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Affaire de complot contre la sûreté de l’État 1 : Ali Hlioui condamné à 33 ans de prison

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Par Raouf Ben Hédi

    La cinquième chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a confirmé la condamnation par contumace d’Ali Hlioui à 33 ans de prison, dans le cadre de l’affaire dite du complot contre la sûreté de l’État 1.

    Alors qu’il était en fuite, Ali Hlioui avait été déféré devant la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme, dans une procédure qui concerne plus de quarante prévenus. Condamné par contumace à 33 ans de prison avec exécution immédiate, il a été arrêté le 14 juin 2025
    par une unité de la Garde nationale à Bizerte, puis placé en détention en exécution du jugement prononcé à son encontre, rapportent des sources concordantes.

    Son nom figurait déjà parmi ceux des accusés en fuite dont les condamnations avaient été confirmées en appel. À cette occasion, la chambre pénale spécialisée en matière de terrorisme près la cour d’appel de Tunis avait confirmé les peines de première instance, soit 33 ans de prison avec exécution immédiate, pour la majorité des accusés en fuite. Ali Hlaoui figurait dans la liste des personnes concernées, aux côtés notamment de Hamza Meddeb, Monji Dhaouedi, Kamel Guizani, Mustapha Kamel Nabli, Nadia Akacha et de plusieurs autres prévenus.

    Ce verdict en appel avait également dessiné un paysage judiciaire contrasté. Les peines prononcées allaient jusqu’à 45 ans de prison pour les prévenus détenus, tandis que celles visant les accusés laissés en liberté s’échelonnaient entre cinq et 35 ans. Trois acquittements avaient par ailleurs été prononcés, dont ceux de Noureddine Boutar, directeur de Mosaïque FM, et de Lazhar Akremi, avocat et ancien secrétaire d’État.

    Les décisions avaient aussi donné lieu à plusieurs révisions de peines. Certaines condamnations avaient été réduites, notamment celles de Kamel Letaïef, passé de 66 à 30 ans de prison, et de Ridha Charfeddine, dont la peine avait été ramenée de 16 à deux ans. D’autres avaient, au contraire, été alourdies.

    R.B.H

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