Par Noureddine HLAOUI
« Nous veillerons également à promouvoir le dispositif législatif régissant l’information électronique en vue de lui permettre de s’adapter aux évolutions que connaît le monde dans ce domaine…» .
C’est ce qu’a précisé, le Président de la République en substance dans son message adressé au président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et au président de l’Association tunisienne des directeurs de journaux (ATDJ) à l’occasion de la célébration par la Tunisie, à l’instar de toute la communauté internationale, de la Journée mondiale de la liberté de la presse
Nous sommes, donc, en droit, d’attendre une suite logiquement favorable pour une reconnaissance des journaux électroniques, du moins, ceux qui sont structurés et disposant d’un staff rédactionnel prouvé, de la part des instances concernées, en l’occurrence le ministère de la Communication, le SNJT et le Conseil supérieur de la communication.
C’est une journée à marquer d’une pierre blanche pour l’avenir de la presse électronique en cette ère où les nouvelles technologies de l’information et de la communication constituent les ingrédients quotidiens de tous les secteurs.
En effet, quoi de plus officiel qu’une reconnaissance solennelle et tacite par le Chef de l’Etat, lui-même de ce secteur de médias. Même en évoquant la relation entre les médias et les institutions nationales et qui doit être « fondée sur les principes du dialogue et du respect du rôle de ces médias et de leur droit à accéder à l’information pour éclairer l’opinion publique », le chef de l’Etat a énuméré ceux « écrits, audiovisuels et électroniques ».
Nous ne pouvons que nous féliciter de cette annonce qui vient en signe de concrétisation des points contenus dans le programme électoral présidentiel « Ensemble, relevons les défis », prouvant une fois de plus que le président de la République est l’Homme des promesses tenues et un champion incontesté de l’approche consistant à assurer le suivi et l’exécution des mesures prises dans les délais impartis.
En cette journée-fête pour toute la famille journalistique, force est de reconnaître que la liberté de presse et d’expression avance progressivement et à pas sûrs afin d’éviter les éventuels dérapages qui pourraient, nuire à cet acquis.
Mieux vaut obtenir des avancées et de prendre le temps de les préserver et de les consolider que de lâcher les freins et de continuer à courir d’une manière désordonnée.
Il n’est pas indiqué, non plus de continuer à faire du sur-place ou de tirer vers le bas alors qu’au sommet de la hiérarchie du pays, les donnes sont claires : pas d’extrêmes, ni dans un sens, ni dans l’autre. Entre ceux qui s’imposent une autocensure surannée et ceux qui se lâchent sans limite ni discernement pour tomber dans les « ce qu’on dit » et les racontars, il y a sûrement un moyen de trouver l’équilibre et le juste milieu.
Il faut savoir faire la part des choses entre la quête de la vérité fondée sur l’objectivité et la crédibilité et entre la recherche du sensationnel loin de tout sens de responsabilité et de respect.
Entre la critique fondée et constructive pour corriger des défaillances et entre la diffamation gratuite pour nuire à autrui, voire le détruire.
Maintenant que les positions officielles sont claires, c’est aux membres de la grande famille de l’information de savoir mériter cette confiance placée en elle et d’en recueillir les dividendes.
L’essentiel est qu’on sache, une fois pour toutes, qu’en Tunisie «il n’existe aucun tabou ni interdit et que les médias tunisiens peuvent traiter tous les dossiers et toutes les questions sans aucune forme de censure autre que celle que leur impose leur conscience, dans le cadre du respect de la loi et de l’éthique professionnelle ».
En mettant l’accent sur le terme « nous réaffirmons », le président Ben Ali tient à rappeler que ce n’est pas la première fois qu’il parle de cet aspect de la question. Et s’il le réaffirme, c’est parce que ces principes n’ont pas été encore bien assimilés chez certains.
Alors, nous, membres de la famille de l’information, soyons responsables, libres, sans censure, ni autocensure, mais fidèles et respectueux de la déontologie. Nous réitérons, également notre appel à ce que les détenteurs et les sources d’informations soient ouverts aux requêtes des journalistes, l’objectif commun à toutes les parties intervenantes étant de fournir, à temps, une info crédible et avérée aux citoyens.
L’électronique aura sa législation
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