Le Comité d’organisation et le Comité scientifique du Salon ‘Tunisia Health Expo’ (4-7 mars 2010) n’ont pas mis beaucoup de temps pour dresser le bilan de leur Salon International de la Santé. Trois jours après la fin de la manifestation, les professionnels se sont déjà mis au travail pour programmer la suite. La partie essentielle d’une foire, n’est-ce pas l’évaluation des réalisations et le programme de l’étape suivante ?
Côté réalisations, les organisateurs ont souligné la présence de 175 exposants, ce qui constitue une performance pour une première, censée être un coup d’essai. Ils ont également enregistré la visite de 114 étrangers (dont 57 invités). Ils sont venus du Maghreb (Libye : 24 ; Algérie : 6 ; Maroc : 3 et Mauritanie : 2), d’Europe (France : 27 ; Italie : 6 ; Allemagne : 5 ; Belgique : 2 ; Grèce : 2 ; Espagne : 1 ; Pays Bas : 1 ; Monaco : 1 et Suisse : 1), d’Afrique (Cameroun : 5 ; Burkina Faso : 5 ; Mali : 4 ; Sénégal : 3 ; Gabon : 3 ; Bénin : 3 ; Tchad : 2 ; Congo Brazzaville : 2 ; Côte d’Ivoire : 1 ; Niger : 1 ; Togo : 1 et R. D. Congo ‘Kinshasa’ : 1) et d’Amérique (USA : 2).
Le nombre de visiteurs tunisiens s’est élevé, quant à lui, à 7.220.
Selon les organisateurs, les 13 conférences du programme scientifique ont constitué le point fort du salon grâce à la diversité des thèmes choisis et à la qualité des conférenciers. Elles ont permis aux visiteurs étrangers d’avoir une idée sur le potentiel académique et le savoir-faire des Tunisiens dans plusieurs activités médicales, sanitaires et hygiéniques.
Toutefois, et pour renforcer la portée de cette manifestation à l’échelle locale et internationale, les organisateurs ont émis une série de recommandations.
D’abord, ils ont estimé que les structures professionnelles sont appelées à sensibiliser davantage les corporations du monde de la santé car une telle manifestation doit impérativement s’ancrer dans son environnement national en mobilisant le plus grand nombre de professionnels tunisiens autour de l’objectif majeur de promotion des exportations du secteur de la santé.
Ensuite, ils ont constaté qu’il est nécessaire d’augmenter l’offre du salon dans certaines branches porteuses à l’exportation comme les laboratoires pharmaceutiques, les cliniques et les centres d’hydrothérapie et de bien-être. Tout comme l’aspect formation dans le domaine de la santé qui n’a pas été suffisamment mis en relief lors du dernier salon.
Une campagne de sensibilisation est nécessaire, selon le comité d’organisation, pour associer les structures concernées par la formation (facultés, instituts et écoles) à la prochaine manifestation car c’est un segment représentant un gage de garantie de la qualité des soins en Tunisie.
Les organisateurs ont, également, recommandé, d’une part, le besoin d’augmenter la participation des équipementiers et de mettre en valeur les dernières nouveautés de la technologie médicale. Et, d’autre part, de renforcer la représentation des professions paramédicales qui sont l’une des composantes essentielles de la qualité des soins et méritent d’être impliquées dans l’organisation de la manifestation.
Enfin, et concernant les visiteurs étrangers, il a été constaté que les invitations avaient été lancées tardivement pour la première édition, ce qui a eu des conséquences sur le nombre d’invités qui aurait pu être plus élevé.
Donc, les organisateurs ont recommandé d’améliorer la médiatisation du Salon et, spécialement, auprès des donneurs d’ordre étrangers en utilisant tous les moyens possibles et, notamment, le réseau.
Par ailleurs, ils ont insisté sur le besoin d’entreprendre une procédure de médiatisation originale pour les professionnels étrangers venant d’Europe ainsi qu’une promotion directe à travers les missions diplomatiques tunisiennes dans les pays africains et arabes.
Le comité d’organisation a insisté sur le besoin d’éviter les invitations tardives pour pouvoir faire venir un nombre encore plus élevé d’invités arabes, africains et européens car des invitations adressées suffisamment à l’avance permettront l’organisation de rencontres B to B entre ces visiteurs et les opérateurs tunisiens, chose qui n’a pas été possible cette fois-ci.
Selon le comité d’organisation, il est communément admis que, dans de telles manifestations, les rencontres B to B devraient être la base du programme qui serait présenté aux invités étrangers qui ne devraient pas avoir l’embarras du choix entre plusieurs programmes scientifiques proposés en même temps. Un seul programme suffirait pour leur permettre de le suivre en entier.
Le comité d’organisation de Tunisia Health Expo peut se prévaloir d’un bilan objectif, loin de toute éloge superflue, parce qu’il croit fermement au potentiel de la Tunisie en matière de services de la santé.
La preuve de ce potentiel ne découle pas uniquement des lettres de remerciements parvenus aux organisateurs mais, aussi, à travers la proposition faite à la Tunisie par le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC) d’organiser le Salon de la santé des pays islamiques en 2011 à Tunis.
Il est utile de rappeler que le CIDC a pour mission la promotion des échanges entre les 57 pays membres et l’organisation de cette manifestation à Tunis pourrait créer, selon les organisateurs de Tunisia Health Expo, une synergie favorable à la Tunisie médicale, au niveau de sa promotion à l’échelle internationale.
Un nouveau challenge qui pointe à l’horizon. Mais, c’est le tribut du succès.
Après le Tunisia Health Expo, place au Salon de Santé des pays islamiques
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