On tourne la page et on entame une nouvelle ère. Le management de l’UIB-Société Générale semble bien décidé à renouer rapidement avec une rentabilité durable.
Un modèle de croissance plus équilibré sera ainsi mis en œuvre. Il est axé sur la diversification du portefeuille de ses métiers et le renforcement de son positionnement sur la clientèle « Corporate » (Grands Ensembles, PME, Professionnels). Ce modèle se base, également, sur le renforcement du positionnement de l’UIB dans le domaine du commerce international avec l’objectif de devenir un acteur majeur du marché en matière de produits et de prestations dédiés à cette activité. Enfin, le modèle s’appuie sur le lancement d’une nouvelle ligne de métier « Banque d’Affaires », et ce à partir du 1er septembre 2008. Cette stratégie sera traduite dans business Plan pour la période 2008-2012, dont l’élaboration est en cours de finalisation avec le concours de la banque Lazard.
Lazard est surtout connue pour son métier de conseil en fusion-acquisitions. Son caractère secret, la qualité des connexions de ses associés-gérants et de ses conseils, et dans une moindre mesure, ses tarifs plutôt en dessous du marché lui ont permis pendant longtemps de maintenir une influence sans commune mesure avec la taille de la banque elle-même. Sur le marché français, elle a même été incontournable jusqu’en 1997, la date de son dernier classement comme numéro un des banques-conseils en fusions-acquisitions.
Grâce à cette nouvelle stratégie, l’UIB a l’ambition de conforter sa position dans le paysage bancaire tunisien en tirant le meilleur parti de son réseau qui compte à ce jour 103 points de ventes. Dans ce cadre, L’UIB va optimiser la réactivité de son réseau actuel et accroître la qualité de ses prestations, comme elle se propose de poursuivre la dynamique d’ouverture d’agences – 24 nouvelles agences au cours de la période 2008-2012 – pour couvrir les nouvelles zones de développement ; l’objectif étant de faire converger la part de marché de l’UIB en termes d’ouverture de comptes, de collecte de dépôts et d’octroi de crédits vers sa part de marché en termes de nombre d’agences.
Pour la mise en oeuvre de sa nouvelle stratégie, l’UIB s’apprête à procéder à des aménagements de son organisation, à optimiser le rendement de son système d’information et de son dispositif commercial, à améliorer le traitement des opérations et à remettre à niveau les fonctions de recouvrement des créances au sein de la banque.
Avec le plan d’action 2008-2012, un nouveau chapitre dans le développement de l’UIB est désormais ouvert. Il se traduit par l’assainissement de son bilan, la mise en oeuvre d’un programme de compétitivité et de remise à niveau de ses structures, sa mise en conformité avec les ratios réglementaires en matière de provisionnement et son respect des normes prudentielles en matière de liquidité et de solvabilité (un ratio de solvabilité +11%). Avec un bilan assaini et une assise financière consolidée, l’UIB cherche à renforcer la confiance et à entretenir une dynamique structurellement saine au bénéfice de ses actionnaires, de ses clients, de ses collaborateurs et des marchés.
L’UIB compte, aujourd’hui, des atouts à même d’assurer le succès de son nouveau plan. D’abord, le fonds de commerce qu’elle s’est constituée depuis plus de 40 ans ; ensuite, sa proximité avec les opérateurs locaux et son ouverture de plus en plus grande sur la clientèle internationale ; enfin, le soutien de son actionnaire de référence et une nouvelle Direction Générale qui a confirmé son engagement à mettre en oeuvre une stratégie de développement pertinente et à assurer une communication financière régulière et pertinente à l’adresse des marchés.
La période 2008-2012 sera cruciale et l’enjeu considérable pour l’UIB. Le nouveau plan envisagé offre de nouvelles perspectives sur la voie de la convergence avec les meilleurs standards en matière de rentabilité, de gestion et de contrôle des risques. Il permet de regarder l’avenir avec confiance et optimisme.










