une opération conjointe de contrôle visant plusieurs ateliers situés sur l’avenue du 9-Avril et la rue du Sahel, dans la circonscription municipale de Sidi El Béchir.
L’intervention, menée avec la participation des responsables des postes de police municipale de Sidi El Béchir et de Séjoumi, ainsi que des agents chargés du contrôle sanitaire, visait à lutter contre l’occupation excessive des trottoirs par ces établissements.
Seize procès-verbaux et trois opérations de saisie
Selon le bilan communiqué par la municipalité, les équipes mobilisées ont dressé seize procès-verbaux pour infractions aux règles sanitaires et procédé à trois opérations de saisie. Plusieurs convocations et avertissements ont également été adressés aux contrevenants.
La municipalité n’a toutefois pas précisé la nature des infractions sanitaires relevées ni celle des biens saisis.
Cette intervention met en lumière une problématique récurrente dans plusieurs quartiers de la capitale : l’occupation des trottoirs par certaines activités commerciales et artisanales. Les ateliers de mécanique et de carrosserie peuvent notamment empiéter sur la voie publique lorsque les espaces réservés aux piétons sont utilisés pour le stationnement, la réparation de véhicules ou le stockage de matériel, au détriment de la circulation piétonne.


Des cafés aux ateliers automobiles, des contrôles qui se multiplient
Cette nouvelle opération s’inscrit dans une série de campagnes engagées depuis plusieurs mois par la municipalité de Tunis pour lutter contre l’occupation anarchique du domaine public et les manquements aux règles d’hygiène.
Dès février 2026, la municipalité avait annoncé un renforcement des inspections visant les cafés, restaurants et commerces alimentaires. Elle avait notamment rappelé aux exploitants leurs obligations en matière de propreté, de gestion des déchets et de protection de l’environnement, sous peine de sanctions administratives et légales.
Les interventions se sont ensuite multipliées dans plusieurs circonscriptions de la capitale, notamment à El Khadra, El Menzah, Bab Souika et Sidi El Béchir.
Début juillet, les services municipaux avaient ainsi procédé à la démolition de cinq kiosques installés sans autorisation sur le domaine public, aux abords des hôpitaux de Bab Souika.
À Sidi El Béchir, une précédente campagne menée dans la nuit du 1er juillet avait déjà ciblé l’occupation abusive des trottoirs et de la chaussée par certains commerces. Elle s’était soldée par la saisie de mobilier et l’établissement de 21 procès-verbaux pour infractions sanitaires.
La multiplication de ces interventions témoigne de la volonté affichée par la municipalité de renforcer le contrôle des activités commerciales et artisanales et de faire respecter les règles d’occupation du domaine public.
Reste à savoir si cette succession d’opérations suffira à changer durablement les pratiques. Car si les contrôles se multiplient, la véritable mesure de leur efficacité sera moins le nombre de procès-verbaux dressés que la capacité des autorités municipales à empêcher la réoccupation des trottoirs une fois les agents repartis.
I.N.










