Les investissements directs étrangers (IDE) ont permis de créer 14.085 emplois en Tunisie en 2025, hors secteur de l’énergie. C’est ce qui ressort des données communiquées par le ministère de l’Économie et de la Planification à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), en réponse à une question écrite du député Abdelhalim Boussema sur les retombées concrètes de la hausse des investissements étrangers sur l’emploi et la croissance.
Selon le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les investissements directs étrangers ont progressé de 30,1% en 2025 par rapport à 2024, pour atteindre 3.506,5 millions de dinars.
Les industries manufacturières captent près de 63% des investissements
D’après les données publiées sur le site officiel de l’ARP, les industries manufacturières ont accaparé la plus grande part des investissements étrangers directs, avec 2.194,1 millions de dinars, soit 62,6% du total.
Le secteur des services arrive en deuxième position, avec 657,9 millions de dinars, représentant 18,8% des investissements. Il est suivi par le secteur de l’énergie, qui a enregistré 570,8 millions de dinars, soit 16,3%, tandis que l’agriculture a attiré 83,7 millions de dinars, équivalant à 2,4% du total.
Plus de 10.000 emplois issus de projets d’extension
Hors secteur de l’énergie, 921 opérations d’investissement ont été enregistrées en 2025, pour un montant total de 2.935,7 millions de dinars. Parmi elles, 102 projets de création ont permis de générer 3.914 emplois, tandis que 819 projets d’extension ont contribué à la création de 10.171 postes supplémentaires.
Au cours de la même année, plusieurs projets importants sont entrés en phase de réalisation et de production effective dans des secteurs à forte valeur ajoutée. Le ministère cite notamment la fabrication de composants automobiles, les industries de précision, les équipements médicaux et les nouvelles technologies. Ces projets ont contribué à la création de nouvelles opportunités d’emploi.
Des investissements concentrés dans certains districts
Sur le plan géographique, les investissements étrangers directs se sont principalement concentrés dans les deuxième et troisième districts, qui ont capté respectivement 64% et 17,3% des flux enregistrés.
Les premier, quatrième et cinquième districts se sont partagé les 18,7% restants.
Une hausse qui ne se traduit pas automatiquement par une croissance immédiate
Le ministère de l’Économie et de la Planification souligne toutefois que la progression des investissements étrangers directs ne se traduit pas nécessairement par une hausse équivalente et immédiate des différents indicateurs économiques. Le lien entre les flux d’investissement et leurs retombées dépend de plusieurs facteurs, notamment la nature des investissements attirés, leur répartition sectorielle et les caractéristiques des projets réalisés.
Concernant le suivi statistique, le ministère précise qu’un mécanisme de coordination associe les organismes nationaux chargés du suivi des investissements étrangers, notamment l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa) et la Banque centrale de Tunisie. Cette coordination vise à assurer la cohérence et l’actualisation des données.
Le rapport annuel élaboré par la Fipa indique également que les données relatives aux investissements étrangers sont établies conjointement avec les structures publiques concernées, dans le cadre d’une coordination entre les différentes institutions.


S.H










