Le syndicat des commerçants du Palmarium, au centre-ville de Tunis, a adressé une lettre officielle et ouverte au ministre de l’Intérieur, l’appelant à intervenir en urgence pour préserver l’activité commerciale et touristique de l’avenue Habib Bourguiba. Il propose de déplacer les manifestations et les rassemblements vers l’avenue Mohamed V afin de limiter les perturbations qui affectent régulièrement les commerces du secteur.
Dans cette correspondance datée du 20 octobre 2026 et signée par son président, Jamel Eddine Aïssaoui, le syndicat affirme que la répétition des marches et des rassemblements sur l’avenue Habib Bourguiba, accompagnés de fermetures de commerces, d’embouteillages et d’un important dispositif sécuritaire, menace directement les revenus de centaines de commerçants, de professionnels et de salariés.
Des pertes commerciales et une attractivité en recul
Le syndicat décrit une situation devenue particulièrement difficile pour les investisseurs du centre commercial Palmarium et les commerces environnants. Il évoque notamment la baisse du pouvoir d’achat, les charges locatives et les obligations financières quotidiennes auxquelles les professionnels doivent faire face.
Selon la lettre, la fermeture répétée du centre commercial, même pendant quelques heures, entraîne la perte d’occasions de vente et occasionne des pertes financières supplémentaires pour des commerçants déjà confrontés à des difficultés économiques.
La multiplication de ces perturbations contribuerait également, selon les signataires, à réduire l’attractivité du centre-ville de Tunis comme destination commerciale et touristique, aussi bien pour les citoyens que pour les visiteurs étrangers. Le syndicat estime que cette situation affecte l’ensemble des activités économiques de la zone.
L’avenue Mohamed V proposée comme alternative
Pour remédier à cette situation, le syndicat propose au ministère de l’Intérieur de déplacer l’organisation des manifestations et des rassemblements vers l’avenue Mohamed V. Il présente cette option comme une solution susceptible de limiter les perturbations de l’activité commerciale et de réduire les fermetures du centre commercial Palmarium.
Les commerçants précisent toutefois que leur démarche ne vise pas à remettre en cause le droit constitutionnel de manifester et de s’exprimer. Ils affirment respecter ces libertés, dans le cadre des dispositions légales et des mesures de sécurité nécessaires.
À travers cette demande, le syndicat plaide pour un compromis entre l’exercice des libertés publiques et la préservation de l’activité économique. Il appelle ainsi les autorités à trouver une solution permettant de protéger les moyens de subsistance de centaines de familles et de redonner au cœur de la capitale son dynamisme commercial et touristique.

S.H











