« Les journalistes écrivent souvent ce qu’ils ne comprennent pas. Ainsi, ils déforment la réalité. Je ne peux pas donner à la hâte des déclarations. Ils doivent attendre jusqu’à la fin du séminaire pour les avoir. De même, ils ne doivent écrire que sur les choses positives lorsqu’ils rédigent leurs articles ». Ainsi Kamel ben Ameur, consultant et représentant de l’UTICA, s’est-il exprimé lors du séminaire de lancement du projet pilote de mise en place d’un système de management de l’innovation, organisé mercredi 26 mai 2010, par la GTZ sous l’égide de Ridha Ben Mosbah, ministre du Commerce et de l’Artisanat.
C’était lors de la pause café que M. Ben Ameur, ce parangon de morale, nous a donné une leçon sur ce que nous devons écrire ou ne pas écrire pour ne pas « déformer » la réalité et de surcroît et de ne mettre en avant que les choses « positives » et « intéressantes ». Quelque part, il a raison M. ben Ameur. Etant donné que nous autres journalistes, qui avons répondu présents à ce séminaire, nos facultés sont assez limitées au point que nous ne pouvons voir que le verre à moitie vide plutôt que le verre quasi plein ! C’est ce qui explique en grande partie que notre perception de la réalité est souvent altérée par un double déficit et de professionnalisme et de compétence.
Cause de sa fureur : des collègues ont demandé tout bonnement son avis sur cette démarche d’innovation. Il aurait dû, tout simplement, dire non. Il aurait dû, tout en nous respectant, refuser de donner des déclarations jusqu’à la fin du séminaire sans nous avancer des leçons de morale, sans nous préjuger et, surtout, sans nous imposer d’écrire contre notre conscience pour dire que « tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil ». Car, c’est ce qu’il insinue en nous « ordonnant » de traiter les choses d’une manière « positive » et c’est ça le plus irritant dans toute cette histoire.










