Dans notre édition du 8 septembre 2009, nous rapportions que la Banque tunisienne de Solidarité (BTS) a décidé d’émettre prochainement des emprunts obligataires pour un montant qui ne devrait pas dépasser les 30 millions de dinars.
La direction de la BTS a jugé bon d’apporter un démenti en nous informant qu’il n’a jamais été décidé de l’émission d’un quelconque emprunt.
Une décision pourtant inscrite noir sur blanc dans le PV dans la résolution N° 6 de l’assemblée générale de la banque et publiée, par la suite, dans le Journal Officiel de la République Tunisienne.
La direction admet que la résolution a été bel et bien prise au cours de l’AG et précise qu’il s’agit d’une résolution classique prise systématiquement dans les AG des banques pour que le conseil d’administration puisse souscrire un emprunt rapidement en cas de besoin imminent, sans avoir à réunir une assemblée générale dans l’urgence. Dont acte.
Tout en faisant preuve de courtoisie, la direction de la banque profite de la mise au point pour inviter les médias à prendre contact avec elle pour vérifier la bonne compréhension de l’information.
Ceci est certainement possible lorsque le premier responsable de l’institution possède les b.a.ba de la communication. Mais dans la majorité des cas, les premiers responsables font preuve de mépris à l’égard des médias en refusant de répondre ou, cas encore plus classique, en exerçant des pressions pour censurer l’information. Dans le cas présent de la BTS, et vu que notre information repose sur un document officiel, nous n’avons pas jugé utile de contacter la banque pour la vérifier.










