« Deux agents et un câble ! Est-ce une plaisanterie ? » La députée Syrine Mrabet n’a pas mâché ses mots lors d’une réunion d’une commission parlementaire, en présence du ministre de l’Environnement, Habib Abid. Dénonçant le manque criant de moyens consacrés à l’assainissement dans les quartiers populaires, elle a livré un réquisitoire contre la dégradation des conditions de vie des habitants, particulièrement à Ezzouhour et Sijoumi.
Évoquant les dernières inondations et les difficultés rencontrées par les habitants à chaque épisode pluvieux, l’élue a pointé l’insuffisance des ressources humaines et matérielles mobilisées sur le terrain. « Deux agents et un câble ! Voilà nos moyens humains et logistiques », s’est-elle indignée, soulignant que les besoins dépassent largement les équipements disponibles.
Syrine Mrabet a notamment dénoncé la vétusté des réseaux d’assainissement, dont certains remonteraient aux années 1970, et leur incapacité à répondre aux besoins d’une population qui a considérablement augmenté. Elle s’est interrogée sur les disparités entre les quartiers populaires et les zones résidentielles plus récentes, comme Aïn Zaghouan ou Les Jardins de Carthage, où les infrastructures ont été conçues pour répondre aux besoins des habitants.
Au-delà des inondations, la députée a dressé un tableau particulièrement sombre du quotidien des citoyens. « Notre plus grande ambition, aujourd’hui, c’est d’ouvrir le robinet et d’avoir de l’eau, d’appuyer sur l’interrupteur et d’avoir de l’électricité. Et quand nous mourrons, de trouver une place au cimetière pour être enterrés », a-t-elle lancé, dénonçant des conditions de vie qu’elle juge indignes.
L’élue a également appelé le gouvernement à faire de l’assainissement une priorité nationale, suggérant de concentrer les moyens budgétaires sur la rénovation des infrastructures plutôt que de disperser les efforts.
Son intervention a pris une dimension plus politique lorsqu’elle a tenu à rappeler son positionnement. « Oui, je soutiens le président de la République et le processus du 25-Juillet. Mais aujourd’hui, il existe énormément de défaillances », a-t-elle déclaré, estimant que les citoyens les plus modestes en paient quotidiennement le prix.
Syrine Mrabet a même confié envisager sérieusement de ne pas briguer un nouveau mandat parce qu’elle estime ne pas pouvoir regarder ses électeurs en face sans leur présenter de résultats tangibles.
« Nous savons que ton rôle est de faire entendre notre voix, mais l’exécution, c’est votre responsabilité », lui auraient répondu des habitants de sa circonscription, selon son récit.
S’adressant directement au ministre, elle a conclu en rappelant que les députés doivent eux aussi répondre des échecs de l’action publique devant leurs électeurs. « Si vous réussissez, je réussis aussi. Mais si vous échouez, Monsieur le ministre, je porterai moi aussi les conséquences de votre échec », a-t-elle averti.
M.B.Z











Commentaire
Citoyen_H
BON DÉBARRAS,
» Syrine Mrabet a même confié envisager sérieusement de ne pas briguer un nouveau mandat parce qu’elle estime ne pas pouvoir regarder ses électeurs en face sans leur présenter de résultats tangibles. »
Les frérots, les barbus ont laissé le pays à poil.
Ce n’est pas demain la veille, que la tendance va s’inverser.
Dix années durant, les enfoirés de la république se remplissaient les poches sans commune mesure et personne ne l’ouvrait ou se plaignait du pillage intensif de l’argent du peuple !
Que Dieu maudisse tous ces enfoirés ainsi que tous ceux qui les avaient portés au pouvoir, et, tous ceux qui veulent les remettre aux rênes de la NATION, pour reprendre leur pillage, stoppé net un certain 25 juillet béni.
Lisez donc, la Fable : » La cigale et la fourmi « .
Elle est riche d’enseignements.
Quant aux infrastructures vieillissantes, elles seront remises en état, en temps voulu.
Il y a des priorités.
Ce qui accélère notre sous-développement, c’est surtout l’invasion massive et discontinue de l’exode rural, en déversant des centaines de milliers de consanguins, stériles et improductifs, avec toutes ses conséquences.
Comment voulez-vous que les infrastructures des eaux usées en place, puissent faire front aux tsunamis de ces kharrayas qui ne savent rien faire d’autre, hormis dévorer et ch**r à longueur de journée.
Même les réseaux d’égouts de Paris ou de New York, ne résisteraient pas à une telle intensité.