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Diplomatie tunisienne : des millions pour rénover les murs, mais qui pour occuper les ambassades ?

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Par Sarra Hlaoui

    Des résidences à rénover à New York, une ambassade à remettre à neuf à Bruxelles, des travaux à préparer à Washington, des logements diplomatiques à agrandir à Berne et à Djeddah… Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit 6,8 millions de dinars pour entretenir et aménager les propriétés tunisiennes à l’étranger. Une enveloppe qui pose, au-delà de la préservation du patrimoine public, une question moins confortable : à quoi sert une représentation diplomatique bien entretenue si elle ne dispose pas toujours de son principal représentant ?

    Dans le projet de budget 2027, le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger prévoit de consacrer ces crédits à plusieurs opérations immobilières. Un million de dinars serait affecté à l’aménagement de la résidence à New York, un autre à l’étude de réaménagement de la résidence et de l’ambassade à Washington. La rénovation de l’ambassade à Bruxelles mobiliserait 2,8 millions de dinars. À cela s’ajouteraient un million de dinars pour l’aménagement et l’extension de la résidence de l’ambassadeur à Berne et un million supplémentaire pour celle du consul général à Djeddah.

    Sur le papier, l’objectif est défendable et nécessaire, entretenir les biens de l’État, améliorer les conditions de travail et d’accueil et préserver un patrimoine immobilier acquis au nom de la collectivité. Mais, en matière diplomatique, les murs ne font pas tout. Une ambassade n’est pas seulement une adresse, une façade ou une résidence officielle. C’est aussi une équipe, une capacité de représentation et, surtout, un interlocuteur pour les citoyens comme pour les partenaires étrangers.

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