Le gouvernement algérien veut que l’opérateur télécoms égyptien Orascom Telecom cède sa part dans le premier opérateur mobile algérien, ont déclaré mardi des sources gouvernementales et financières à l’agence Reuters.
« Nous ne voulons plus d’Orascom », a dit un haut fonctionnaire gouvernemental ayant une connaissance directe du dossier. Une source financière au fait des intentions d’Alger concernant Orascom a dit à Reuters : « Le gouvernement considère que la manière de faire des affaires d’Orascom en Algérie ne répond pas à ses intérêts. La conséquence en est qu’Orascom doit se retirer du marché algérien ».
Il y a quelques jours Naguib Sawiris, PDG d’Orascom Telecom, en marge du Mobile World Congress, le salon mondial des télécoms à Barcelone, a laissé entendre qu’il était prêt à quitter l’Algérie s’il sentait ne plus être le bienvenu dans ce pays. « Nous sommes très désireux de rester en Algérie, c’est l’un de nos principaux atouts et jusqu’à cet incident (ndlr : le redressement fiscal de près de 600 millions de dollars), nous avons été très heureux. Mais nous avons besoin de savoir si notre présence est la bienvenue ou non. Sinon, nous envisagerons d’autres options », a-t-il déclaré à Market Watch.
Selon une source proche du dossier, citée par le journal électronique TSA (Tout sur l’Algérie), ces déclarations quasi-simultanées du patron d’Orascom Telecom et des autorités algériennes pourrait être le fruit d’un accord entre les deux parties.
La cession de Djezzy pourrait profiter à une entreprise publique algérienne, probablement Sonatrach ou un groupement de banques, en partenariat avec un opérateur mobile étranger. Le français Vivendi est le plus avancé dans ses démarches en Algérie en vue d’une éventuelle prise de participation dans Djezzy.










