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France – Marine Le Pen veut inscrire la « communauté nationale » dans la Constitution

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Par AFP

    La candidate d’extrême droite française à la présidentielle, Marine Le Pen, a annoncé dimanche 25 octobre 2026, lors d’un meeting à Orléans (centre), son intention d’inscrire le principe fondateur, inclusif et fraternel de la « communauté nationale » dans la Constitution.

    « L’État que nous voulons ne sera pas RN mais ce sera une œuvre collective, une œuvre, certes patriote, mais pas partisane », a assuré la candidate du Rassemblement national (RN), en tête de tous les sondages d’intentions de vote.

    Elle a souligné sa volonté « de ne voir reconnaître qu’un seul peuple », grâce au « refus absolu du communautarisme ». « Il n’y a pour nous qu’une seule communauté, c’est la communauté nationale », a-t-elle insisté.

    AFP

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    Commentaire

    1. HatemC

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      25 octobre 2026 | 20h15

      Inscrire la « communauté nationale » dans la Constitution viserait à instaurer une priorité aux Français pour l’accès aux logements sociaux, à certaines aides sociales et, potentiellement, à l’emploi.
      On peut légitimement s’interroger sur la portée de cette proposition de Marine Le Pen, s’agit-il d’un projet réellement applicable ou d’une stratégie de séduction électorale ?

      Promettre la priorité nationale dans le logement social, les aides sociales et l’emploi peut répondre aux préoccupations d’une partie des Français.
      Mais entre les promesses et leur mise en œuvre, il existe des obstacles constitutionnels et institutionnels majeurs.

      L’obstacle du Sénat :
      Même si le RN obtenait une majorité à l’Assemblée nationale, sans l’accord préalable du Sénat, la procédure de révision est bloquée avant même d’arriver au vote final ou au référendum.

      Le passage en force envisageable (Article 11) :
      Pour contourner un Parlement hostile, Marine Le Pen a plusieurs fois indiqué qu’elle utiliserait l’article 11 de la Constitution afin de soumettre directement son projet de loi aux Français par référendum direct, or l’article 11 sert à adopter des lois ordinaires sur l’organisation des pouvoirs publics ou les réformes économiques et sociales, mais pas à réviser la Constitution.

      Quand une mesure est politiquement séduisante mais juridiquement incertaine, le risque est de faire du RACOLAGE ELECTORAL plutôt que de présenter une solution concrète et réalisable.

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