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Après la marche du 17 octobre, l’UGTT et plusieurs organisations annoncent de nouvelles mobilisations

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Par Myriam Ben Zineb

    Le Cadre de coordination « Pour la Tunisie et les Tunisiens » entend poursuivre la mobilisation. Après la marche du 17 octobre 2026, il a annoncé, mercredi 28 octobre, l’organisation de nouvelles actions de protestation à l’échelle régionale et nationale au cours des prochaines semaines, sur fond de crise politique, économique et sociale.

    Dans un communiqué signé par Slaheddine Selmi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le collectif dresse un constat préoccupant de la situation du pays, évoquant notamment la détérioration du pouvoir d’achat, le recul des services publics et les inquiétudes grandissantes des Tunisiens face à l’avenir.

    Le Cadre de coordination réunit plusieurs organisations syndicales, professionnelles, estudiantines et de défense des droits humains, dont l’UGTT, la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), l’Ordre national des avocats de Tunisie, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), l’Union des diplômés chômeurs (UDC), l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, ainsi que le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

    De nouvelles mobilisations et des coordinations régionales

    Revenant sur la marche du 17 octobre, le Cadre de coordination salue la participation des manifestants et leur engagement à préserver le caractère civil et pacifique du rassemblement. Il considère cette mobilisation comme une étape dans la défense des libertés, de la dignité, des droits sociaux et de la démocratie.

    Le collectif entend désormais élargir son action au-delà de la capitale. Il annonce une série de mobilisations dans les prochaines semaines, à l’échelle régionale et nationale, et appelle ses différentes composantes à constituer des coordinations régionales.

    Ces structures devront renforcer la concertation entre les organisations participantes, élargir la mobilisation à d’autres forces civiles et sociales et définir des priorités adaptées aux spécificités de chaque région. L’objectif affiché est d’inscrire cette dynamique dans la durée et de renforcer sa présence sur le terrain.

    Une dénonciation de la monopolisation des décisions

    Sur le plan politique, le Cadre de coordination réaffirme son opposition à ce qu’il qualifie de politique de monopolisation des décisions et d’exclusion de la société et de ses forces civiles et sociales.

    Il appelle à garantir le respect des droits et libertés, l’indépendance de la justice, le droit à la défense et à un procès équitable, ainsi qu’une participation effective des citoyens à la vie publique.

    Pour le collectif, les crises que traverse le pays ne peuvent être surmontées par la restriction des voix dissidentes ou la marginalisation des organisations nationales et de la société civile, mais nécessitent le respect de la loi et des droits fondamentaux.

    Solidarité avec les mouvements sociaux et étudiants

    Le communiqué revient également sur plusieurs mouvements de protestation. Le Cadre de coordination rend hommage à l’étudiante Rahma Dziri et exprime son soutien aux mobilisations étudiantes réclamant que les circonstances de son décès soient élucidées, que les responsabilités soient établies et que des conditions dignes d’études, d’hébergement et de transport soient garanties.

    Il réaffirme par ailleurs sa solidarité avec les ouvrières agricoles, les ouvrières du textile licenciées, les travailleurs du secteur de l’environnement et les demandeurs d’emploi, en appelant au respect de leurs droits professionnels et sociaux.

    Le collectif réclame également la révision des jugements prononcés contre de jeunes manifestants, dans le respect des garanties d’un procès équitable. Il renouvelle son soutien aux personnes poursuivies pour leur appui à la flottille Soumoud, demandant leur libération et l’arrêt des poursuites à leur encontre. Il réaffirme également son soutien au droit du peuple palestinien à la liberté et à l’autodétermination.

    En conclusion, le Cadre de coordination appelle à dépasser les divisions et à fédérer les forces civiles et sociales autour d’un projet national démocratique fondé sur la liberté, la dignité, la justice sociale, l’égalité et le respect des droits et libertés.

    Avec l’annonce de nouvelles mobilisations et la mise en place de coordinations régionales, cette coalition affiche sa volonté de prolonger la dynamique du 17 octobre et de structurer une action commune durable.

    M.B.Z

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