La Chambre des députés a adopté mercredi, au Bardo, un projet de loi autorisant l’Etat à s’engager par une convention d’investissement pour la réalisation, à Tozeur, du mégaprojet touristico-immobilier Qatari Diar.
Initié par un promoteur qatari, ce projet comporte plusieurs composantes: villas résidentielles de luxe, hôtel haut standing, restaurants, cafés, centres commerciaux, espaces dédiés aux enfants.
Le projet sera réalisé sur une superficie de 60 hectares, à Tozeur, plus particulièrement au niveau de «Mrah El Ahwar», direction vers Nafta.
En vertu de cette convention, l’investisseur s’engage à réaliser le projet conformément au plan directeur, à respecter l’environnement, à accorder la priorité à la main d’œuvre tunisienne selon les besoins du projet et à mettre en place une infrastructure de base développée.
Du côté des avantages, le promoteur bénéficiera de plusieurs avantages fiscaux et financiers. Il s’agit des avantages accordés conformément à la législation en vigueur régissant les projets touristiques dans les régions sahariennes et d’autres à caractère financier (système de changes souple…).
Aucune indication n’a cependant été donnée concernant le montant des investissements que compte engager le promoteur qatari. Un promoteur dont le capital est détenu à 100% par l’Etat du Qatar.
Business News a interrogé quelques députés qui ont auditionné le ministre du Développement et de la Coopération internationale, mais même ces députés n’ont pas pu obtenir de réponse de la part du ministre.
M. Jouini s’est suffi par une réponse vague et évasive comme quoi on aurait appris les leçons du passé lorsqu’il s’agit de gérer ce type de dossiers de mégaprojets.
Le ministre a indiqué que le promoteur sera désormais privé des avantages accordés par l’Etat tunisien au cas où ce promoteur ne respecte pas ses engagements initiaux.










