Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a déclaré dans la nuit du samedi à dimanche 1er novembre 2026 avoir évoqué avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, la possibilité d’une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine lors du prochain sommet de l’Apec, prévu à la mi-novembre en Chine.
« Nous avons brièvement évoqué la possibilité pour nos dirigeants d’échanger lors de l’Apec le mois prochain », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée en marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 à Atlanta, aux États-Unis.
Le président américain avait indiqué, une dizaine de jours plus tôt, être disposé à rencontrer ses homologues russe et chinois en Chine au mois de novembre.
Le sommet de l’Apec (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique) se tiendra les 18 et 19 novembre à Shenzhen.
Marco Rubio a toutefois précisé qu’il n’avait pas eu de « réunion formelle » avec Sergueï Lavrov, mais simplement un « bref échange ».
De son côté, le chef de la diplomatie russe avait décrit, vendredi, une conversation « plutôt agréable » et brève avec son homologue américain. « Nous avons évoqué certaines de nos relations bilatérales, ainsi que notre coopération dans les organisations multilatérales », avait-il déclaré lors de sa propre conférence de presse.
La réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 visait à préparer le sommet des dirigeants du groupe, prévu en décembre à Miami, au complexe Trump National Doral, propriété de Donald Trump. Les tensions diplomatiques pourraient alors s’accentuer, le président américain ayant notamment invité Vladimir Poutine.
Remous autour de Lavrov
Donald Trump a déclaré samedi aux journalistes qu’il n’aurait « aucun problème » à inviter également le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, au sommet du G20.
La présence du ministre russe des Affaires étrangères à cette réunion, à laquelle la Russie participe en tant que membre du G20, a suscité des remous parmi les délégations. La traditionnelle photo de famille a d’ailleurs été annulée vendredi, les Européens refusant de s’afficher aux côtés de Sergueï Lavrov.
Personne ne s’attendait à une percée diplomatique sur la guerre en Ukraine dans le cadre de cette réunion. Le chef de la diplomatie russe s’est, de son côté, montré fidèle à sa ligne habituelle, sans signe d’assouplissement.
Interrogé sur les perspectives d’un règlement du conflit, Marco Rubio a reconnu ne « pas savoir si une paix négociée est envisageable en Ukraine ».
« C’est ce que nous essayons de déterminer. Mais je ne pense pas que quiconque ici prétende que nous soyons sur le point de parvenir à un accord négocié », a-t-il déclaré.
Les négociations visant à mettre fin à la guerre sont au point mort depuis le début de l’année. Une réunion entre représentants russes, ukrainiens et américains pourrait se tenir en novembre aux Émirats arabes unis afin de relancer les efforts diplomatiques, mais Washington n’a pas encore confirmé cette perspective.
Concernant la mer Noire, où les attaques contre des navires commerciaux font peser des risques sur les chaînes d’approvisionnement, notamment alimentaires, Marco Rubio a évoqué prudemment un intérêt croissant de la communauté internationale pour faciliter un éventuel cessez-le-feu.
« La communauté internationale manifeste un intérêt croissant pour jouer le rôle de garants ou de facilitateurs d’un accord », a-t-il déclaré.
« Je pense qu’il y a un regain d’intérêt pour jouer un rôle, et nous examinons actuellement, par exemple, des propositions qui nous ont été transmises », a-t-il ajouté.
« Nous aimerions y parvenir. Cela ne mettra pas fin à la guerre, mais cela résoudra au moins un aspect particulier de celle-ci », a-t-il conclu.
AFP










