La ville d’Agareb, dans le gouvernorat de Sfax, a connu une nuit de tensions et de protestations après le décès d’un homme, mercredi 21 octobre 2026. Le monsieur avait mis le feu à son corps la veille devant le siège de la délégation. Des manifestants ont brûlé des pneus et bloqué plusieurs axes routiers, tandis que des affrontements avec les forces de l’ordre étaient signalés.
La colère a gagné Agareb dans la nuit de mercredi à jeudi. Dans cette ville du gouvernorat de Sfax, la mort d’un homme, qui s’était immolé par le feu mardi 20 octobre devant le siège de la délégation, a déclenché des mouvements de protestation et des affrontements avec les forces de l’ordre.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des feux allumés sur plusieurs routes et des scènes de confrontation nocturne entre des habitants et les policiers. Selon les informations relayées par des médias locaux, des manifestants ont notamment brûlé des pneus et bloqué plusieurs axes routiers, exprimant leur colère après l’annonce du décès.
Un geste désespéré, puis la colère
Mardi 20 octobre, l’homme s’était immolé par le feu devant le siège de la délégation d’Agareb. Grièvement brûlé, il avait été transporté en urgence à l’hôpital universitaire Habib Bourguiba de Sfax. Il a succombé à ses blessures le lendemain, mercredi 21 octobre.
Selon le média local Histoire de Sfax, le défunt était âgé d’environ 45 ans, marié et père de famille. Les circonstances précises de son geste n’ont toutefois pas été établies publiquement à ce stade.
L’annonce de sa mort a provoqué une vive émotion dans la ville, rapidement suivie de manifestations. Des habitants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme la persistance de la marginalisation et la dégradation des conditions de vie et de la situation sociale, des difficultés qui, selon eux, alimentent le désespoir.
Agareb de nouveau sous tension
Les scènes de protestation survenues dans la nuit de mercredi à jeudi ont replacé Agareb sous les projecteurs, sur fond de colère sociale. Les images diffusées en ligne témoignent d’une situation tendue, marquée par des incendies de pneus et des face-à-face avec les forces de l’ordre.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’établir précisément les circonstances qui ont conduit l’homme à s’immoler, ni de déterminer l’ensemble des revendications portées par les manifestants. Aucun bilan officiel des affrontements n’a été communiqué dans les éléments consultés.
La mort de cet homme et les réactions qu’elle a suscitées posent, une nouvelle fois, la question du désespoir social et du sentiment d’abandon exprimé par une partie de la population. À Agareb, la nuit de colère qui a suivi son décès rappelle combien un drame individuel peut devenir le point de départ d’une mobilisation collective lorsque les frustrations s’accumulent.
R.B.H










