De nouveaux éléments ont été révélés, mercredi 14 octobre 2026, concernant le meurtre d’Amel Ghazouani, dont le corps a été retrouvé enterré dans une maison abandonnée à Jendouba Nord. Deux de ses collègues de travail, un homme et une femme, seraient impliqués dans ce crime, dont le mobile présumé serait lié à une relation extraconjugale.
Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, le correspondant de la radio à Jendouba, Rafik Ayadi, a rapporté que la victime aurait découvert une liaison entre les deux suspects, employés dans le même établissement qu’elle. Ils auraient redouté que cette relation soit révélée.
D’après les éléments rapportés, les deux suspects auraient alors décidé de se débarrasser de leur collègue. Amel Ghazouani serait montée dans la voiture du principal suspect, prenant place sur le siège avant, tandis que la femme se serait installée à l’arrière du véhicule. Cette dernière aurait étranglé la victime à l’aide d’un foulard durant le trajet.
Les suspects auraient ensuite transporté Amel Ghazouani jusqu’à une maison abandonnée appartenant à l’oncle de l’homme, où son corps aurait été jeté dans une fosse d’environ huit mètres de profondeur, puis recouvert de pierres, de terre et de matériaux de construction.
Selon les déclarations du suspect rapportées par Rafik Ayadi, la victime aurait encore été en vie au moment de son ensevelissement. Un élément particulièrement grave qui devra être confirmé par les résultats de l’autopsie et les investigations judiciaires.
Le correspondant a également précisé que le principal suspect serait retourné sur les lieux durant trois jours consécutifs afin de poursuivre le remblayage de la fosse. Les deux suspects auraient, entre-temps, continué à exercer normalement leur activité professionnelle.
Lors de ses premières déclarations aux enquêteurs, l’homme aurait affirmé avoir agi seul, avant de reconnaître l’implication de sa collègue.
La découverte du lieu d’ensevelissement avait donné lieu, mardi 13 octobre, à une importante opération d’exhumation du corps. Entamée vers 8 heures, celle-ci avait nécessité l’intervention d’une pelleteuse mécanique et s’était poursuivie pendant près de neuf heures. La dépouille, qui présentait déjà des signes de décomposition, avait finalement été extraite vers 17 heures, en présence des autorités compétentes.
Le corps avait ensuite été transféré à l’hôpital universitaire de Jendouba pour autopsie, afin de déterminer les causes exactes du décès.
Cette affaire, survenue après près de deux semaines de disparition de la victime, a profondément bouleversé les habitants de Jendouba.
M.B.Z










