Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, mardi 13 octobre 2026, au palais de Carthage, une réunion du Conseil des ministres consacrée notamment à la situation générale du pays ainsi qu’aux projets de loi de finances et de budget économique pour l’année 2027.
Selon un communiqué de la présidence de la République publié tôt dans la matinée de mercredi 14 octobre, le chef de l’État a insisté, à l’ouverture de la réunion, sur le lien entre investissement et stabilité sociale. Il a estimé que l’investissement ne pouvait porter ses fruits que dans un climat de stabilité sociale fondé sur la justice et l’équité.
Kaïs Saïed a également réaffirmé que la satisfaction des besoins des citoyens dans les différents domaines et dans toutes les régions du pays demeurait au premier rang des priorités.
Abordant le projet de loi de finances pour 2027, le président de la République a mis en avant son orientation vers la réalisation de la justice sociale et l’allègement de la pression fiscale. Il a considéré que les divergences d’opinions autour de ce texte étaient naturelles, tout en affirmant qu’il ne pouvait y avoir de divergence lorsqu’il s’agissait de la patrie, ni de négligence à l’égard du droit des citoyens à une vie digne.
Le chef de l’État a souligné que les citoyens n’étaient pas de simples chiffres, mais des êtres humains disposant de droits naturels que chaque responsable devait œuvrer à concrétiser. Il a appelé les responsables à surmonter les difficultés faisant obstacle à la réalisation de ces droits, tout en évoquant les sacrifices des martyrs, les souffrances des blessés, ainsi que les aspirations et les espoirs du peuple tunisien.
« Notre peuple attend aujourd’hui des réalisations à la hauteur de ses attentes et de ses aspirations », a affirmé Kaïs Saïed, selon le communiqué. Il a assuré que ces attentes ne seraient pas déçues, que l’État poursuivrait son chemin et que la volonté du peuple se concrétiserait sur le terrain, « avec l’aide de Dieu ».
Le président de la République a enfin adressé une mise en garde à ceux qui, selon ses termes, s’imagineraient pouvoir faire pression sur l’État ou perturber le fonctionnement normal de ses rouages. « Ils se trompent d’adresse », a-t-il déclaré, avant d’affirmer que « la pleine lune finira par apparaître », que les ennemis et ceux qui les soutiennent, ouvertement ou secrètement, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, le veuillent ou non.
R.B.H











3 commentaires
Roberto Di Camerino
Le Sphinx de Carthage n’était manifestement pas préparé à gouverner un pays. Il confond encore la présidence d’une République avec la direction d’une caserne.
Dans son univers politique, toute critique devient un complot, toute contestation une menace et tout opposant un ennemi de la nation. Son vocabulaire obsessionnel — « perturber », « faire pression », « comploter », « déstabiliser » — trahit une incapacité profonde à comprendre les principes les plus élémentaires de la démocratie.
Faudrait-il donc que les Tunisiens applaudissent ses frasques, bénissent ses échecs et se taisent devant ses dérives pour mériter le titre de bons citoyens ?
Dans les pays démocratiques, l’opposition n’est pas un crime, mais une nécessité. Elle est le contre-pouvoir qui protège la nation contre l’arbitraire et rappelle aux dirigeants qu’ils ne sont que des serviteurs temporaires du peuple, et non ses propriétaires.
Le véritable problème du Sphinx de Carthage, ce n’est pas qu’il ait des opposants. C’est qu’il ne supporte pas qu’on lui rappelle qu’il n’est ni infaillible, ni irremplaçable, ni éternel.
La Tunisie n’a pas besoin d’un sauveur autoproclamé. Elle a besoin d’un président qui comprenne enfin que gouverner n’est pas régner et que contredire le chef n’est pas trahir la patrie.
Mhammed Ben Hassine
[la pleine lune finira par apparaître]
Ok mais pouvons savoir quand
Hannibal
Il ne faut pas confondre État et dirigeants de l’État :
Les dirigeants partiront un jour mais l’État reste.
Donc la pression est sur les dirigeants et leurs discours lunaires ne sont pas dignes de l’État.