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Budget 2027 : ministères, présidences et Parlement, qui gagne et qui perd ?

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Par Imen Nouira

    Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit une augmentation des dépenses publiques de 8,4%, à 68,895 milliards de dinars, contre 63,575 milliards en 2026. Si la majorité des ministères bénéficieraient d’une hausse de leurs dotations, certains enregistreraient des réductions. L’industrie, les mines et l’énergie affichent la progression la plus importante, essentiellement sous l’effet de l’augmentation des subventions aux hydrocarbures, tandis que le ministère de l’Économie et de la Planification subit la baisse la plus marquée. Les budgets des deux présidences et des deux chambres parlementaires connaissent également des évolutions contrastées.

    Le rapport accompagnant le projet de budget de l’État pour 2027 fait ressortir une augmentation globale des dépenses de 5,32 milliards de dinars par rapport à la Loi de finances 2026. Les 68,895 milliards de dinars prévus correspondent aux dépenses du budget de l’État, hors remboursement du principal de la dette publique.

    L’examen des crédits révèle toutefois des écarts importants entre les différents départements et institutions. Sur les 24 ministères, 22 verraient leurs dotations augmenter, tandis que deux enregistreraient une diminution.

    L’industrie en tête des hausses, portée par les subventions aux hydrocarbures

    La progression la plus importante concerne le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, dont le budget passerait de près de 5,33 milliards de dinars en 2026 à 7,89 milliards en 2027, soit une progression de 48,2%. En valeur absolue, l’augmentation dépasserait 2,56 milliards de dinars.

    Cette augmentation s’explique essentiellement par les subventions aux hydrocarbures, qui passeraient de 4,99 milliards de dinars en 2026 à 7,09 milliards en 2027, soit une hausse de près de 2,1 milliards de dinars. Hors subventions, les crédits du ministère s’élèveraient à environ 800,2 millions de dinars en 2027.

    Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors arriverait en deuxième position en termes de progression relative, avec une hausse de 15,6%, portant son budget de 287 à 331,69 millions de dinars.

    Il serait suivi du ministère de la Défense nationale, dont les crédits augmenteraient de 12,3%, passant de 5,01 à 5,63 milliards de dinars.

    Le ministère des Finances enregistrerait, pour sa part, une hausse de 10,1%, avec une enveloppe de 1,63 milliard de dinars, contre près de 1,48 milliard en 2026.

    À l’inverse, le ministère de l’Économie et de la Planification subirait la diminution la plus importante, avec une baisse de 11,3%. Son budget passerait de 895,33 à 794,1 millions de dinars, soit une réduction de plus de 101 millions de dinars.

    Le ministère du Commerce et du Développement des exportations enregistrerait également un recul de 0,9%, ses crédits passant de 4,26 à 4,22 milliards de dinars.

    En 2027, les subventions aux produits de base représenteraient 4,04 milliards de dinars sur cette enveloppe. Hors subventions, le budget du ministère atteindrait environ 187,6 millions de dinars.

    Parmi les ministères bénéficiant d’une augmentation, les progressions les plus modestes concerneraient les Affaires sociales (+3,3%), l’Emploi et la Formation professionnelle (+3,9%), le Transport (+4,3%) et l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique (+4,4%).

    L’Éducation conserve le budget le plus élevé

    Le ministère de l’Éducation conserverait la première place en matière de dotations budgétaires, avec 9,18 milliards de dinars prévus en 2027, contre 8,7 milliards en 2026, soit une augmentation de 5,6%.

    Il serait suivi du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, avec 7,89 milliards de dinars, puis du ministère de l’Intérieur, dont le budget atteindrait 6,56 milliards de dinars, contre 6,24 milliards en 2026 (+5,1%).

    Le ministère de la Défense nationale occuperait la quatrième place avec près de 5,63 milliards de dinars, suivi du ministère de la Santé, dont les crédits progresseraient de 9%, pour atteindre 4,74 milliards de dinars.

    Ce classement repose sur les dotations globales inscrites au projet de budget, subventions comprises.

    À l’autre extrémité du classement, le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières disposerait du budget ministériel le plus faible, avec 103,1 millions de dinars.

    Il serait suivi du ministère du Tourisme, avec 182,14 millions de dinars, du ministère des Technologies de la communication, avec 215,6 millions de dinars, puis de celui des Affaires religieuses, avec 219,65 millions de dinars. Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Seniors clôturerait ce classement des cinq plus faibles budgets ministériels, avec 331,69 millions de dinars.

    Présidences et Parlement : des évolutions contrastées

    Le budget de la présidence de la République passerait de 229,71 millions de dinars en 2026 à près de 248,58 millions en 2027, soit une augmentation de 8,2%.

    La présidence du gouvernement bénéficierait d’une progression nettement plus limitée, de 0,3%, avec une enveloppe de 285,3 millions de dinars, contre 284,5 millions en 2026.

    Du côté du Parlement, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) enregistrerait une légère diminution de ses dotations, de 0,3%, son budget passant de 48,88 à 48,75 millions de dinars.

    En revanche, le Conseil national des régions et des districts (CNRD) bénéficierait d’une hausse de 34,5%, avec un budget de 32,41 millions de dinars, contre 24,09 millions en 2026.

    Les deux chambres parlementaires disposeraient ainsi d’un budget cumulé de près de 81,16 millions de dinars en 2027, contre 72,96 millions en 2026, soit une augmentation de 11,2%.

    Ces évolutions traduisent des choix de répartition différenciés entre les ministères et les institutions. Si la plupart des missions bénéficieraient de crédits supplémentaires, l’ampleur des hausses varierait considérablement, certaines étant largement liées au poids des subventions plutôt qu’à une augmentation des moyens propres des départements concernés.

    Les montants présentés correspondent aux prévisions inscrites dans le projet de budget de l’État pour 2027 et restent susceptibles d’évoluer au cours de son examen parlementaire.

    Je reprends les trois tableaux, avec une présentation propre et prête à publier. Je conserve tous les montants en millions de dinars (MD) et les taux d’évolution.

    Budget 2027 : évolution des dotations des ministères et des institutions de l’État par rapport à 2026

    I.N.

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    1. jamel.tazarki

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      23 octobre 2026 | 20h48

      Introduction: Comparer le salaire d’un dirigeant au Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) de son propre pays permet de mesurer l’écart social interne et le niveau des inégalités de rémunération au sein de l’État. En analysant les données de mai 2026, les résultats mettent en évidence une fracture sociale radicalement différente entre la Tunisie et l’Allemagne.

      A) Les chiffres du salaire minimum (Données 2026)
      –>
      a1) En Tunisie (Régime de 48h/semaine) : Le SMIG mensuel a été revalorisé par décret officiel à 554,736 TND.
      ———————
      a2) En Allemagne (Base temps plein ~160h/mois) : Le salaire minimum légal est fixé à 13,90 € de l’heure, ce qui équivaut à environ 2 224 € bruts par mois

      B) Le calcul du multiple (Combien de SMIG dans le salaire du dirigeant ?)
      b1) Tunisie (Kaïs Saïed) : 17000 : 554,736 = 30,6
      Le président tunisien gagne un peu plus de 30 fois le salaire minimum de son pays
      ———————
      b2) Allemagne (Chancelier Friedrich Merz) : 31000 : 2224 = 13,9
      Le chancelier allemand gagne environ 14 fois le salaire minimum de son pays.

      C) Les conclusions économiques et sociales:
      –>
      c1) Un écart social interne deux fois plus grand en Tunisie : Le coefficient multiplicateur entre le chef de l’État et le travailleur le plus modeste est deux fois plus élevé en Tunisie qu’en Allemagne (30,6 contre 13,9). Le sommet de la pyramide étatique tunisienne reste très déconnecté de la base salariale par rapport aux standards d’Europe de l’Ouest
      ———————
      c2) La fragilité du pouvoir d’achat des citoyens : En Allemagne, le salaire minimum (2 224 €) permet une insertion économique de base. En Tunisie, un SMIG à 554 TND (environ 165 €) couvre à peine les besoins vitaux en période de forte inflation. L’écart de 30 fois paraît donc socialement plus lourd à accepter pour la population locale.
      ———————
      c3) La structure des hauts salaires politiques : Dans les démocraties occidentales, le salaire des ministres et chanceliers est volontairement encadré pour ne pas paraître disproportionné face au secteur privé ou aux classes populaires. Dans les pays en développement, les grilles salariales de la haute fonction publique maintiennent souvent un standard « aristocratique » hérité de l’histoire constitutionnelle, créant un fort contraste avec la réalité du marché du travail.
      ———————
      Conclusion : Kais Saied ne donne pas l’exemple. Il oblige les banques et les PME à faire du social, alors que son salaire est totalement injuste !

      D) La comparaison entre le salaire de Kaïs Saïed et celui du chancelier allemand (actuellement Friedrich Merz, selon les données récentes de mai 2026, lorsqu’ils sont rapportés à la richesse produite par leur pays respectif (PIB), révèle un écart de proportions frappant.
      –>
      d1) Les chiffres de référence (Estimations 2024-2026)
      d1.1) Tunisie (Kaïs Saïed) :
      – Salaire mensuel : 17 000 dinars tunisiens (TND).
      – PIB annuel estimé : Environ 175 milliards de TND.
      d1.2) Allemagne (Chancelier Friedrich Merz) :
      – Salaire mensuel : Environ 31 000 € (incluant les indemnités de fonction et le mandat de député).
      – PIB annuel estimé : Environ 4 329 milliards €
      ———————
      d2) Le calcul du ratio relatif (Salaire mensuel / PIB annuel)
      Pour comparer, nous calculons le ratio du salaire annuel par rapport au PIB.
      d2.1) Ratio Tunisie :
      17 000 : 175000000000 = 0,00000971%
      d2.2) Ratio Allemagne :
      31 000 : 4329000000000 = 0.000000716

      E) Analyse et Conclusions
      e1) Le salaire mensuel de Kaïs Saïed représente une part du PIB tunisien environ 13,5 fois supérieure à celle du salaire du chancelier allemand par rapport au PIB de l’Allemagne.
      ———————
      e2) De cette comparaison, on peut tirer les conclusions suivantes :
      e2.1) Disparité du pouvoir d’achat institutionnel : Bien que le salaire nominal du chancelier allemand soit bien plus élevé en valeur absolue (converti en euros), il pèse beaucoup moins sur la richesse nationale. Cela souligne la fragilité économique de la Tunisie face à ses dépenses de fonctionnement.
      ———————
      e2.2) Indice de développement : Dans les économies très développées (comme l’Allemagne), la richesse nationale est si colossale que même les hauts salaires des dirigeants deviennent statistiquement « invisibles » par rapport au PIB. En Tunisie, l’écart entre la richesse globale et les rémunérations de la haute fonction publique est plus visible, ce qui alimente souvent les débats sur le coût de la vie et les inégalités.

      F) Le budget du palais de Carthage
      f1) La période de transition démocratique (2011 – 2014)
      f1.1) Après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali, le président Dr. Moncef Marzouki a fait passer Le budget de la présidence tunisienne d’environ 60 millions de dinars en 2011 à près de 80 millions de dinars en 2014. Malgré la volonté affichée de Dr. Moncef Marzouki de réduire le train de vie de l’État (vente de voitures présidentielles, baisse symbolique de son salaire), le budget a augmenté en raison de l’intégration massive de personnels!
      –> @Dr. Moncef Marzouki, je vous prie de me corriger si mes données ne sont pas correctes!
      f1.2) Le mandat de Béji Caïd Essebsi (2015 – 2019)
      Avec l’élection de Béji Caïd Essebsi, la présidence a cherché à restaurer le « prestige de l’État » (Heybat Al-Dawla), ce qui s’est traduit par une explosion budgétaire. Le budget de la présidence tunisienne a ainsi franchi la barre des 100 millions pour atteindre 124 millions de dinars en 2019. Une hausse spectaculaire de +55 % en cinq ans.
      f1.3) L’ère Kaïs Saïed (Depuis fin 2019)
      À son arrivée, Kaïs Saïed a adopté un discours populiste axé sur l’austérité et le refus du gaspillage. Pourtant, les chiffres budgétaires de la présidence tunisienne ont continué de grimper pour atteindre les 248,58 millions de dinars en 2027! Oui, Carthage nous coûte actuellement plus de 248,58 millions de dinars par an, alors qu’au temps du dictateur Ben Ali, Carthage ne nous coûtait que 60 millions de dinars.
      –>
      @Mr. Kais Saied, je vous prie de me corriger si mes données ne sont pas correctes!

      f2) Où trouver le compte rendu des dépenses de la présidence tunisienne?
      f2.1) Le Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT) : Chaque année, la Loi de Finances détaille le budget alloué à la « Mission de la Présidence de la République ».
      f2.2) Le site du Ministère des Finances : Les documents budgétaires officiels relatifs à la mission de la présidence y sont publiés en libre accès:
      https://www.finances.gov.tn/fr/document/le-budget-de-la-presidence-de-la-republique-pour-lannee-2024-ar
      f2.3) Les rapports de la Cour des Comptes : La Cour des Comptes tunisienne examine la conformité et la bonne gestion des dépenses de toutes les administrations publiques, y compris la présidence.
      f2.4) Les débats de l’Assemblée : Les détails des dépenses de gestion font l’objet de rapports présentés par les conseillers présidentiels devant les commissions parlementaires (comme la commission des relations extérieures)
      –>
      Question: Qui ose encore critiquer Kais Saied ou ses dépenses dans une dictature absolue?

      Fazit: Kais Saied ne donne pas l’exemple. Il oblige les banques et les PME à faire du social, alors que son salaire est totalement injuste!

      Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien

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