Par Noureddine HLAOUI
Le peuple tunisien a fêté, dimanche 25 juillet 2010, le 53ème anniversaire de la proclamation de la République, un événement majeur dans l’histoire de la Tunisie et qui, après l’indépendance, a rendu la souveraineté aux citoyens.
Et année internationale de la Jeunesse oblige, la Fête de la République se distingue, en cette année 2010, par deux événements majeurs, l’un conjoncturel et l’autre structurel. L’un à effet de courte durée, mais aux retombées ô combien précieuses, et l’autre de longue haleine et qui s’installe dans la durée.
Le premier concerne la décision présidentielle d’accorder des remises de l’ordre de 50% sur les tarifications des billets de voyage par voie maritime (CTN) et aérienne (Tunisair et Sevenair) au profit des jeunes de moins de 30 ans pour une période s’étalant jusqu’au 31 décembre 2010.
C’est une mesure significative pour l’épanouissement des jeunes en leur ouvrant de nouveaux horizons et en leur accordant des facilités en vue de découvrir le monde, de découvrir d’autres mentalités, d’autres cultures et d’autres civilisations.
Le second a trait au coup d’envoi donné par le président de la République au Parlement des jeunes, en sa session inaugurale qui se tient à titre exceptionnel en vertu de l’article 12 de la loi relative à cette instance.
Il s’agit d’une première du genre. Et les jeunes se sentent fiers d’avoir un parlement pluraliste qui reflète la diversité de leurs appartenances politiques et intellectuelles, à l’instar de l’ensemble des autres institutions législatives et des structures consultatives du pays.
Ce Parlement des jeunes sera une institution consultative destinée à la consécration de la culture du dialogue, de la modération et de la tolérance parmi les jeunes, et à l’initiation à l’exercice des principes de la Constitution et des valeurs républicaines, comme l’a spécifié le chef de l’Etat.
Ce Parlement des jeunes sera un mécanisme de plus qui leur permettra de s’adonner à l’apprentissage et à l’exercice politique et à mieux comprendre les règles du jeu démocratique.
Il leur permettra, malgré le cachet consultatif de cette institution, d’être conscients de leur rôle actif dans la dynamique nationale et dans la réalisation de l’œuvre de développement durable et global de la Tunisie.
En ces moments où tous les efforts se multiplient et se conjuguent pour poursuivre l’action de développement, de progrès et d’essor de la Tunisie, certaines voix continuent à se morfondre dans une attitude dépassée par les événements et à prôner des idéologies qui n’ont plus leur raison d’être.
Or, l’Union Démocratique unioniste (UDU) a choisi ces moments où la Tunisie célèbre la fête de la République pour organiser une manifestation appelant à l’arabité de notre pays !
Encore une action basée sur les idéologies alors que les temps des idéologies sont, depuis belle lurette, révolus. Il s’agit d’une manière de penser qui est partie, à jamais, avec l’effondrement du Mur de Berlin et la fin du bloc des pays de l’Est.
Mais voyons ! Qui doute que l’arabité est l’une des composantes de l’identité tunisienne ? Personne. Mais de là à en faire l’unique composante, il n’y a qu’un pas que le Parti d’Ahmed Inoubli n’a pas hésité à franchir.
Pourtant, toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens sont fiers d’appartenir à la Tunisie, un pays à la civilisation trois fois millénaire. De Carthage à l’ère du Changement.
Sur un autre plan, il ne faut pas oublier de mentionner, qu’en cette circonstance, d’autres voix n’hésitent pas à dénigrer leur patrie à un moment où la Tunisie a besoin de toutes ses forces vives.
Des voix qui n’hésitent pas à clamer haut et fort, à l’étranger, leur volonté de nuire aux intérêts de la Tunisie et, par voie de conséquence, aux intérêts de toutes les Tunisiennes et de tous les Tunisiens.
Mais heureusement, ces voix ne trouvent pas d’écho à leurs hallucinations. Au contraire, toutes les voix officielles et tous les témoignages crédibles mettent en exergue la success story tunisienne et citent le cas de croissance économique et de développement social et politique de la Tunisie comme un modèle à suivre.
Cette Fête de la République constitue, en quelque sorte, une occasion propice pour se rappeler que toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens, jeunes et moins jeunes, œuvrent pour le bien de la Tunisie. Le reste, c’est du vent…
La République, les jeunes et… la Tunisie

Mis à jour le: 26 juillet, 00:00
26 juillet 2010, 00h00
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