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Kaïs Saïed reçoit Noureddine Nouri et Mohamed Ali Boughdiri

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    Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, vendredi 6 novembre 2026, au palais de Carthage, le ministre de l’Éducation et actuel président du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, Noureddine Nouri, ainsi que le secrétaire général de cette instance constitutionnelle, Mohamed Ali Boughdiri.

    Au début de la rencontre, d’après un communiqué publié vers 6h du matin, le chef de l’État a souligné l’importance de cette institution constitutionnelle, dont l’inscription dans la Constitution témoigne, selon lui, de la conviction profonde du rôle de l’éducation et de l’enseignement dans la construction de la société.

    Kaïs Saïed a affirmé qu’il ne pouvait y avoir d’avenir pour les générations futures sans un enseignement national, démocratique et accessible à tous les enfants, dans toutes les régions du pays.

    Abordant la question de la réforme du système éducatif, le président de la République a estimé que les réformes entreprises par le passé, ou présentées comme telles, ne procédaient pas de la volonté du peuple, mais résultaient d’injonctions extérieures.

    Il est également revenu sur le slogan de « l’assèchement des sources », brandi à une certaine époque, estimant que cette approche avait conduit à un « assassinat de la pensée ». Un phénomène qui, selon lui, se poursuit encore et auquel il faut mettre un terme, notamment face à l’influence grandissante des réseaux sociaux et aux risques d’aliénation intellectuelle et d’atteinte à la capacité de réflexion qu’ils peuvent entraîner.

    Repenser le système éducatif loin des calculs politiques

    Le chef de l’État a appelé à s’inspirer de nouvelles méthodes et approches pour développer le système éducatif. Il a également plaidé pour l’organisation de rencontres régulières consacrées à l’échange d’idées et de propositions, tout en évitant les erreurs du passé et en se tenant à l’écart des calculs politiques et politiciens.

    Il a particulièrement critiqué ceux qui prétendent détenir un savoir qu’ils ne possèdent pas, estimant, sur un ton particulièrement sévère, que leur place naturelle serait plutôt sur les bancs de la première année de l’enseignement primaire.

    Kaïs Saïed a également évoqué la possibilité de s’inspirer de certaines expériences réussies à l’étranger dans le domaine éducatif. Il a toutefois insisté sur la nécessité de commencer par écouter les Tunisiennes et les Tunisiens, qu’il considère capables d’imaginer leurs propres solutions et de développer des expériences susceptibles, à leur tour, de servir de référence à d’autres pays.

    Enfin, le président de la République a insisté sur la nécessité d’assurer un accompagnement adéquat aux élèves, particulièrement dans les régions éloignées. Il a notamment évoqué l’importance du transport scolaire et de la mise à disposition de toutes les fournitures et ressources indispensables à la poursuite des études.

    Kaïs Saïed a conclu en rappelant que l’éducation est un droit qui doit être garanti à tous, dans des conditions d’égalité et sans aucune forme de discrimination.

    S.F

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    Commentaire

    1. Hannibal

      Répondre
      7 novembre 2026 | 12h48

      Merci Mr le sloganiste !
      Ça va sans doute faire le schmilblic… ou pas 😂
      En tous, je vous félicite d’avoir interrompu votre WE depuis mardi au petit matin quoi que vous ayez pu faire tous les shootings le lundi

    Répondre

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