Une enseigne de la place vend depuis quelques semaines des ordinateurs de la marque Toshiba à des prix extraordinairement bas.
On pourrait croire qu’il s’agit de produits d’appel ou de promotions limitées dans le stock et la durée, mais il semblerait que non. L’enseigne en question annonce en effet des arrivages massifs et à moitié prix, voire davantage. On constate ainsi des ordinateurs proposés, par la concurrence, à 2400 dinars et vendus par cette enseigne à moins de 1700 dinars. D’autres devraient être vendus à plus de 1000 dinars et sont proposés à moins de 500 dinars.
Qu’en est-il ? Les concurrents, notamment ceux qui commercialisent la même marque, et les consommateurs s’interrogent sur ces ordinateurs et se demandent s’il s’agit de vente à perte (laquelle est interdite par la loi) ou encore d’ordinateurs retapés (déjà utilisés) acquis auprès de grossistes étrangers ? Les mêmes s’interrogent si la maison mère est au courant.
Selon un client, facture à l’appui, il a acquis le 16 avril dernier un ordinateur Toshiba et est allé, ensuite, l’enregistrer sur le net. Sa surprise fut totale quand il a constaté que le numéro de série de l’ordinateur qu’il vient d’acheter est déjà enregistré sous un autre nom ! L’ordinateur aurait, selon ses dires, déjà été acheté en France ! Le même fait constater le piteux état de l’emballage en carton dans lequel fut livré la machine.
Un grossiste de la place, contacté par Business News, ne s’étonne pas de ces agissements et suggère qu’on introduise le document « autorisation du fabricant », à l’instar de ce qu’on exige dans les appels d’offres, pour chaque importation de produits informatiques et ce aux fins de protéger le consommateur et garantir une saine concurrence sur le marché.
Il est vrai que l’on fait face là à un véritable dumping qui ne dit pas son nom !










