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Troubles respiratoires du sommeil chez l’enfant : 28% concernés, l’urgence du dépistage précoce

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Par Nadya Jennene

    Près de 28% des enfants souffrirent de troubles du sommeil liés à des problèmes respiratoires, selon une étude présentée vendredi 16 octobre 2026 par l’Association tunisienne de médecine du sommeil. Cette prévalence souligne l’importance du dépistage précoce de ces troubles, dont les répercussions peuvent affecter le développement et la santé des enfants à court comme à long terme.

    S’exprimant au micro de la Radio nationale en marge du congrès national de médecine du sommeil, la présidente de l’association Dr Leïla Gharbi, a précisé que l’étude reposait sur un questionnaire ayant recueilli les réponses de plus de 3 300 parents et médecins issus de différentes régions du pays.

    Les troubles respiratoires du sommeil chez l’enfant peuvent se manifester par des ronflements fréquents, une respiration difficile ou bruyante, des pauses respiratoires pendant la nuit ou encore un sommeil agité. Ils peuvent notamment être associés à un syndrome d’apnées obstructives du sommeil, caractérisé par des interruptions répétées de la respiration dues à une obstruction partielle ou complète des voies aériennes supérieures.

    Ces perturbations empêchent l’enfant de bénéficier d’un sommeil suffisamment réparateur, même lorsque la durée de repos semble adéquate. Or, le sommeil joue un rôle essentiel dans la croissance, la maturation cérébrale, la consolidation de la mémoire et les mécanismes d’apprentissage.

    Un sommeil de mauvaise qualité peut ainsi se traduire par une fatigue persistante, des difficultés de concentration, des troubles de la mémoire et une baisse des performances scolaires. Chez certains enfants, le manque de sommeil se manifeste également par de l’irritabilité, une agitation inhabituelle ou des difficultés à réguler leurs émotions. Ces symptômes peuvent parfois être confondus avec des troubles du comportement ou de l’attention, ce qui retarde l’identification de leur origine.

    Sur le plan physique, les troubles respiratoires du sommeil peuvent, lorsqu’ils sont importants et persistants, perturber la croissance et être associés à des complications cardiovasculaires et métaboliques. La fragmentation répétée du sommeil et les baisses d’oxygénation qui accompagnent certaines formes d’apnées constituent notamment des facteurs de risque qui justifient une prise en charge adaptée.

    Dr Leïla Gharbi a insisté sur la nécessité de repérer et de traiter ces troubles dès l’enfance afin de prévenir leurs répercussions sanitaires à l’âge adulte. Le dépistage repose notamment sur l’identification des symptômes nocturnes et des manifestations diurnes susceptibles de signaler un sommeil perturbé.

    L’enjeu est d’autant plus important que les troubles du sommeil chez l’enfant ne relèvent pas uniquement du confort nocturne. Lorsqu’ils persistent sans être diagnostiqués, ils peuvent compromettre le bien-être quotidien, les apprentissages et la santé à long terme. Leur reconnaissance précoce constitue donc un volet important de la prévention pédiatrique.

    N.J

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