Un document publié ce lundi 12 octobre 2026 par Abdelwahab Hani révèle le gel des nouvelles demandes de départ à la retraite anticipée au sein de l’Université de Tunis. Daté du 1er septembre 2026, ce courrier, rendu public aujourd’hui, fait état du retour de l’ensemble des dossiers transmis aux services de tutelle, faute de pouvoir réunir la commission chargée de leur examen.
Adressée aux doyens et aux directeurs des instituts et écoles supérieures relevant de l’Université de Tunis, la correspondance est signée par le président de l’université, Slim Driss. Celui-ci indique que les services de tutelle ont renvoyé tous les dossiers soumis dans le cadre du programme de retraite anticipée.
En conséquence, il demande aux responsables des établissements concernés de ne plus transmettre ni accepter de nouvelles demandes, jusqu’à nouvel ordre du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Le courrier justifie le retour des dossiers et le gel de la réception des nouvelles demandes par l’impossibilité de réunir la commission chargée de leur examen.
Le dispositif de retraite anticipée est encadré par le décret-loi n° 21 du 28 décembre 2021 et le décret présidentiel n° 542 du 13 juin 2022.

Un dispositif légal paralysé dans la pratique
Dans un commentaire accompagnant le document qu’il a publié, Abdelwahab Hani s’interroge sur la portée juridique de cette mesure administrative. Il dénonce ce qu’il qualifie de « chaos juridique » et pose la question de savoir si un courrier administratif émanant d’une institution universitaire peut, dans les faits, bloquer l’application d’un dispositif encadré par des textes réglementaires.
Il soulève également le sort des enseignants universitaires et des chercheurs qui ont déposé leur demande en se fondant sur les textes en vigueur, avant d’apprendre que leurs dossiers avaient été retournés et que les nouvelles demandes n’étaient plus acceptées.
À ce stade, aucune explication complémentaire du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique n’est mentionnée dans le document. Les raisons pour lesquelles la commission ne peut se réunir, ainsi que les délais d’une éventuelle reprise de l’examen des dossiers, restent à clarifier.

S.H










