L’Union régionale du travail (URT) de Nabeul a dénoncé, mercredi 21 octobre 2026, la multiplication des tensions sociales dans plusieurs entreprises de la région, particulièrement dans le secteur privé. Dans un communiqué, son bureau exécutif accuse certains employeurs de violations répétées de la législation du travail et appelle les autorités régionales à intervenir pour protéger les droits des travailleurs.
L’organisation syndicale estime que les tensions sociales sont devenues récurrentes sur les lieux de travail, dans un contexte marqué, selon elle, par des pratiques abusives et des atteintes aux droits des salariés.
Trois entreprises pointées du doigt
L’URT de Nabeul cite notamment les entreprises Nani, à Béni Khalled, Katex, à Kélibia, et Medatex, à El Mida, où elle dénonce des dépassements répétés. Elle affirme que des travailleuses de ces établissements sont victimes de licenciements qu’elle qualifie d’abusifs et injustifiés.
Le bureau exécutif souligne que l’encouragement de l’investissement étranger ne saurait justifier le non-respect de la législation du travail. Il rappelle que les investisseurs bénéficiant des incitations et des avantages accordés par l’État tunisien restent tenus de respecter leurs obligations envers les salariés.
L’organisation syndicale considère le respect du droit du travail, de la souveraineté nationale et de la loi comme une exigence qui doit s’appliquer à tous, sans exception.
L’UGTT met en cause les autorités régionales
Dans son communiqué, l’URT de Nabeul tient les autorités régionales pour responsables de la persistance de ces dépassements, leur reprochant de ne pas prendre les mesures légales et dissuasives nécessaires à la protection des travailleurs.
Elle déplore également le recul de l’efficacité des mécanismes de contrôle relevant des institutions publiques concernées et réclame leur activation urgente et rigoureuse, sans discrimination ni favoritisme.
Le syndicat dénonce, par ailleurs, l’interruption de l’encadrement institutionnel des séances de négociation et le blocage du dialogue social, qui auraient, selon lui, accentué les tensions entre salariés et employeurs.
Il critique également ce qu’il présente comme une politique consistant à criminaliser les mouvements de protestation spontanés des travailleurs, tandis que les atteintes à leurs droits resteraient sans réponse appropriée.
Un appel à la mobilisation
Face à cette situation, l’URT de Nabeul réclame la réintégration immédiate de l’ensemble des travailleuses et travailleurs licenciés abusivement, ainsi que l’application urgente de la loi.
Elle appelle enfin les salariés de la région à renforcer leur unité et leur mobilisation, en se préparant à recourir à toutes les formes de lutte syndicale légitimes pour défendre leur dignité, leurs droits et leurs revendications sociales.
S.H










