Lorsqu’on a de l’assurance, on est compétent, on a atteint un niveau intellectuel remarquable et que de surcroît on est modeste et on fait preuve d’humilité, il n’est pas difficile ni déplacé, et encore moins prétentieux, de reconnaître ses insuffisances, ses erreurs. S’il est dit que le stratège ne se trompe jamais et qu’il sait toujours trouver les solutions adéquates à toutes sortes de difficultés, même imprévues, il est plus indiqué, voire courageux, de prendre le contre pied et passer aux aveux.
Ce comportement donne plus de lustre et surtout plus de crédibilité à la personne. Sami Zaoui et toute l’équipe qui préside aux destinées de l’ATUGE sont pétris de ces qualités. » On ne communique pas assez », reconnaissent-ils de façon unanime. Leur premier contact avec les médias en dit long sur leur engagement à aller très loin, à être plus présents sur la scène médiatique et à s’acquitter jusqu’au bout de leur devoir d’allégeance à la Tunisie. Ils ne manquent pas d’ambition et encore moins de moyens à même de réaliser leurs objectifs.
Ils ont pêché par trop de modestie. Tournés vers l’avenir, les membres du Conseil d’administration de l’ATUGE présents à la conférence de presse tenue jeudi 30 avril 2009 à l’hôtel Africa, à Tunis, ont très peu évoqué les acquis trustés au cours des 18 dernières années de l’existence de leur association. En fait, les atugéens essaiment la place aussi bien dans l’ingénierie que dans le commerce. Ils constituent une population universitaire conséquente. Ils font de la recherche. Ils forment l’ossature des technopoles…
Ce sont des gens motivés et décidés à défendre la cause de la Tunisie à tous les niveaux. Ils estiment avoir une dette envers cette terre qui les a vus naître, évoluer et embrasser des carrières intéressantes. Ils le payent de retour en mettant un honneur à présenter une image rayonnante de leur patrie, à exporter leur know-how et à relever les défis du développement, de la compétitivité et du progrès.
Mais quelles sont les compétences de l’ATUGE ? De quoi se prévalent les membres du nouveau conseil d’administration pour rassembler davantage d’adhérents ? Il n’est que de jeter un coup d’œil sur le site de l’association et notamment les dix raisons pour appartenir à l’ATUGE. On dégage aussitôt cette insistance et cet acharnement au regroupement, à l’action pragmatique et efficace au service des grands projets auxquels aspire la Tunisie. C’est un réseau qui partage les mêmes expériences, qui a un besoin pressant de solidarité de relations. Quel bonheur pour un étudiant d’être guidé depuis l’obtention du bac, jusqu’à la solution des premières difficultés, jusqu’au premier boulot, jusqu’au premier projet… !
Le menu proposé par l’association est varié. Il touche tous les domaines. Le forum présente deux aspects forts : une table ronde et des ateliers de travail, confortés par une dimension de recrutement La conférence annuelle revêt une logique de grand work shop. A la différence du forum à large spectre, elle réunit quelques centaines de membres, traite de sujets pointus et s’adonne à un travail de réflexion. Parmi les conférences périodiques, les mardis de l’ATUGE se tiennent une fois par mois, les cycles permettent d’inviter des hommes remarquables, les tables rondes des clubs – technologie, entrepreneurs et finance – ont pour vocation d’être des relais d’avec les Tunisiens qui comptent rentrer au pays, de maintenir le contact et d’entreprendre des actions de parrainage et de coaching en faveur des nouveaux étudiants. Des activités récréatives sont également programmées, tels les galas annuels, les soirées de l’ATUGE…
Une attention particulière sera accordée au site web : www.atuge.org, qui sera diversifié et bénéficiera d’une refonte totale afin de répondre aux attentes des membres et de fournir toutes les informations utiles et nécessaires pour orienter les étudiants, promouvoir l’emploi à travers une bourse et contribuer à l’essor de l’économie tunisienne.
A travers ce riche éventail d’actions, l’association entend rayonner en faisant la jonction entre les différentes antennes, tunisienne, parisienne, bordelaise, lyonnaise, toulousaine, grenobloise, anglaise… Elle aspire à garder le leadership, à collaborer avec des groupements similaires à l’échelle du Maghreb, du monde arabe, de la Méditerranée…
Le déficit de communication est attribué par Dhia Ben Letaïfa à une grande part de responsabilité de l’émetteur qui ne sait pas transmettre le message. Il n’est pas étonnant que les membres du Conseil d’administration de l’ATUGE prônent particulièrement la communication pour réussir dans leur tâche de fédérer le plus grand nombre d’atugéens. La plupart d’entre eux maîtrise les nouvelles technologies de l’information et de la communication et occupent des postes clés dans le domaine.
Il est vrai que celui qui fait du bon travail et réalise des performances, a besoin, plus que de la satisfaction personnelle, de le faire savoir. S’il reste dans l’ombre, son œuvre risque de dépérir, son objectif serait compromis et le rayonnement manquerait à l’appel. Cette vérité, très bonne à dire et à répéter à souhait, est valable pour toute entreprise. L’activité associative est sans doute la plus concernée. Elle n’a de sens que si elle rassemble le plus grand nombre possible d’adhérents. Peut-on parler d’audience sans faire entendre sa voix ?
La seule et unique alternative réside dans la médiatisation. Avoir davantage d’adhérents passe nécessairement par l’information et la transparence. Le conseil d’administration de l’ATUGE l’a compris qui a placé la communication au centre de ses préoccupations. Il a d’ailleurs promis de renforcer ses actions de sensibilisation, de promotion et d’ouverture sur les médias. Ces derniers gagneraient à adhérer à ce partenariat et à soutenir l’effort associatif. Les entreprises économiques qui aspirent à la qualité et à l’excellence doivent suivre l’exemple, ô combien valorisant, des atugéens, en associant les journalistes à leurs efforts de développement. Le lancement de la campagne de communication internationale sur l’industrie tunisienne a montré la voie.
Tunisie : Sami Zaoui joue cartes sur table
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