Les épisodes de chaleur prolongée se multiplient à travers le monde, avec des conséquences sur les activités humaines, notamment l’agriculture. L’expert en climatologie Hamdi Hached est revenu, mercredi 21 octobre 2026, sur ce phénomène et ses répercussions, lors de son intervention sur Jawhara FM.
L’expert a expliqué que l’expression « tempête thermique », apparue récemment, désignait une extension des épisodes de chaleur sur de vastes zones géographiques, pouvant persister pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Il a évoqué une nette augmentation de la fréquence de ces phénomènes, indiquant que leur nombre était passé d’une moyenne d’environ cinq épisodes annuels dans les années 1960 à 102 aujourd’hui. Il a toutefois précisé que cette appellation relevait encore d’une classification analytique et ne constituait pas une catégorie scientifique officiellement établie.
Des précipitations intenses aux origines différentes
Interrogé sur les fortes pluies enregistrées ces derniers jours, Hamdi Hached a distingué les phénomènes thermiques de grande ampleur des perturbations météorologiques locales.
Il a expliqué que les précipitations intenses pouvaient notamment résulter de la température élevée des eaux méditerranéennes et de leur interaction avec des masses d’air froid.
L’expert a également attiré l’attention sur les difficultés des infrastructures à absorber d’importantes quantités de pluie en peu de temps. Il a rappelé que cinquante millimètres de précipitations représentaient 500.000 litres d’eau par hectare, soulignant l’importance de la durée des épisodes pluvieux dans l’évaluation des risques d’inondation.
Des pratiques agricoles appelées à évoluer
Hamdi Hached a particulièrement insisté sur les transformations progressives des saisons agricoles. Les périodes de semis, les calendriers des cultures et les pratiques traditionnellement adoptées par les agriculteurs sont, d’après lui, appelés à évoluer pour s’adapter aux nouvelles conditions climatiques.
Il a estimé que les repères agricoles transmis de génération en génération ne correspondaient plus systématiquement aux réalités météorologiques actuelles.
Concernant les causes de ces évolutions, il a notamment cité l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre, qui contribue à intensifier et à prolonger les épisodes de chaleur. Des phénomènes naturels, comme El Niño, peuvent également en amplifier les effets.
Enfin, Hamdi Hached a insisté sur la nécessité d’anticiper ces changements et de se préparer dès maintenant à la prochaine saison estivale, sans affirmer pour autant que l’été 2027 serait nécessairement plus chaud que celui de 2026.
M.B.Z










